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Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutionsLe Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Did67
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 10/09/18, 18:45

nico239 a écrit :Je me renseignais sur le manioc... et je suis tombé sur cet article

http://severinnews.over-blog.org/articl ... 22537.html

J'ai ensuite un peu farfouillé sur le sujet et effectivement il y a d'autres articles du genre.

La manioc est-il réellement aussi «dangereux» que prétendu???


Oui, absolument. Le manioc ne se consomme, normalement, qu'après avoir été "roui" (on le laisse se "décomposer" dans l'eau ; du coup, cette transformation le rend consommable).

http://www.angers-nantes.inra.fr/Toutes ... -du-manioc

[Peut-être à méditer par ceux pour qui, dogmatiquement, "ce qui est naturel est bon / ce qui est de synthèse est mauvais"]
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nico239
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar nico239 » 11/09/18, 01:42

Merci de cette confirmation, on en apprend tous les jours :!:
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perseus
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar perseus » 11/09/18, 09:14

Bonjour,

nico239 a écrit :Je me renseignais sur le manioc... et je suis tombé sur cet article

http://severinnews.over-blog.org/articl ... 22537.html

J'ai ensuite un peu farfouillé sur le sujet et effectivement il y a d'autres articles du genre.

La manioc est-il réellement aussi «dangereux» que prétendu???


Bon l'article (assez mal écrit d'ailleurs) est un peu trop alarmiste.
Comme l'a dit Did, le manioc nécessite une préparation spécifique afin d'être comestible (que ce soit les tubercules ou les feuilles qui se consomment également).
Ceci fait, il peut être consommé. Après, on connait mal les éventuels effet à long terme d'une consommation quotidienne de manioc (même bien préparé) qui contiendrait des traces d'acide cyanhydrique. On pourrait dire cela de tas d'aliments.
Il m'arrive d'en manger disons 1 fois par mois environ, à l'ivoirienne sous une forme appelée attiéké (semoule de manioc rouis puis cuite à la vapeur). J'aime beaucoup, puis cela me rappelle des souvenirs. Il se mange aussi souvent accompagné d'une sauce, sous forme de boules de pâte appelée parfois foufou, plus généralement plakali en Côte d'Ivoire. Le terme foufou étant plus utilisé pour désigner des boules de bananes plantains préalablement bouillies, pilée et montée avec un peu d'huile de palme (huile rouge). c'est bon aussi.
Des tas de produits naturels, demande une préparation avant consommation, que ce soit une question de santé ou même juste une préférence de goût : igname, le blé, pomme de terre, champignons.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 11/09/18, 09:51

dans cette histoire ce qui est le plus remarquable, c'est qu'une plante originaire d'Amérique du Sud soit devenue l'aliment de base dans de nombreux pays d'Afrique

c'est comme la pomme de terre en Europe, ou la tomate qui ont pris une place si importante sur nos tables
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar perseus » 11/09/18, 13:26

Bonjour,

Moindreffor a écrit :dans cette histoire ce qui est le plus remarquable, c'est qu'une plante originaire d'Amérique du Sud soit devenue l'aliment de base dans de nombreux pays d'Afrique

c'est comme la pomme de terre en Europe, ou la tomate qui ont pris une place si importante sur nos tables


Oui tout à fait. On peut lister nombre de plantes, le blé qui est largement sorti de sa zone d'origine (Mésopotamie/croissant fertile), le riz, le raisin, tomate, poivron.... que sais-je encore.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 11/09/18, 15:47

Il y a un peu plus de 500 ans, nos jardins et potagers étaient bien tristes !

[Et heureusement que nos ancêtres n'étaient pas aussi obtus sur les légumes anciens que ne le sont certains jardiniers modernes ; heureusement, ils ont accueilli ces nouveautés - même si cela n'a pas toujours été simple non plus. Comme quoi, on devrait toujours regarder ses racines. Et réfléchir - au moins un peu...]
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 11/09/18, 16:13

Pour info, lu sur le site du journal Le Monde aujourd'hui...

https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html

Des micro-algues pour soigner les vignes

Des pesticides naturels à base de micro-algues permettraient de lutter contre le mildiou, la bête noire des viticulteurs.

