Première mobilisation nationale des «vélorutionnaires».

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Courses de lenteur, convoi de vélo, cyclistes déguisés, le mégaphone à portée de main…

En janvier, dans toute la France et pour leur premier appel national, les «vélorutionnaires» vont pédaler pour protester contre l’omniprésence de la voiture en général, et le Paris-Dakar en particulier. Ça commence ce samedi à Lisbonne, là où a démarré le rallye, à Paris et dans d’autres villes de France. Ces manifestations, les critical mass comme disent les Anglo-Saxons, s’imposent dans la circulation comme ne peut pas le faire un cycliste isolé. Les deux-roues se rencontrent en nombre sur la chaussée. «L’­objectif n’est pas de créer des bouchons d’automobilistes», explique un militant. Plutôt de faire un embouteillage non polluant.

La première «vélorution» a eu lieu à Paris il y a trois ans. Elle est vite devenue mensuelle. D’autres collectifs ont suivi en province. Ces vélorutionnaires éparpillés commencent à se fédérer via le site Velorution.org.

«Les associations pour le vélo existent depuis les années 70. La vélorution est un renouveau de cet engagement associatif pour le vélo. On s’inscrit dans un mouvement altermobiliste, proche de la décroissance», précise Julien, vélorutionnaire parisien.

«On milite pour un partage équitable de l’espace au sol, pour protéger les usagers les plus fragiles et les moins polluants», explique Jérôme Desquilbet, vice-président de l’association parisienne. Forcément, les 750 véhicules à moteur lancés dans les dunes africaines ne rentrent pas dans le cadre. Le rallye fait sa pub : «Osez la grande aventure !» «Il y a un décalage entre l’idée de la voiture projetée dans les médias et ce qu’il faut faire dans la ville. La vélorution dénonce cette mascarade qui pollue l’air et les esprits», continue Desquilbet.

Les vélorutionnaires, en association informelle avec les antipub et d’autres activistes écologistes, réclament des mesures concrètes : réduire la vitesse en ville à 30 km/h ou renforcer le réseau de pistes cyclables «pour que les gens n’aient pas peur de prendre leur vélo». Un engagement local qui va au-delà du Dakar.

Ce samedi à Paris (14 heures, place du Châtelet), à Angers, Tours, Lille et Rennes. Le 14 janvier à Montpellier et Avignon. Le 21 à Strasbourg et Nancy.


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