Le propriétaire du Potager du Paresseux surpris en plein travail... d'explication!

Le Potager du Paresseux: origine, objectifs et principes en vidéo

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Le Potager du Paresseux, vidéo de présentation par Didier Helmstetter (alias Did67): son origine, ses objectifs et ses principes…

Légende de la photo d’introduction: « Le propriétaire du Potager du Paresseux surpris en plein travail… d’explication ! »

Le « Potager du Paresseux » est une façon de produire des légumes « plus que bio », en abondance, sans aucun travail du sol (pas de bêche, pas de pioche, pas de binette, pas même de « grelinette »), sans aucun engrais (ni biologiques ni chimiques) et, évidement, sans pesticides de synthèse (notamment sans fongicides)!

La méthode repose sur une couverture permanente du sol avec du foin ou du BRF. Cette vidéo introduit cette façon de faire.

Didier cherche un nom pour cette nouvelle méthode de culture révolutionnaire, n’hésitez pas à répondre à la question « D’après vous, quel est le meilleur nom (2 choix possibles) pour la technique de culture sous foin du « Potager du Paresseux » de Didier? » dans la colonne à droite du site ou d’en débattre sur le sujet de Didier sur les forums

 

En savoir plus:

Article d’introduction (version textuelle) du Potager du Paresseux

Leçon numéro Une du Potager du Paresseux: jardiner avec du foin

Suivi des travaux sur le potager de Didier H. depuis 2014 sur les forums

15 commentaires sur “Le Potager du Paresseux: origine, objectifs et principes en vidéo

  1. Didier n’a rien inventé on appelle cela la permaculture (les techniques commencent à dater), didier a besoin surtout de gloire et tirer la couverture à lui.
    #++

    1. A ma connaissance, la permaculture conventionnelle se fait à la paille et non au foin…mais Didier te répondra certainement plus en détail avec ses connaissances d’ingénieur agronome…

      Dommage pour l’invective personnelle 🙁

    2. 1) La permaculture n’est pas, d’un point de vue technique, très bien définie : il existe différentes façons de faire de la permaculture. Le « Bec Hellouin » ne fait pas comme Sepp Holzer en Autriche, qui ne fait pas comme Richard Wallner qui ne fait pas comme Christophe Köppel.
      2) Dès lors, je ne prétends pas faire de la permaculture.
      3) Je mets beaucoup plus l’accent sur la réduction du travail. Donc pas de buttes. Pas de compostage. Toutes choses que je ne trouve pas pertinentes.
      4) Après réflexion, j’en suis venu à considérer qu’une couverture permanente du sol prioritairement avec du foin était le meilleur compromis possible, sous nos climats. Si beaucoup de « méthodes » sont basées sur la couverture du sol, je n’en connaisse pas qui mette l’accent, ou la priorité sur le foin. Si je me trompe, il faut me citer des livres ou écrits qui font ça. Ce n’est pas en soi, une grosse « invention », en effet. Mais cela change quand même beaucoup de choses quand il s’agit de nourrir les êtres vivants du cycle. C’est un peu changer de « carburant ». Le Diesel était un moteur. On peut dire que c’était un moteur, comme les autres…
      5) Maintenant, pas de guerre de religions ! Cela ne me gêne pas que tu penses que c’est rien. Cela ne me gêne pas non plus que tu penses que je fais ça juste pour la gloire… Je ne comprends pas pourquoi cela te gêne tant ? Un complexe ?
      6) Je continue car de plus en plus de personnes, notamment parmi les jardiniers « classiques » qui jusque là travaillaient « sol nu », donc bêchent, piochent, binent, grelinent… trouvent cela intéressant. Et que cela les incité à réviser leur façon de faire. Et ils me remercient. Nous ne serions pas en France s’il n’y avait quelqu’un pour trouver ça nul.
      Did67

    1. Est-ce une forme ironique pour me dire que je parle trop lentement ? ou trop long, tout simplement ?
      Quand je visionne, c’est normal.
      Je suis essoufflé, en effet. Voir PS

      [PS : quand j’ai tourné cette vidéo, j’étais en insuffisance cardiaque grave, dans l’attente de deux interventions en mai et juin ; avec la chaleur étouffante ce jour-là, j’étais « à court de souffle » ; je ne trouve pas très charitable, si c’est de la moquerie… J’ai depuis mon infarctus en 2007, un ventricule gauche à 45 % de la capacité normale… Je ne le soubaite à personne. Pas même à mes ennemis – ou aux moqueurs !]

