Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Agriculture et sols. Pollution, contrôles, dépollution des sols, humus et nouvelles techniques agricoles.
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Did67
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Did67 » 01/08/19, 14:44

Beaucoup de graines résistent en tout cas aux systèmes digestifs des animaux - c'est leur mode de propagation. Tout particulièrement quand il s'agit de baies, qui voyagent ainsi "gratos" ! Leur coté "juteux" et coloré est fait pour attirer...

C'est le fait que cela résiste apparemment des mois sous l'eau qui me stupéfait.
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Moindreffor
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Moindreffor » 01/08/19, 16:18

phil53 a écrit :Les graines de tomates résistent au système digestif humain. Un ami m a montré qu' elles poussaient spontanément dans les boues issues du système d épuration e certaines communes.

exact mon père gérait la station d'épuration de la ville entre autre, nous n'achetions jamais de pieds de tomates mais c'était la loterie, on avait de tout :mrgreen: et ça arrivait au bon moment pas de retard de repiquage comme quoi quand c'est le moent c'est le moment
bon après les boues doivent dégagées aussi une certaine chaleur qui doit faire un micro-climat favorable à la pousse
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Moindreffor » 01/08/19, 16:27

Did67 a écrit :Même si l'origine est inconnue, notez qu'on évolue vers une forme "assez sauvage" de tomates, plutôt petites, type cerises (qui sont les cousines des tomates sauvages, dont elles ont gardé pas mal de caractères de rusticité / prolificité / résistances). Il n'y a pas là de coeur de boeufs, de Rose de Berne, de Noire de Crimée ou autres tomates steack. Mais il reste une certaine variété : des petites rondes, des allongées... C'est loin d'être homogène.
Très intéressant !

comme dit plus haut, une tomate d'une salade jetée négligemment par un pêcheur (come les vers de terre au Canada) et si c'est le fruit d'un hybride tu obtiens en seconde année une certaine variabilité, avec le retour des caractères dominants, petites tomates type tomate cerise, la tomate sauvage

tiens ma mère avant dans une partie de son terrain un pied de patate spontané, qui a poussé, elle a fait des travaux et la terre où il se trouvait a été déplacé à un autre endroit, l'année suivante des patates ont poussé à ce nouvel endroit, puis par le hasard de nouveau travaux (elle change souvent d'idée) la terre où se trouvait ce pied de patate à de nouveau été déplacée et les patates ont de nouveau poussé, elle les a laissées et là elle vient de récolter, j'essaye de récupérer la photo c'est mieux que chez moi :( bon sûrement pas la même variété aussi donc comme la variété joue sur le calibre, ce n'est pas complètement comparable, mais tout de même :mrgreen:
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Did67 » 01/08/19, 17:14

Avec la pomme de terre, s'agissant d'un "bouturage", la variété est rigoureusement stable !

Pour la tomate, c'est une graine. Même si la tomate est assez fortement autogame, il y a une certaine variabilité (si c'était une variété stable au départ). Et si c'était un hybride, en effet, c'est le fameux "tout et n'importe quoi" à la génération suivante (appelée "disjonction des caractères" en génétique).
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Did67 » 01/08/19, 17:16

Moindreffor a écrit :bon après les boues doivent dégagées aussi une certaine chaleur qui doit faire un micro-climat favorable à la pousse


C'est surtout un engrais ! Elles devaient être dopées !!!
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Moindreffor » 01/08/19, 17:52

Did67 a écrit :
Moindreffor a écrit :bon après les boues doivent dégagées aussi une certaine chaleur qui doit faire un micro-climat favorable à la pousse


C'est surtout un engrais ! Elles devaient être dopées !!!

je t'ai déjà dit que mon père ne participait que pour gagner :mrgreen: donc le dopage était "naturel" si on peut dire

il a même essayé les boues de station sur le potager, je ne te raconte pas l'odeur, au début ça a agit plus comme un désherbant qu'un engrais :mrgreen: mais par la suite, on pouvait vraiment parler de dopage :mrgreen:

c'est surtout l'odeur qui a conduit à l'abandon de cet apport, pour ceux qui souhaiteraient tester :mrgreen:
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar GuyGadebois » 01/08/19, 18:18

Moindreffor a écrit :il a même essayé les boues de station sur le potager, je ne te raconte pas l'odeur, au début ça a agit plus comme un désherbant qu'un engrais

