Le tardigrade 2

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Hypothèses sur l’origine du tardigrade

Les caractéristiques extraordinaires de résistance du tardigrade pourraient lui permettre de supporter un voyage spatial via un météorite.

météorite

Suradapté à resister à toutes les conditions, le tardigrade possède toutes les caractéristiques pour survivre à un voyage spatial même très long, par le biais d’un météorite par exemple.

Il possède également les caractéristiques qui lui permettraientt de résister à l’atterrissage peu délicat, du météorite sur l’écorce terrestre. Supposons que la surface d’une planète soit percutée par un astéroïde, qui par le choc inhérent à son contact, fragmente cette surface en petits morceaux dont certains envoyés dans le cosmos se transforment à leur tour en météorite, ou bien par le biais de tout autre processus qui ferait devenir une partie de l’écorce de cette planète, un météorite.
Supposons aussi que cette partie de la couche superficielle qui est devenue un météorite, contienne également des tardigrade en cryptobiose. S’ils résistent aux contraintes mécaniques, physiques et thermiques subies lors de ce choc, il pourraient  » aisément  » résister au manque d’oxygène, au vide absolu et au froid de l’espace pendant une longue période.

Si ces tardigrades sont présents dans une couche qui n’est pas tout à fait superficielle, mais un peu plus en profondeur du météorite, ils pourraient ainsi résister à la chaleur intense, et à l’altération de la couche superficielle du météorite qui découlent de son passage à grande vitesse dans l’atmosphère terrestre et aux frictions et frottements de l’air contre le météorite. Il suffit ensuite que le météorite tombe dans une région favorable à sa réminiscence, ou de l’érosion et autres phénomènes pourrait altérer la surface du météorite jusqu’à parvenir à l’endroit où il se trouvent, les libérant ainsi de leur prison minérale. Si les conditions sont suffisamment clémente le tardigrade pourra surgir de sa longue léthargie et revenir miraculeusement à la vie.

Cette théorie est tout à fait plausible et n’a rien de fantastique ou de surnaturelle. Elle rejoint celle des nanobactéries en particulier qui pourraient également avoir une origine extra-terrestre et dont les particularité de structure sont aussi étonnantes. Elle rejoint également l’hypothèse selon laquelle les premières matières organiques apparues sur terre seraient en provenance de l’espace, sachant qu’a l’heure actuelle il n’a pas été clairement démontré, et loin s’en faut, la façon dont elles ont été élaborées originellement et comment elles l’ont été malgré les travaux très intéressants des scientifiques qui se sont penchés sur la question comme Stanley Miller ou Sydney Fox par exemple.

Quoi qu’il en soit, le tardigrade comme tout être vivant à besoin d’eau pour vivre ou du moins sortir de son état cryptobiotique, donc il vient de toutes façons d’un endroit où l’or transparent de la biologie est présent ou a été présent. Le tardigrade serait-il l’ancêtre commun de toutes les espèces actuelles ?

Il serait presque  » arrangeant  » que cela soit le cas, car cela nous permettrait d’expliquer en partie une des plus grandes questions de l’humanité : Comment sont apparues les premières cellules vivantes sur terre ? Le tardigrade étant un organisme eucaryote, la biodiversité qui découlerait de son évolution pourrait être d’autant plus importantes. Il se peut également que les protistes découlent tous de l’arrivée de bactéries, nanobactéries, ou cellules procaryotes en provenance de l’espace et que les eucaryotes découlent de l’arrivée sur terre d’un animal tel que le tardigrade.

En poussant cette hypothèse à l’extrême, on pourrait imaginer qu’ils auraient fait le voyage ensemble et que leur évolution respectives soient dues à une symbiose par exemple. Pour vérifier ou infirmer cette hypothèse, il faudrait connaÎtre ou estimer l’époque d’apparition du tardigrade sur terre, et à ce sujet les données manquent. Il faudrait également étudier le caryotype et le génotype du tardigrade pour évaluer son lien de parenté et des analogies avec d’autres espèces. Or, il semblerait que sa taxonomie déjà, pose de sérieux problèmes aux biologistes qui ne savent pas trop à quel embranchement l’associé, ce qui pourrait confirmer le coté mystérieux de son origine. Toutes ces données qui nous permettraient de pousser cette hypothèse plus loin nous font malheureusement défaut. La spécificité cryptobiotique du tardigrade, par contre, pourrait nous aider à expliquer plus facilement la raison pour laquelle une partie des tardigrades n’a pas ou peu évoluée.

En effet, le fait que certain individus puissent subsister pendant de longues périodes avec un taux métabolique très faible, ne joue pas en la faveur de leur évolution et de leur éventuelle mutations. Son habitat étant tellement ubiquitaire qu’il est possible que certains environnements favorisent son évolution alors que d’autres peuvent, au contraire, le suspendre en le faisant entrer en cryptobiose.

Nous ne savons pas encore à l’heure actuelle qu’elle est la provenance véritable du tardigrade, un jour sûrement, les moyens techniques et intellectuels nous permettrons de percer ce mystère, en attendant, on ne peut que supposer et réfléchir à ce mystère dont la nature a le secret, et toutes les théories doivent être entendues et respectées jusqu’a ce que nous obtenions certaines convictions par la faiblesse de certaines et par le caractère plausible d’autres.

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