LE MONDE | 11.09.2018 à 15h39 • Mis à jour le 11.09.2018 à 15h47 | Par Julia Zimmerlich

Sous l’œil, au microscope, c’est un bal de cellules dorées. Ces micro-algues, pas plus grandes que 10 microns, pourraient bientôt venir en aide aux viticulteurs pour lutter contre le mildiou, le botrytis et autres champignons.

Depuis trois ans, une équipe de recherche de la start-up Immunrise Biocontrol travaille sur le développement d’un bio-pesticide capable de repousser les maladies de la vigne et de stimuler les défenses de la plante. Comme eux, de nombreuses équipes de recherche dans le monde travaillent à l’élaboration de solutions d’origine naturelle pour remplacer les produits phytosanitaires. Des produits dits de « biocontrôle » homologués existent déjà, mais la plupart utilisent comme co-formulant du cuivre, qui n’est pas dégradable et se concentre dans les sols. Et surtout, aucun n’est capable aujourd’hui de rivaliser d’efficacité avec les produits chimiques. Le bio-pesticide idéal n’a pas encore été inventé. Mais de nombreux scientifiques travaillent dans cette direction.
« Il leur a fallu quinze ans de recherche, mais ils ont trouvé une solution naturelle »

Les viticulteurs ont déjà relevé le défi à la fin du XIXe siècle pour faire face à l’invasion de phylloxera, qui détruit alors tout le vignoble français. A l’époque, quelques vignes américaines résistent à la petite araignée : des chercheurs ont alors l’idée de faire des porte-greffe (assembler un pied de vigne américaine résistante avec le greffon d’un cépage local). « C’était déjà du biocontrôle, commente Laurent De Crasto, co-fondateur d’Immunrise Biocontrol. Il leur a fallu quinze ans de recherche, mais ils ont trouvé une solution naturelle. Aujourd’hui, nos sols sont gorgés de phylloxera et on ne traite pas pour autant. Nos vignes sont devenues résistantes. C’est important que les politiques et les acteurs économiques comprennent que le biocontrôle, ce n’est pas un rêve. C’est au contraire une solution très puissante. »

C’est son associé, Lionel Navarro, directeur de recherche à l’Institut de biologie de l’ENS, qui a l’intuition de chercher la perle rare parmi 200 souches de microalgues. Les micro-algues sont ensuite élevées à la lumière naturelle dans des petites piscines dans le laboratoire de Pessac, près de Bordeaux. « Ces algues ont la particularité de sédimenter, détaille Yann Thomas, ingénieur production. Tous les jours, je viens racler le fond de la piscine pour récupérer les micro-algues. Cela donne ensuite une pâte que l’on stabilise avec de l’éthanol. »

En laboratoire, la micro-algue a fait ses preuves pour bloquer le champignon. Reste à passer l’épreuve de la réalité du champ. Les premiers tests ont été réalisés en 2017 sur 1 000 m2 de vignes de Christophe Brandy, producteur de Cognac en Charente. Depuis dix ans, ce vigneron s’est attelé à réduire l’utilisation des pesticides, et affirme en consommer jusqu’à 50 % de moins que ses collègues charentais. Le vigneron s’est d’abord équipé d’une station météo, assortie d’un outil de modélisation des maladies qui lui permet de diminuer considérablement les doses de produits phytosanitaires en fonction des conditions observées. La première année l’utilisation de la solution à base de micro-algues d’Immunrise s’est avérée encourageante. « J’ai pu observer les mêmes effets que sur mes rangs traités avec des molécules de synthèse », affirme-t-il.

Une année difficile avec grêle et pluie

En 2018, des tests sont menés dans une dizaine de châteaux du Bordelais et de Charente. Mais l’année a été particulièrement difficile, remarque Laurent de Crasto : « Un épisode de grêle a éliminé plusieurs châteaux du test. Et les épisodes de pluie étaient si fréquents que les viticulteurs, qu’ils soient en conventionnel ou en bio, ont eu du mal à suivre le rythme des traitements. » Dans le Bordelais, les exploitations accusent une perte de 20 % de la récolte, directement liée au mildiou. « Mêmes les vignes traitées avec les produits phytosanitaires n’ont pas résisté. » Pour Immurise, les résultats de l’année 2018 ne sont pas encore définitifs, mais ils montrent que des ajustements sont encore nécessaires.

