Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutionsLe Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Did67
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 12/01/19, 15:29

izentrop a écrit :Le problème du cuivre est qu'il est peu mobile dans le sol ... résolu avec un travail du sol. Un paillage qu'on remanie doit avoir le même effet d'empêcher la concentration.
:


Non, pas résolu : mon calcul prend une tranche de sol de 20 cm, en gros la profondeur du labour. Remanier le paillage ne fait que répartir la misère dans les quelques cm concernés. Dès que la MO se décompose, le cuivre est là, dans l'horizon superficiel.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar izentrop » 12/01/19, 15:48

Quelques cm, ça dépends
une répartition du cuivre différente selon les organes, allant d’une forte concentration dans les racines à une concentration plus modulée dans les parties aériennes. https://prodinra.inra.fr/?locale=es#!Co ... ice:198044
Sans travail du sol il y a du fait, une répartition aussi en profondeur, sans compter le travail des fouisseurs.

Enfin, comme on le voit sur la carte du GIS, une bouillie bordelaise dans le bordelais ne doit pas poser de problème si on gère bien les analyses de sol et les doses. :wink:
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 12/01/19, 16:51

Je n'ai plus le références sous la main, mais j'ai souvenir d'une étude sérieuse (INRA ???) qui montrait que 80 ou 90 % du cuivre apporté à forte dose en viticulture il me semble, se retrouvait dans les 10 premiers cm.

Pour mon calcul, j'ai pris 20 cm.

Dans le résumé que tu mets, il n'est pas clair comment est appliqué le cuivre. D'évidence, il semble s'agir d'essais en pots sur des boutures... Très particulier. Je suppose qu'il s'agit de la mesure de traitements foliaires (qui peuvent avoir un effet phytotoxique). Les doses sont en µM (micro-moles ; mais µM par quoi ? litre ? pied ? kg ?)... Inexploitable comme ça. Je n'ai pas trouvé le rapport in extenso pour comprendre.

Il y a plein de donné dans cette thèse, avec page 25, les teneurs du sol (qui m'intéressent), selon qu'il s'agit d'un sol non contaminé, d'un sol contaminé labouré (le front descend effectivement, mais cela n'est pas plus rassurant, même s'il est un peu moins marqué - dilution ?) ou d'un sol contaminé non labouré. On voit qu'on franchit les 150 ppm toxiques pour les vers, bien sûr pour les champignons... Et qu'on est dans un ordre de grandeur n'ayant rien à voir avec les besoins ! Inutile d'argumenter là-dessus pour défendre le cuivre !

index.php?mark_notification=107168&hash=c0528c91


PS : Je réponds, mais tu notes que mon propos était de souligner le délicat glissement du marketing, qui acte déjà que le cuivre est AUSSI toxique (et donc qui dissimule cela aux yeux du consommateur peu curieux, mais qui aurait pu avoir été alerté par les médias !)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Julienmos » 14/01/19, 01:42

je m'interroge depuis un certain temps déjà sur la quasi absence de merles au potager derrière chez moi... je vois constamment des pies, corneilles, petits passereaux... mais plus aucun merle !

et voilà que le constat est repris dans un article de mon journal... avec l'explication https://www.republicain-lorrain.fr/edit ... merle-noir
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar être chafoin » 14/01/19, 04:46

Julienmos a écrit :je m'interroge depuis un certain temps déjà sur la quasi absence de merles au potager derrière chez moi... je vois constamment des pies, corneilles, petits passereaux... mais plus aucun merle !

et voilà que le constat est repris dans un article de mon journal... avec l'explication https://www.republicain-lorrain.fr/edit ... merle-noir
Tiens je ne savais pas que le merle était l'
ami du jardinier, pour son appétence pour les limaces
. Sinon j'en croise toujours par ici et j'espère donc que cela durera malgré ce virus.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 14/01/19, 09:57

J'avais pas fait gaffe, mais maintenant que tu le dis !

J'assiste à des batailles entre pies et pic-verts, dans la prairie en face de ma fenêtre...

Dans la jardin, c'est calme. Mais bon, je ne fais pas de semis en ce moment, alors je ne suis pas attentif !
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar izentrop » 14/01/19, 11:26

Julienmos a écrit :je m'interroge depuis un certain temps déjà sur la quasi absence de merles au potager derrière chez moi... je vois constamment des pies, corneilles, petits passereaux... mais plus aucun merle !

et voilà que le constat est repris dans un article de mon journal... avec l'explication https://www.republicain-lorrain.fr/edit ... merle-noir
J'avais remarqué aussi.

