Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Message non lupar Did67 » 04/01/16, 21:40

rafale a écrit :
ce qui est certain c'est que ce n'est pas aussi facile que le paillage que je pratiquait avant et que ça va demander encore pas mal de boulot pour que "l'expérience" soit significative, en tout cas c'est plus agréable et vivant que le paillage qui lui reste le plus simple et moins laborieux !


Donc si tu essayes de produire le plus possible en travaillant le moins possible, ce n'est peut-être pas si nul alors ???

Je ne cherche pas à suivre une méthode, mais bien à produire le plus possible en travaillant le moins possible.

C'était marqué sur ma démonstration à BiObernai : "Travailler moins et... ramasser plus !"
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Message non lupar Did67 » 04/01/16, 21:48

1360 a écrit :
rafale a écrit :...d'ailleurs mon approche des cultures ne correspond pas vraiment au sujet de la discussion...


Salut,

Alors pourquoi ne pas ouvrir une discussion sur "ta" méthode ?

Elle aurait certainement de quoi être intéressante, elle aussi.

A+


Un grand bonjour à la Suisse !!!!

Pour ma part, maintenant que les choses sont cadrées - de quoi parle-t-on ici ? - et redevenues sereines, je n'ai rien contre le témoignage de rafale ici.

Comme je l'ai écrit plus haut, je suis aussi intéressé par une évolution de ma façon de faire vers le maintien d'un couvert végétal, en complément des apports de foin et de BRF.

Il y a une bonne raison à cela. Mais comme le reconnait rafale à l'instant (après avoir peut-être rafalé un peu vite autour de lui ?) ce n'est pas si facile.

Il admet ne pas obtenir des résultats aussi spectaculaires que ça.

De mon coté, mes photos de carottes sont en ligne. Et je pense que tous ceux qui se lancent ces jours-ci obtiendront des résultats entre surprenants et spectaculaires. Rendez-vous en septembre. Ils témoigneront, j'espère.

Mais cela rejoint mes essais avec le trèfle d'Alexandrie, dont j'ai déjà parlé quelque part.

Donc moi, cela m'intéresse. Maintenant si c'est un autre fil, je ferai la navette. Pas de problème !
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Message non lupar Did67 » 04/01/16, 22:04

rafale a écrit :Je viens de lire en diagonal la discussion, et tiens à m'excuser auprès de Did67 pour mon impulsivité sur un simple commentaire, tu avais explicité en grande partie mes différentes interventions.


J’accepte volontiers tes excuses, qui me semblent très sincères.

Comme je viens de l'écrire, tes expérimentations m'intéressent.

Je veux juste attirer ton attention sur un point que tu ne sembles pas bien cerner :

- dans ta façon de faire, tu "travailles" avec le stock d'éléments nutritifs en place dans le sol ; c'est bien un jardinage "cyclique", si tu ramènes tous les "déchets organiques"... Mais tu n'enrichis pas ton espace. Les buttes permettent, au prix de beaucoup de travail, de "concentrer" la fertilité existante sur une partie de la surface du jardin. Mais ceci est un leurre ! C'est comme si lors d'un repas un peu maigre, tu mets toutes les assiettes d'un coté de la table (ceux de ce coté auront assez, mais de l'autre coté, ils n'auront rien) !

- en apportant du foin depuis une prairie naturelle, je rajoute tous les éléments nutritifs qu'il renferme, que le foin a prélevé dans la prairie, à ceux existants déjà dans le jardin : la fertilité augmente, et sur toute la surface ! Cela change pas mal la donne.

Donc pour résumer :

a) avec ma façon de faire, le jardin s'enrichit, sur toute sa surface, tout en ayant des êtres vivants (vers, bactéries, champignons, etc...) bien nourris qui travaillent pour moi, partout...

b) avec ta façon, tout est OK question "vie du sol", qui "turbine" mais tu restes avec ton stock d'éléments nutritifs de départ ; dans un sol carencé en soufre, tu resteras avec ta carence de soufre car rien ni personne ne pourra "créer" du soufre, pas même les êtres vivants du sol... [A l'exception de l'azote bien sûr, que le trèfle va injecter à partir de la fixation symbiotique de l'azote de l'air ; mais l'azote n'est pas tout !]...[Et à l'exception d'éventuels apports de "composts", de terreau, dont l'origine est en dehors du jardin ; mais un vrai compost, c'est aussi beaucoup de travail, et des pertes d'énergie pour les êtres du sol comme nous en avons discuté quelques pages plus haut)

Donc dans un sol pauvre, tu resteras à gérer la pauvreté. Quitte à concentrer la maigre richesse sur les buttes au détriment du reste... Avec des nuances selon les éléments (le phosphore par exemple se "planque", mais les mycorhizes arrivent à le mobiliser...). Mieux que si tu n'activais pas les cycles naturels. Mais moins bien que si tu apportais du foin !

