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Date de création : 06/12/2005 à 22h33
Catégorie : Economies d'énergie
Début de l'article : économies d'énergie: quel équipements?
Pompes a chaleur : de plus en plus attractives?
Il est aussi possible d'alimenter une installation de chauffage central par plancher ou par radiateurs avec une pompe a chaleur (PAC). Ces appareils utilisent la chaleur de l'air ou du sol (meme faible) pour chauffer l'eau du circuit. Une PAC utilise de l'electricite pour son fonctionnement et se caracterise par son coefficient de performance (COP), c'est-a-dire le rapport entre l'energie de chauffage produite et l'energie electrique consommee.
Un COP de 3 signifie que 1 kWh d'electricite procure 3 kWh de chauffage; en d'autres termes, que les deux tiers de votre chauffage sont gratuits (hors investissement initial). Les PAC les plus performantes ont un COP de l'ordre de 4,6. Pour les PAC sol-eau, utilisant la chaleur du sol au moyen de capteurs enterres a 1 ou 1,50 m, « il faut disposer d'au moins 1,50 m2 de terrain par m2 a chauffer, par exemple 180 m2 pour les capteurs necessaires a une maison de 120 m2 », avertit Gilles Walterspieler, de la societe Viessmann, un fabricant.
L'investissement initial que represente une PAC est eleve: comptez, pour une maison neuve de 120 m2, environ 18000 euros : a la PAC (environ 6 000 euros), il faut ajouter les planchers chauffants (65 €/m2) et, pour un modele sol-eau, les capteurs (3200 euros), plus leur implantation dans le terrain (1000 euros).
Un credit d'impot de 50 % sur la PAC.
Cette facture est neanmoins allegee par un credit d'impot de 50 % sur la PAC (si son COP est d'au moins 3), et de 25 % sur les capteurs (a partir de 2006), ce qui met la note finale a 14200 euros environ (soit 118 euros /m2). Longtemps reservee aux constructions neuves, la pose d'une PAC est desormais envisageable en remplacement d'une chaudiere existante, alimentant un chauffage par radiateurs (et non par planchers chauffants). Il faut alors investir dans une pompe a « haute temperature» (10000 euros environ, plus les capteurs et le terrassement).
Ces appareils exigent des competences pointues de l'installateur : « Un label Qualipac devrait voir le jour en 2006, mais en attendant vous devez vous fier au bouche a oreille », constate Jean-Marie Carton.
Existant et neuf : jouez la carte du solaire pour l'eau chaude.
Les chaudieres produisent generalement de l'eau chaude en instantané, ce qui est plus economique qu'un ballon maintenu a temperature (il n'y a pas de deperdition de chaleur) mais moins confortable ainsi deux douches ne peuvent etre alimentees simultanement. Il est alors preferable de completer la chaudiere par un ballon de capacite reduite, de 50 (chaudiere murale) a 100 litres (chaudiere au sol), moyennant un surcout de 500 a 1000 euros, plutot que d'assurer la production d'eau chaude par un ballon electrique independant. Autre choix, dans le neuf comme dans l'existant, l'installation d'un chauffe-eau solaire, qui peut satisfaire, selon les regions, de 50% a 70 % des besoins en eau chaude sanitaire (ECS), en complement de votre installation actuelle.
Pour une famille de quatre personnes, il faut prevoir 4 m2 a 5 m2 de capteurs et un ballon de 300 litres, soit entre 4500 euros et 5000 euros. Viendront en deduction, parfois, une subvention de la Region, ou du Departement et, toujours, un credit d'impot (50 % a partir de 2006). Selon votre region et l'energie actuellement utilisee pour chauffer votre eau (electricite, fioul ou gaz), le temps de retour de cet investissement est de 10 a 15 ans (7 a 10 ans si les prix de l'energie augmentent encore de 50 %). Attention, les chauffe-eau solaire suscitent un fort engouement, d'ou des delais de pose qui peuvent etre longs, et des installateurs tentes de gonfler les prix.
Les atouts de l'isolation par l'exterieur.
Avec le choix d'un chauffage econome, l'autre moyen de juguler ses factures d'energie est l'isolation de la construction.