Ils avaient l'habitude de retourner le paillage à la recherche de vers, mais j'ai aussi beaucoup plus de pies qu'auparavant... J'avais mis ça sur le compte des pies avides d'oeufs de merles, elles doivent tout de même participer à l'hécatombe.

Habituellement en janvier, j'assistait souvent à des combats de mâles pour une femelle ... Encore pas vu cette année. :?:
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 15/01/19, 08:37

petite question pour Didier
peux-tu nous donner des nouvelles de tes essais d"asperges et de pissenlit?
merci

et une autre pour tout le monde, j'ai un petit bout (2 m2) de pelouse que je voudrai transformer en potager, le problème ce petit bout est au nord, mais alors plein nord, derrière le cabanon de jardin, qu'est-ce que je peux y mettre? j'avais pensé à des fraises des bois...
merci
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 15/01/19, 10:18

1) Asperges : il y a eu des pertes par les rats-taupiers ; ils aiment les racines un pue charnues (qu'on appelle "griffes"). Le reste se développe bien, même très bien. Un problème de stabilité. Il faudrait les tuteurer. Si elles étaient toutes là, je tendrai horizontalement un des treillis métalliques qu'on utilise pour les dalles en béton. Les deux premières années, on e récolte pas, pour laisser les produits de la photosynthèse aux griffes pour qu'elles se développent. Enfin, lorsqu'elles ne sont pas recouvertes, les turions sont très vite "durs". Il faut donc les récolter au fur et à mesure. En gros, cela marche.

2) J'ai eu très peu de reprises des "racines" (amochées) que j'avais mises en terre fin 2017. Certaines ont pourri. La sécheresse 2018 m'en a décimé d'autres. Et cet automne, rien foutu.

Cela part donc à la dérive.

Mais avec un minimum d'attention, cela marcherait.

Il faut "implanter" les plants au printemps, pas à l'automne. Que cela fasse de beaux et gros pissenlits durant l'année.

Un point "noir" cependant : les feuilles se "dispersent" dans le foin ; en récoltant, on en perd. Et c'est d'un chiant à nettoyer !!! Lorsque je m'y mettrai sérieusement, je crois que je les forcerai en cave ou sous bâche noire. Donc culture en rangs, dans le foin. Récupérer les racines à l'automne, mettre ne cave pour forcer. Ou recouvrir sur place de bâche noire.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 15/01/19, 16:33

Did67 a écrit :1) Asperges : il y a eu des pertes par les rats-taupiers ; ils aiment les racines un pue charnues (qu'on appelle "griffes"). Le reste se développe bien, même très bien. Un problème de stabilité. Il faudrait les tuteurer. Si elles étaient toutes là, je tendrai horizontalement un des treillis métalliques qu'on utilise pour les dalles en béton. Les deux premières années, on e récolte pas, pour laisser les produits de la photosynthèse aux griffes pour qu'elles se développent. Enfin, lorsqu'elles ne sont pas recouvertes, les turions sont très vite "durs". Il faut donc les récolter au fur et à mesure. En gros, cela marche.

2) J'ai eu très peu de reprises des "racines" (amochées) que j'avais mises en terre fin 2017. Certaines ont pourri. La sécheresse 2018 m'en a décimé d'autres. Et cet automne, rien foutu.

Cela part donc à la dérive.

Mais avec un minimum d'attention, cela marcherait.

Il faut "implanter" les plants au printemps, pas à l'automne. Que cela fasse de beaux et gros pissenlits durant l'année.

Un point "noir" cependant : les feuilles se "dispersent" dans le foin ; en récoltant, on en perd. Et c'est d'un chiant à nettoyer !!! Lorsque je m'y mettrai sérieusement, je crois que je les forcerai en cave ou sous bâche noire. Donc culture en rangs, dans le foin. Récupérer les racines à l'automne, mettre ne cave pour forcer. Ou recouvrir sur place de bâche noire.

merci
donc pour les asperges la prochaine saison devrait être la première récolte?
pour les pissenlits tu forcerais ça comme des endives en gros?

et sinon pour mon coin à l'ombre plein nord des idées?
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