L'odeur est un moindre mal, par contre la concentration des produits chimiques, les résidus de produits pharmaceutiques et les métaux lourds sont bien plus dangereux.
"Risques sanitaires (infectieux, toxiniques, écotoxiques)
Ni le compostage ni la méthanisation ne peuvent éliminer les métaux lourds (une partie du mercure peut cependant s'évaporer) ni certains polluants organiques ou organométalliques faiblement biodégradables (dioxines, PCB, certains pesticides, etc.). Ils persistent dans le compost ou les résidus de méthanisation si ce dernier est réalisé à partir de matières polluées ou souillées. Le risque est a priori plus élevé là où des rejets médicaux, artisanaux et industriels ou hospitaliers sont rejetés sans contrôle dans les réseaux d’assainissement collectif et là où le risque d'accident industriel est plus élevé (des bassins-tampon, recueillant par exemple les eaux d'extinction d'incendie limitent le risque, mais il faut en gérer le contenu, et des rejets pirates sont encore difficiles à prévenir voire à détecter. Par exemple en France, la seule collecte des amalgames dentaires, bien qu'encore imparfaite a beaucoup fait diminuer le taux de mercure dans les boues urbaines.

Les travailleurs mal protégés manipulant des boues peuvent être exposés (inhalation, contact via blessures…) à certains spores de champignons microscopiques (moisissures) et actinomycètes allergènes ou à des pathogènes (parasites ou leurs œufs, bactéries, prions, virus) ou toxines (exemple : Aflatoxines, endotoxines) et allergènes libérés par ces organismes23.

En aval des zones d'épandages ou de décharge, certains produits chimiques, métaux, métalloïdes ou radionucléides présents dans les boues peuvent être concentrés et exportés dans l'environnement par la combinaison de processus naturels de bioturbation et de bioconcentration (par les champignons notamment. Les boues sont souvent chaulées, ce qui limite, dans une certaine mesure, et dans un premier temps, la biodisponibilité des métaux (qui circulent mieux dans les substrats acides).

De plus depuis un siècle, la médecine humaine et animale utilise de plus en plus d'antibiotiques. Des antibiotiques sont aussi utilisés sur des cultures fruitières et végétales et en pisciculture. Les microbes du tube digestif humain et animal, retrouvés dans les excréments sont confrontés à leurs résidus actifs et développent des résistances. L'épandage de boues d'épuration (et de fumier animal) comme amendement et « engrais naturels » affecte les communautés microbiennes du sol au détriment de leur biodiversité et en favorisant l'apparition de souches antibiorésistantes « qui peuvent conduire (indirectement) à des maladies infectieuses incurables chez les humains et les animaux ». Une augmentation des gènes de résistance aux antibiotiques est constatée sur les zones d'épandage. De tels gènes sont maintenant détectés à tous les stades de traitement des eaux usées municipales. « Des chercheurs recommandent de plus grands efforts pour éliminer les résidus d'antibiotiques dans les eaux usées et le fumier ». Ceci est identifié comme un problème majeur de risque sanitaire en Chine « qui a utilisé en 2010 environ 15 000 tonnes d'antibiotiques pour son élevage en 2010 (et devrait doubler son utilisation en 2030) ». Selon une étude récente, sur les sites testés en Chine au-delà de 4,5 tonnes de boues apportée par hectare, l'antibiorésistance s'aggrave chez les microbes du sol. Plus les épandages se répètent plus la situation s'aggrave.

La directive boues 86/278 de 1986 a fixé de premières règles, mais sans que l'on connaisse bien les impacts environnementaux des boues, dont la composition a en outre pu changer depuis (nouveaux produits dangereux tels que pesticides, résidus médicamenteux dont nonylphénols, platinoïdes…). La DG Environnement (production et consommation durable) a demandé à 3 trois bureaux d'études26, de faire un point sur les impacts environnementaux, économiques et sociaux de l’épandage de boues. Un premier rapport fait le point sur les connaissances disponibles. Un autre évalue un scénario de base, et les opportunités (« opportunities »). Ils ont été envoyés aux parties prenantes le 2 juillet 2009. Une nouvelle Directive boues est en préparation, ainsi qu'une directives bio-déchets. La directive déchets de 200827 sur les déchets municipaux concerne aussi les boues dont l'épandage sera aussi concerné par la future directive sols.

En France, une « cellule de veille sanitaire vétérinaire » sur les épandages de boues d'épuration a été créée en 1997, cofinancée et animée par l'ADEME avec l'École nationale vétérinaire de Lyon. De 1997 à 2009, elle a reçu 51 appels, dont 18 concernant une suspicion d'implication de lien causal entre épandage de boues et pathologies animales, lien qui n'a pu être démontré dans aucun cas28. De plus, la traçabilité des filières doit être améliorée, en particulier pour le compost. L'engagement n°260 du Grenelle de l’environnement demande de « négocier un cadre de cohérence à l’échelle nationale et des engagements contractuels locaux entre État, collectivités, professionnels agricoles et producteurs agro-alimentaires pour assurer la qualité sanitaire et environnementale des composts et assurer des débouchés et une traçabilité des produits ». Selon l'Ademe, les risques de dépasser des seuils critiques en métaux lourds (non dégradables) dans les sols sont rares à 10 ans, mais existent à 100 ans"
(Wiki)
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“Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligente.(J.Rouxel)
"Par définition la cause est le produit de l'effet". (Tryphion)
"360 000 /0,5/100 ça fait 72 millions et pas 6 millions" (AVC)