      Did67

  2. Je rejoins magma13, je pratique cette technique depuis des années… où est la nouveauté? Perso je n’ai jamais eu à biner, piocher … mes poireaux, tomates…
    Si Didier veux apporter qqch de « révolutionnaire » à cette affaire, j’aimerais qu’il me dise comment il procède avec les carottes… et surtout comment un simple paillage pourrait venir à bout des doryphores ou encore du mildiou?…

    1. Encore une fois, la « nouveauté », c’est de couvrir avec du foin au lieu d’autres matériaux. Je ne dis pas que personne ne le faisait avant. Mais la grande majorité des livres, des sites, des vidéos parlent d’utiliser de la paille, du BRF, du compost, des feuilles mortes… Je n’ai pas connaissance de mentions du foin. S’il y en a, je suis intéressé.

      Je pense que le compostage est, dans un potager, une erreur. Là encore : certains font déjà de la « décomposition de surface à froid », mais la majorité des médias continue de faire la promotion du compost comme « nec plus ultra » du jardinage « bio ».

      Soyons clair : il y a surement un certain nombre de personnes à qui je n’apporte strictement rien. Tant mieux pour elles. Elles ont évolué dans le bon sens tout seul.

      Mais il se trouve aussi qu’un autre « certain nombre de personnes » découvrent… et sont très intéressées. C’est pour elles que je fais les articles, les posts, les vidéos… Il y a encore, dans nos campagnes, une majorité de fans du motoculteur. C’est pour eux que je me décarcasse…

      Enfin, soyons encore plus clair : vu comme on finit la grande majorité des « révolutionnaires », j’aurais honte de l’être ! Donc je ferai tout pour ne pas l’être. Dieu m’en préserve !

      Pour les carottes, je fais comme pour mes autres légumes : couverture permanente de foin / ouverture de sillons à la Sillon’net / récolte à la fourche-bêche (donc là, je suis obligé de remuer un peu la terre, en effet). Il y a des photos sur le forum, à la page 40: http://www.econologie.com/forums/agriculture/jardiner-plus-que-bio-en-semis-direct-sans-fatigue-t13846-390.html
      Soyons honnête : cette année, le sol était tellement boueux tout le temps que j’ai mal réussi mes semis (tous ; y compris les carottes). J’en ai refait hier, maintenant que cela se ressuie.
      Je ne fais pas de pdt. J’en ai 3 ou 4 pieds qui ont poussé « naturellement » (des épluchures), que je n’ai pas eu le coeur à arracher… Pas de mildiou (enfin pas significativement). 3 doryphores en 3 semaines, attrapés à la main, et qui a priori n’avaient pas pondus : pas de larves !
      Je n’ai pas non plus de mildiou sur les tomates. Il y a là aussi des photos sur le forum. Mais sans doute faudrait-il développer tout ce qui se passe dans un sol quand on nourrit bien les organismes vivants et comment les plantes sont alors, sans doute, plus costaud ??? Sans doute faudrait-il parler de tous les efforts pour avoir une vie fongique intense dans le sol… Je ne peux dire qu’une chose : je ne traite pas au sulfate de cuivre (bouillie bordelaise – un poison pour les sols et les êtres vivants du sol) et je n’ai, depuis 4 ans, pas de problèmes majeurs de mildiou – j’entends par là qu’il peut y avoir l’une ou l’autre tache, mais sans incidence sur la production.
      Mais rien n’est jamais parfait : cette année, sur tomates, une attaque de cladosporiose sur une des parcelles, qui était sous l’ombre protée par les framboisiers et ne voyait pas le soleil avant 11 h du matin… Une autre parcelle, en plein soliel, est nickel…
      Did67

  3. Merci Didier pour ce partage de vos expériences. J’en profite pour mentionner le réseau Maraîchage sur Sol Vivant qui travaille sur ces questions de non travail du sol par l’appport de matières carbonées (dont le foin) : maraichagesolvivant.org
    Cordialement

  4. Bonjour.
    « Bio » je vois ce que c’est…une appellation pour bobos écolos urbains ! Plus bio que bio, faudrait m’expliquer !
    Nos anciens, pour beaucoup, jardinaient naturel, point barre !
    Maintenant laissons les réinventeurs réinventer, tout cela n’est qu’un éternel recommencement, rien de bien nouveau.

