Projet de lotissement écologique en Bretagne

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La commune de Silfiac (Morbihan) posera en juin la première pierre de son lotissement écologique, une originalité adoptée par plusieurs communes bretonnes qui, pour séduire et contenter les nouveaux arrivants, cherchent à développer un nouveau projet de vie.

« L’éclairage public sera intelligent et s’allumera grâce à un détecteur de présence, les lampes seront à économie d’énergie et produiront une lumière d’ambiance », explique Serge Moëlo, le maire de la commune. « La voirie sera semi-poreuse pour permettre l’absorption de 40% des eaux de ruissellement et des citernes de 7.000 litres vont être enfouies dans chacune des parcelles pour assurer la récupération des eaux de pluie, elles serviront à alimenter les chasses d’eau, choisies à deux vitesses pour l’économie ». Le maire a même souhaité pousser l’expérience plus loin en laissant la tonte du gazon bordant le futur lotissement à « des moutons de Ouessant ». Plusieurs communes bretonnes situées principalement dans le b assin rennais et qui étaient en perte de dynamisme se sont lancées dans des opérations similaires sous l’impulsion de l’Ademe (Agence du développement et de la maîtrise de l’énergie).

La commune située aux alentours de Rennes projette de construire 22 maisons individuelles et 10 logements locatifs sur le modèle écologique. Pour éviter le piège de la « cité-dortoir », ces projets o­nt intégré des espaces de vie communs comme des potagers et des emplacements pour barbecue partagés, mais aussi des configurations routières privilégiant les impasses pour éviter le flux de circulation des véhicules. La dizaine de communes bretonnes qui se sont investies dans les « lotissements écologiques » souhaitent aussi que ces habitations restent proposées à des prix abordables, comme à Langouet (Ille-et-Vilaine) qui propose à ses primo-acquérants des prêts à taux zéro. La mairie de Silfiac déclare ainsi vendre ces maisons avec terrain pour 100.000 euros, des prix qui restent abordables grâce au financement d’une partie de l’opération par des subventions des collectivités locales et de l’Ademe.

La Gazette des Communes – 22/04/2005

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