D'où le différence dans la fertilité de nos sols, qui, chez moi, s'accroit de façon spectaculaire. Ce qui me permet d'envisager de passer dans un système où la biomasse est produite et recyclée sur place. Dans un sol très riche, la concurrence restera limitée et les "emprunts" insignifiants... D'où le fait que ce que tu fais m'intéresse... J'entrevois d'ici deux ou trois ans, d'avoir un jardin presque trop riche !
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Message non lupar Did67 » 06/01/16, 08:40

izentrop a écrit :
did67 a écrit :
C'est, je suis bien d'accord avec toi, le "nec plus ultra" de cette approche.
C'est beaucoup plus de travail, en effet. De plus pour que les légumes poussent correctement, il faut leur réserver un espace vital. Une trop grande concurrence racinaire doit nuire ? Tu passes ton temps à biner ? Rafale, comment fais-tu pour tes carottes, par exemple ?


Quand, de mon coté, je parlais de "nec plus ultra" à propos de la culture avec couvert végétal, je pensais bien entendu à une façon de faire bien plus élaborée que le binage !

Il s'agit de maintenir un couvert végétal permanent fait de plantes vivantes "compatibles" avec la culture en place : peu ou pas de compétition, cycles décalés, couvert facilement dominé par la culture... C'est tout sauf simple.

Manfred Wenz, un agriculteur allemand auquel j'ai déjà fait référence, et qui m'inspire beaucoup, fait ça depuis 20 ans en grande culture. Sans aucun herbicide. Sans aucun travail du sol. Il cultive ainsi blé, épeautre, haricots, soja, colza... Mais il faut avoir, pour réussir et maintenir une productivité correcte, comparable aux autres systèmes, une connaissance des végétaux hors du commun... Cet homme, autodidacte me bluffe [il apparait dans le film "Les moissons du futur"].

C'est pour cela que je parlais de "phytosociologie" : connaitre les rapports que les plantes entretiennent entre elles (ou si tu veux : "qui va naturellement dominer qui ?"). J'en suis, pour les plantes du potager, encore très loin ! Même si je ne suis pas le plus nul...

Je ne parle pas de ces misérables "foutoirs" que je vois parfois, et que certains "admirent" tant, sous couvert de la mode "permaculturienne" et où ils récoltent quelques légumes à droite ou à gauche... S'il devait en vivre, la messe serait vite dite !
Dernière édition par Did67 le 06/01/16, 18:52, édité 2 fois.
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Message non lupar Macro » 06/01/16, 09:17

Salut Didier...Je crois que j'ai un probleme avec mon broyeur...Aprés chaque periode d'arret (deux trois jours) il a du mal a se remetre en marche il faut aller plusieurs fois en marche arriere/avant avant qu'il veuille bien se remetre en marche...Meme si il est parfaitement vide et turbine propre..As tu eut ce genre de soucis??? Une foix qu'il est parti il fonctionne impeccable ...
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Message non lupar Did67 » 06/01/16, 09:27

Pourquoi ai-je parlé de "nec plus ultra" ??? Donc de quelque chose de "plus perfectionné" que ce que je ne fais ???

Actuellement, je "dissocie" deux choses : la production de la biomasse / de la couverture du sol (la prairie du paysan) et la production des légumes ( mon "jardin productif").

D'un coté, dans une prairie, sans risques pour mes cultures, et en toute facilité, pousse l'herbe qui va devenir le foin... Qui photosynthétise la biomasse et stocke donc l'énergie solaire - pour nourrir la vie des êtres vivants de mon sol... Qui absorbe et stocke des éléments nutritifs, que je vais transférer dans mon jardin...

D'un autre coté, j'ai mon jardin, couvert avec ce foin, qui bénéficie de tous les "apports" de cette biomasse cultivée en dehors du jardin :

- couverture permanente du sol et protection contre choc des pluies, contre le dessèchement...
- nourriture des êtres vivants (énergie de la biomasse - foin - apportée)
- apports d'éléments nutritifs : fertilisation
- formation d'humus...