    1. Christophe a répondu. Cette « appellation » est volontairement un rien, mais gentiment, provocatrice. Elle se situe par rapport au « bio AB » tel que certifié dans les magasins ou dans les circuits. Bref, ce que presque tout le monde appelle « bio ».
      Et en effet, les cahiers des charges (que peu de gens ne connaissent) autorisent différentes « substances », pourvues qu’elles soient naturelles. Donc des engrais (naturels). Donc comme dit par Christophe, le sulfate de cuivre, pourtant un poison pour la vie du sol. Mais « naturel » (au sens « qui existe dans la nature »). Certains insecticides naturels sont autorisés (la roténone l’a longtemps été ; le pyrèthre l’est encore) mais bien que naturels, ont des effets importants, avec un spectre très large (ils tuent à peu près tout ce que s’appelle un insecte et souvent les batraciens). Dans le vin, « bio », les sulfites sont autorisés.
      Je m’affranchis donc du dogme « si c’est naturel, c’est bon » et n’utilise pas la plupart des produits autorisés en « bio certifié AB ».
      J’ai appelé cela par une « image » ; « plus que bio ».
      Did67

  5. C’est plus bio que bio car l’agriculture bio utilise encore des intrants (moins chimiques que l’agriculture conventionnelle du genre Bouillie Bordelaise mais cela reste de la chimie tout de même)…Didier n’utilise rien du tout, strictement rien! D’où l’appellation…

    Oui il aurait pu appeler la technique aussi « Le retour du potager au naturel »

  6. Bonjour à tous ,
    Je découvre et comme je n’avais pas de terrain avant je trouve toutes vos expériences interessantes. Ce qui est dommage ce sont les critiques sur un site pareil. Pas tous des calme même dans un jardin!

    1. La critique est normale ! On n’est pas en dictature.
      Après, tout mouvement de pensée a ses thuriféraires, qui ne peuvent penser en dehors de leurs croyances (par ex : si c’est bio, c’est parfait !).
      Parfois, c’est juste l’ignorance. J’invite chacun à faire une recherche sur « roténone », un insecticide naturel longtemps utilisé par les « bios », interdit depuis quelques années par l’UE (oh les méchants !), puisqu’une étude a révélé que cela pouvait favoriser la maladie de Parkinson…
      Parfois, c’est le défaut de raisonner en « binaire » : noir ou blanc… Sur terre, je ne crois qu’aux nuances de gris… Le « bio » (labellisé AB) n’est pas tout blanc. Il est seulement « gris clair ». Et je pense que je fais encore plus gris clair, sans faire « blanc »…
      Et l’expression « jardin naturel » serait encore plus trompeuse : dans mon coin, le seul ecosystème naturel serait une forêt de feuillus plus ou moins anarchique… Mon jardin n’est pas du tout « naturel », c’est un système « gravement anthropisé » du fait de ce que je luis impose : des tomates, des haricots, des melons, etc… Le tout en ligne, qui plus est ! Mais j’utilise des « ressorts » de la nature, à travers la stimulation de la vie du sol !
      Did67

  7. Bonjour Didier,
    Je découvre votre présentation que je trouve extrêmement intéressante, car elle apporte réellement du nouveau et de la simplification par rapport aux techniques de la permaculture, que j’essaie depuis peu. Mon plus gros problème est que mes légumes et fruits sont quasiment tous dévorés par des insectes et autres prédateurs (pommes de terres rongées: je ne sais pas quel animal, il opère la nuit, pourtant j’ai entouré mon jardin de grillage fin). En saison humide, les limaces pullulent dans l’environnement qui leur est très favorable…
    Dommage que vous soyez à l’autre bout de la France (je suis dans la région bordelaise) car j’aurais aimé venir recevoir vos enseignements.
    Merci encore

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