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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Moindreffor » 01/08/19, 23:32

GuyGadebois a écrit :
Moindreffor a écrit :il a même essayé les boues de station sur le potager, je ne te raconte pas l'odeur, au début ça a agit plus comme un désherbant qu'un engrais

L'odeur est un moindre mal, par contre la concentration des produits chimiques, les résidus de produits pharmaceutiques et les métaux lourds sont bien plus dangereux.
"Risques sanitaires (infectieux, toxiniques, écotoxiques)
Ni le compostage ni la méthanisation ne peuvent éliminer les métaux lourds (une partie du mercure peut cependant s'évaporer) ni certains polluants organiques ou organométalliques faiblement biodégradables (dioxines, PCB, certains pesticides, etc.). Ils persistent dans le compost ou les résidus de méthanisation si ce dernier est réalisé à partir de matières polluées ou souillées. Le risque est a priori plus élevé là où des rejets médicaux, artisanaux et industriels ou hospitaliers sont rejetés sans contrôle dans les réseaux d’assainissement collectif et là où le risque d'accident industriel est plus élevé (des bassins-tampon, recueillant par exemple les eaux d'extinction d'incendie limitent le risque, mais il faut en gérer le contenu, et des rejets pirates sont encore difficiles à prévenir voire à détecter. Par exemple en France, la seule collecte des amalgames dentaires, bien qu'encore imparfaite a beaucoup fait diminuer le taux de mercure dans les boues urbaines.

Les travailleurs mal protégés manipulant des boues peuvent être exposés (inhalation, contact via blessures…) à certains spores de champignons microscopiques (moisissures) et actinomycètes allergènes ou à des pathogènes (parasites ou leurs œufs, bactéries, prions, virus) ou toxines (exemple : Aflatoxines, endotoxines) et allergènes libérés par ces organismes23.

En aval des zones d'épandages ou de décharge, certains produits chimiques, métaux, métalloïdes ou radionucléides présents dans les boues peuvent être concentrés et exportés dans l'environnement par la combinaison de processus naturels de bioturbation et de bioconcentration (par les champignons notamment. Les boues sont souvent chaulées, ce qui limite, dans une certaine mesure, et dans un premier temps, la biodisponibilité des métaux (qui circulent mieux dans les substrats acides).

De plus depuis un siècle, la médecine humaine et animale utilise de plus en plus d'antibiotiques. Des antibiotiques sont aussi utilisés sur des cultures fruitières et végétales et en pisciculture. Les microbes du tube digestif humain et animal, retrouvés dans les excréments sont confrontés à leurs résidus actifs et développent des résistances. L'épandage de boues d'épuration (et de fumier animal) comme amendement et « engrais naturels » affecte les communautés microbiennes du sol au détriment de leur biodiversité et en favorisant l'apparition de souches antibiorésistantes « qui peuvent conduire (indirectement) à des maladies infectieuses incurables chez les humains et les animaux ». Une augmentation des gènes de résistance aux antibiotiques est constatée sur les zones d'épandage. De tels gènes sont maintenant détectés à tous les stades de traitement des eaux usées municipales. « Des chercheurs recommandent de plus grands efforts pour éliminer les résidus d'antibiotiques dans les eaux usées et le fumier ». Ceci est identifié comme un problème majeur de risque sanitaire en Chine « qui a utilisé en 2010 environ 15 000 tonnes d'antibiotiques pour son élevage en 2010 (et devrait doubler son utilisation en 2030) ». Selon une étude récente, sur les sites testés en Chine au-delà de 4,5 tonnes de boues apportée par hectare, l'antibiorésistance s'aggrave chez les microbes du sol. Plus les épandages se répètent plus la situation s'aggrave.

La directive boues 86/278 de 1986 a fixé de premières règles, mais sans que l'on connaisse bien les impacts environnementaux des boues, dont la composition a en outre pu changer depuis (nouveaux produits dangereux tels que pesticides, résidus médicamenteux dont nonylphénols, platinoïdes…). La DG Environnement (production et consommation durable) a demandé à 3 trois bureaux d'études26, de faire un point sur les impacts environnementaux, économiques et sociaux de l’épandage de boues. Un premier rapport fait le point sur les connaissances disponibles. Un autre évalue un scénario de base, et les opportunités (« opportunities »). Ils ont été envoyés aux parties prenantes le 2 juillet 2009. Une nouvelle Directive boues est en préparation, ainsi qu'une directives bio-déchets. La directive déchets de 200827 sur les déchets municipaux concerne aussi les boues dont l'épandage sera aussi concerné par la future directive sols.