La dissociation des deux fonctions est une facilité. Le foin ne risque pas de "dépasser" mes légumes, de les "étouffer"... Des parasites de la prairie (limaces, oiseaux, moisissures, etc...) ne risquent pas d'affecter mes légumes... C'est pour cette raison que je suis optimiste pour tous ceux qui se lancent dans cette voie : le succès est quasi-garanti tellement c'est simple ; il n'y a pas grand dérapage possible !

Cette dissociation a un inconvénient majeur, question "optimisation" des systèmes : ma couverture hivernale (et d'une manière générale, ma couverture du sol hors cycle de production de légumes) est "inactive" car morte. Elle ne fait pas la photosynthèse. La surface reste donc "passive"... L'énergie solaire reçue par la surface de mon jardin n'est pas valorisée à 100 %... Quand mes légumes sont trop petits, quand ils sont partiellement récoltes, de l'énergie solaire se perd !

Cultiver un couvert dans son jardin serait donc bel et bien une amélioration, une "symbiose" entre les deux objectifs : produire des légumes et produire de la biomasse / un couvert du sol.

A condition de bien maîtriser les choses, le couvert ayant une tendance "naturelle" à prendre le dessus. Et ça, sans grand travail, ce n'est pas facile... voire impossible . Cela l'est beaucoup plus au prix d'une sélection permanente des plantes du couvert, ce qui revient peu ou prou, à désherber manuellement son couvert végétal, pour ne laisser que les plantes pas trop envahissantes.

Toute symbiose est un équilibre fragile.

C'est justement ce à quoi je veux échapper.

Manfred Wenz sème son couvert, d'espèces choisies, qu'il écrase ensuite avec son tracteur (un rouleau "faca" placé devant), pour semer directement sa culture dans ce couvert, avec une machine spéciale conçue pour cela (l' "ecodyn"), placée derrière. Il y a donc un seul passage, sans aucun travail du sol, même sur l'inter-rang. Son seul tracteur, qui a une quinzaine d'années, n'est pas usé : il ne travaille qu'au ralenti accéléré, n'ayant pas beaucoup à "tracter" !

C'est cela que je voudrais adapter, avec par exemple, le trèfle d'Alexandrie... Je l'ai déjà dit : sans travail, c'est ardu !
Dernière édition par Did67 le 06/01/16, 18:57, édité 1 fois.
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Message non lupar Did67 » 06/01/16, 09:31

Macro a écrit :Salut Didier...Je crois que j'ai un probleme avec mon broyeur...Aprés chaque periode d'arret (deux trois jours) il a du mal a se remetre en marche il faut aller plusieurs fois en marche arriere/avant avant qu'il veuille bien se remetre en marche...Meme si il est parfaitement vide et turbine propre..As tu eut ce genre de soucis??? Une foix qu'il est parti il fonctionne impeccable ...


Ah non, j'ai jamais (pas une seule fois), connu cela !!!

Pour commencer, je ferai un essai en desserrant le "sabot" contre lequel frotte le rotor. Sur le coté, tu as une molette en plastique (pas celle avec laquelle tu débloques la tuyère). De mémoire, tu la tires, pour qu'elle "prenne" la vis qui va régler le "sabot". Dévisse avant de mettre en route.

Y aurait-il un "collage" entre rotor et ce "sabot" ???
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Message non lupar Macro » 06/01/16, 10:06

Je ne pense pas a un collage car la turbine tourne 1 seconde et s'arrette...Dans les deux sens et plusieurs fois de suite ...Des que ca a "chauffé" un peut, ca fonctionne normalement...J'vais contacter le service clients bosch....A mon avis y'aurait bien une carte electronique qui deconnerait... :evil:
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Message non lupar Did67 » 06/01/16, 11:15

En effet !

La faute a pas de chance ?
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Message non lupar Macro » 07/01/16, 11:01

Exposé mon probleme chez bosch...A suivre...Selon la notice ce serait un manque de tension...Ralonge electrique a verifier...Ca ne me semble pas idiot...La miene fait 25metres elle est en 1.5mm² et pas toute jeune...Je vais faire l'essai avec celle reservée a ma 106 electrique (6metres et 2.5mm²) ...
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