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Pour plus de solidarité entre le capital et le travail, plus d’équité dans les rémunérations

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Pour plus de solidarité entre le capital et le travail ou comment faire bouger les lignes dans l’entreprise pour plus d’équité dans les rémunérations?

Dans son ouvrage « Pour plus de solidarité entre le capital et le travail » (éd. L’Harmattan 2004) Rémi Guillet met l’accent sur l’importance du défi de l’entreprise dans le partage équitable de la valeur ajoutée produite par l’activité (macro) économique d’une nation. Ce livre montre également pourquoi, formellement, des rémunérations « hybrides » croisant les intérêts des partenaires internes et externes à l’entreprise (comprendre salariés et actionnaires ou assimilés) au travers des deux masses que sont la masse salariale (S) et celles des dividendes (D), constituent une voie particulièrement pertinente pour « faire bouger les lignes » au sein de l’entreprise, mettre en place un système de négociation structurelle qui fait passer de relations traditionnellement conflictuelles, de défiance, à des relations de coopération et de confiance.

Si on appelle β le coefficient d’indexation sur D de la (part de) la rémunération des salariés, alors Rs, rémunération globale des salariés, s’écrit Rs = S + β.D, tandis que, si α est le coefficient d’indexation sur S de la (part de) la rémunération globale des actionnaires, alors Ra, rémunération globale des actionnaires, s’écrit Ra = α.S + D.

De son côté, l’ouvrage « Propositions pour une économie équitable » » (éd. L’Harmattan 2012) précise pourquoi l’avenir du paradigme économique actuel doit être amendé dans le sens de plus d’équité entre les deux types de partenaires internes et externes…

En dehors de ces deux livres de nombreux autres articles sur les avantages qu’offre le protocole de rémunérations proposé, qu’il s’agisse d’emploi, d’équité dans le partage des profits et risques, de flexisécurité « interne », de faire face à une perspective de faillite… (Voir la page auteur de Rémi Guillet aux éditions l’Harmattan).

Le plus récent de ces textes de Rémi Guillet a été présenté en mai 2015 à Canton à la « Global Conference on Applied Social Science » (GCASS 2015) sous le titre « To reinforce solidarity in and with enterprise » ou encore « Towards a structural solidarity in and with the enterprise » et dont l’accès direct s’obtient ici: « To reinforce solidarity in and with enterprise ».

Ainsi selon le protocole annoncé, avant que l’exercice (comptable) ne commence, les partenaires (ou leurs représentants) négocient d’abord la valeur du rapport des rémunérations des actionnaires (ou autres détenteurs du capital) sur celles des salariés (valeur dite km ). Puis c’est le tour du niveau de flexisécurité interne à l’entreprise d’être négocié (FI, dont la valeur est choisie entre 0 et km). FI se définit alors comme égale à β multiplié par km ou encore, de façon équivalente, égale à α divisé par km … Et on observe que si la valeur retenue pour β = 1 / km , ou celle de α est égale à km, alors il s’ensuit que FI = 1 (ou 100%) et le modèle négocié est considéré comme idéalement équitable car la répartition effective (post) de la valeur ajoutée sera toujours celle négociée (ante), cela quels que soient les résultats de l’exercice, donc à jamais pérenne !

Et cette équité pérennisée peut s’étendre aux cas où plus de deux types de partenaires doivent être considérés…

Pour aller plus loin, un débat à propos de cette méthode avec été initié sur les forums: des rémunérations en entreprise plus équitables

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