Réduire le CO2 par carbonatation minérale

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Rechignant à diminuer leur consommation d’énergie, les Etats-Unis cherchent des moyens techniques pour limiter les émissions de gaz à effet de serre résultantes sans surcoût notable, par exemple en capturant ces gaz à la source. Le pays, qui possède des réserves de carburants fossiles pour environ un siècle, préfère consommer « propre » plutôt que moins. Au Laboratoire Goldwater de l’Université d’Etat de l’Arizona, Andrew Chizmeshya et Michael McKelvy étudient un procédé permettant de neutraliser le dioxyde de carbone (CO2) en le combinant, sous haute température, à deux minéraux disponibles en grande quantité (olivine et serpentine) dans une solution aqueuse de bicarbonate de sodium et de chlorure de sodium. La réaction produit du carbonate de magnésium, un composé stable qui peut facilement être stocké. Pour le moment, les minéraux doivent être prétraités pour empêcher la formation d’une sorte de croûte en surface qui ralentit considérablement la réaction. Mais ces précautions augmentent le coût de revient du dispositif, estimé à environ 70 dollars par tonne alors que l’objectif est de 10 dollars. Les deux chercheurs, qui travaillent avec une douzaine de scientifiques de quatre autres laboratoires, ont ainsi mis au point un micro réacteur (pour lequel ils ont déposé une demande de brevet) afin d’observer le processus de carbonatation minérale au niveau atomique et de voir comment casser la croûte incriminée au fur et à mesure de sa formation. Ces travaux pourraient aussi ouvrir la voie au développement d’une filière de retraitement des fibres d’amiante. Globalement, le Département de l’Energie consacre quelques 80 millions de dollars par an au financement de 65 projets de recherche sur la capture et le stockage du CO2, auquel s’ajoutent 18 millions de dollars du Département de l’Agriculture – deux postes en hausse dans le tout dernier budget de l’Administration Bush.

Source : www.netl.doe.gov (.pdf )

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