Si vous faites construire, optez plutot pour une isolation par l'exterieur des murs, qui protege le materiau isolant des intemperies (seule la toiture restant isolee par l'interieur). «Un isolant polystyrene peut etre recouvert d'un simple enduit, ce qui revient moins cher qu'un bardage», indique Bruno Peuportier, chercheur a l'Ecole des mines de Paris. Le bardage (acier, aluminium, bois, pierre, etc.) reste necessaire avec un isolant tel que la laine de verre. Environ deux fois plus chere que l'isolation par l'interieur, l'isolation exterieure est plus efficace, car elle supprime les ponts thermiques, causes de deperdition d'energie (par exemple, a la jonction des planchers et des facades). De ce fait, l'isolation exterieure facilitera, en construction neuve, l'obtention du niveau de performance impose par la RT 2005. Elle evite aussi la presence de 15 a 20 cm d'isolant interieur, qui peut faire perdre jusqu'a 4 ou 5 m2 habitables, note Marc Casamassima, de l'Agence de l'environnement et de la maitrise d'energie (Ademe).
En revanche, l'isolation par l'exterieur d'une construction existante peut se heurter a des contraintes architecturales et/ou administratives (elle modifie la facade et elle doit donc faire l'objet d'un permis de construire) qui pourraient vous obliger a isoler par l'interieur. En priorite, isolez la toiture, ou, en cas de combles perdus, leur plancher : « On peut aller jusqu'a 30 cm d'isolant dans les combles. Au-dela, le gain est negligeable », estime Alain Bornarel. Prevoyez environ 8 euros /m2, pose incluse, pour de la laine minerale epaisse de 25 cm.
L'isolation des murs est plus onereuse - de 10 a 15 €/m2 pour 10 cm de laine minerale, plus environ 250 euros /m2 de finitions - et implique un chantier important. « C'est pourquoi vous pouvez choisir de n'isoler que les murs mal exposes, suggere Jean-Pierre Bosquet, president des Architecteurs, les economies de chauffage a attendre de ces travaux, et, par consequent, leur temps de retour, etant difficiles a evaluer. » Preferez les isolants conventionnels, laine de verre et polystyrene, a des materiaux plus experimentaux tels le chanvre et le lin, ou aux isolants minces (10 mm), constitues d'un assemblage de plusieurs couches de papier aluminium ceux-ci sont plus delicats a mettre en oeuvre et ne font pas l'objet de garanties de qualite telles que certification Acermi ou DTU (documents techniques unifies) et d'avis techniques du Centre scientifique et technique du batiment (CSTB).
Enfin, seuls les isolants traditionnels ouvrent droit au credit d'impot (40% a partir de 2006), a condition que le logement soit acheve depuis plus de 2 ans.
Investissez dans des doubles vitrages de qualite.
Autre source de deperdition de chaleur, les fenetres. Preferez aux doubles vitrages classiques (dits 4-16-4, car composes de deux vitres claires de 4 mm espacees de 16 mm) les vitrages a isolation renforcee (VIR), aussi dits « peu emissifs ». «Avec 0° C a l'exterieur, il fait 5° C a cote d'une fenetre simple vitrage, de 11 a 12° C avec un double vitrage classique, 16° C avec un VIR, explique Martine Olivier, chef de produit chez Saint-Gobain Glass, et meme autour de 17° C avec un VIR argon. » (modeles ou l'espace entre vitres est rempli d'argon, plus isolant que l'air). Cote prix, une fenetre PVC a doubles vantaux de 100 x 135 cm equipee de doubles vitrages VIR plus argon revient a 180 euros, contre 140 euros pour un modele classique.
Le surcout est donc minime, que ce soit en construction neuve ou dans l'existant (ou un changement de fenetre coute de 900 a 1000 euros l'unite, travaux annexes et main-d'oeuvre compris). De plus, dans l'existant, le prix des VIR peut etre minore par un credit d'impot (40 % en 2006 ; logements de plus de 2 ans). Comme pour l'isolation des murs, l'importance de l'investissement et la difficulte d'estimer les economies resultantes peuvent conduire a ne remplacer que certaines fenetres. En sachant que le gain le plus evident est le confort du logement. En hiver, la suppression de la sensation de froid ressentie a proximite de fenetres mal isolees qui incite souvent a pousser le chauffage plus que necessaire. En ete, cette isolation renforcee evitera ou limitera l'emploi d'un climatiseur, gourmand en electricite.
Pour en savoir plus
- Agence de l'environnement et de la maitrise de l'energie : www.ademe.fr
- Centre scientifique et technique du batiment (CSTB) www.cstb.fr et www.rt2000.net
- Aides financieres : Agence National pour l'information sur le logement (Anil): www.anil.org
Source : Le Particulier n°995, decembre 2005 www.leparticulier.fr
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Date de création : 06/12/2005 à 22h33
Dernière modification : 24/01/2008 à 19h12
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