Dans tous les cas, Immurise peut compter sur des viticulteurs enthousiastes à l’idée de trouver des traitements plus naturels. « Les viticulteurs étaient le maillon manquant pour accélérer la recherche de produits de biocontrôle, juge le viticulteur Christophe Brandy. Nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir mener des tests. Nous n’avons rien à perdre et nous pouvons dire tout de suite si ca marche ou pas. »

Reste à confirmer les bons résultats de la première année, et surtout de trouver les fonds nécessaires pour tenir dans la durée. Aujourd’hui, les start-up œuvrant dans le domaine des bio-pesticides sont soumises aux mêmes processus d’homologation que les produits phytosanitaires – les délais atteignent jusqu’à six ans. Un frein indéniable à l’émergence de ces solutions plus respectueuses de l’environnement.



A noter une similitude d'approche avec les "EM" ("effective microorganisms"), dans leur version "traitement foliaire". Qui m'intéresse beaucoup, alors que j'ai beaucoup plus de réserves sur l'introduction de ces "EM" (ces "super-microbes" sélectionnés en labo) dans les sols, comme ultime "avatar" de "l'homme qui réalise les conditions qu'il pense idéales pour les plantes". Même si cela n'est pas dénué d'intérêt et de "logique"...(on sélectionne bien les plantes ou les animaux domestiques).

[Pour en savoir plus, un résumé - je n'ai pas encore lu le livre cité] : https://www.softsecrets.com/fr/actualit ... efficaces/

[Attention : je ne fais pas du tout la promotion de la culture du cannabis ! En matière d'addiction, je me contente du pain fait maison. Et d'une bière mais uniquement de temps en temps !]
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 11/09/18, 16:14

Did67 a écrit :Il y a un peu plus de 500 ans, nos jardins et potagers étaient bien tristes !

[Et heureusement que nos ancêtres n'étaient pas aussi obtus sur les légumes anciens que ne le sont certains jardiniers modernes ; heureusement, ils ont accueilli ces nouveautés - même si cela n'a pas toujours été simple non plus. Comme quoi, on devrait toujours regarder ses racines. Et réfléchir - au moins un peu...]

je viens d'avoir un petit chiot, si je regarde mes racines, les gaulois mangeaient du chien, vu le prix de la bête et son poids, vaut mieux que je regarde l'avenir plutôt que le passé :mrgreen:
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 11/09/18, 16:27

Je ne savais pas que les gaulois mangeaient des chiens, mais j'ai fréquenté, du coté de Zinder, des "acheteurs" de chiens, animaux qui étaient exportés au Nigéria voisin, où les gens les consommaient. Le long du "goudron" (comme on appelle là-bas les routes asphaltées - les grands axes), il n'était pas rare de voir un gars avec 15 ou 20 chiens en laisses comme d'autres trimballaient 20 "poulets-bicyclette" attachés au guidon de leur vélo.

Mais j'ai estimé que, de la part de quelqu'un qui mange du poulet, du canard, du veau, des escargots, du lapin, il était malvenu et incohérent d'être outré ! [Même si probablement un de mes chiens, là-bas, était passé par cette filière !!!]
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Moindreffor » 11/09/18, 17:24

Did67 a écrit :Je ne savais pas que les gaulois mangeaient des chiens, mais j'ai fréquenté, du coté de Zinder, des "acheteurs" de chiens, animaux qui étaient exportés au Nigéria voisin, où les gens les consommaient. Le long du "goudron" (comme on appelle là-bas les routes asphaltées - les grands axes), il n'était pas rare de voir un gars avec 15 ou 20 chiens en laisses comme d'autres trimballaient 20 "poulets-bicyclette" attachés au guidon de leur vélo.

Mais j'ai estimé que, de la part de quelqu'un qui mange du poulet, du canard, du veau, des escargots, du lapin, il était malvenu et incohérent d'être outré ! [Même si probablement un de mes chiens, là-bas, était passé par cette filière !!!]

j'ai appris ça dans un parc de reconstitution de la vie de l'âge de pierre à la vie gauloise, il y a avait tout même le potager
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