En France, une « cellule de veille sanitaire vétérinaire » sur les épandages de boues d'épuration a été créée en 1997, cofinancée et animée par l'ADEME avec l'École nationale vétérinaire de Lyon. De 1997 à 2009, elle a reçu 51 appels, dont 18 concernant une suspicion d'implication de lien causal entre épandage de boues et pathologies animales, lien qui n'a pu être démontré dans aucun cas. De plus, la traçabilité des filières doit être améliorée, en particulier pour le compost. L'engagement n°260 du Grenelle de l’environnement demande de « négocier un cadre de cohérence à l’échelle nationale et des engagements contractuels locaux entre État, collectivités, professionnels agricoles et producteurs agro-alimentaires pour assurer la qualité sanitaire et environnementale des composts et assurer des débouchés et une traçabilité des produits ». Selon l'Ademe, les risques de dépasser des seuils critiques en métaux lourds (non dégradables) dans les sols sont rares à 10 ans, mais existent à 100 ans"
(Wiki)


toutes ses infos datent de 10 ans, va visiter régulièrement une station d'épuration récente et moderne, discute avec les responsables, renseigne toi sur place, et après tu pourras parler en connaissance de cause

les boues sont régulièrement analysées et déclarées aptes à être épandues sur les cultures, donc pourquoi crier au loup; tout ce que tu dis es connu, et ça a bien changé, et tant qu'on ne dépasse pas les seuils faut stopper cette sinistrose

l'autre jour on trouve 9 ppm de je ne sais plus quel résidu, on crie à la pollution, alors que le seuil européen était de 100 et le seuil mondial de 10 000, donc oui y en avait mais...

comme les bretons qui ont une radioactivité naturelle plus importante que ce qu'on mesure près d'une centrale nucléaire, on demande la fermeture de la centrale mais pas l'évacuation de la Bretagne...

en terme de justice tout le monde bénéficie de la presumption d’innocence, maintenant avec certains, les sciences sont d'abord coupables et si jamais on arrive à prouver qu'elles ne le sont pas, on interdira tout de même par mesure de précaution

donc il faut savoir raison gardée, sinon on va finir par avoir peur de son ombre, bon après on a souvent peur de ce que l'on ne connait pas, donc je peux comprendre qu'ici un certain nombre de non chimistes aient peur de la chimie...

qu'est-ce qui fonctionne actuellement, les films et séries catastrophes, donc si on n'est pas un peu alarmiste, suspicieux, ça n'est pas vendeur, mais si tu balances, tu fais peur, tu installes le soupçon, le doute alors là c'est carton plein
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar jft78 » 18/08/19, 10:50

Bonjour,
première livraison de foin (non utilisable pour chevaux), gratuit, livré à domicile, à l'oeil environ 3m3 décompacté. J'ai simplement dû le transporter de l'entrée vers le potager.

Questions :
J'ai encore des cultures en cours, mais j'ai quand même bien envie de l'étendre sur des zones inoccupées (je voudrais me rendre compte de la surface que je vais pouvoir couvrir avec cette quantité). Est-ce possible en ce moment ? si oui, est-ce que je dois cultiver dessus (engrais vert ?)
Sinon, actuellement il est stocké en tas, dois-je le protéger (bâche) ? Il a déjà subit la pluie de ce weekend.
Merci à vous.
Pièces jointes
foin.jpg
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Re: Comment commencer un "Potager du Paresseux" plus simple que la permaculture: les étapes et conseils

Message non lupar Did67 » 18/08/19, 11:02

Si tu l'étales, il va commencer sa décomposition, le sol étant encore chaud et l'humidité revenant.

Cela a deux conséquences :

a) il ne restera beaucoup moins pour la saisons prochaine - et cela peut donc te contrarier ; en contrepartie, la vie du sol sera déjà améliorée et une début d'aggradation pourra se produire...

b) la minéralisation va commencer, avec nitrification ; risque de lessivage de ces nitrates durant l'hiver, donc pollution ; donc oui, il faut alors installer des "CIPAN" (cultures pièges à nitrates), tels la moutarde ou le sarrasin (des non-légumineuses).

Si tu ne mets qu'en sortie d'hiver, il faut en effet protéger, sinon cela va se décomposer en tas - bref, se composter ! Une bonne partie de l'énergie sera partie au printemps. Il te restera les minéraux qui n'ont pas été lessivés et des substances pré-humiques ou humiques...
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