J'entendais l'autre jour un homme raconter comment, malgré la crise, il avait financé les plus belles vacances pour sa famille depuis longtemps.
Quelques mois au paravant, il avait décidé d 'arrêter de fumer pour prendre soin de sa santé mais craignait que, comme toutes les fois où il avait pris cette décision, sa motivation ne tienne pas et qu'il se remette à fumer après quelques jours ou quelques semaines. Au lieu donc de s'arreter et de se sentir frustré par un manque, il décida qu'à chaque fois qu'il aurait envie d'une cigarette il mettrait 20 centimes d'euros dans une cagnotte en pensant à sa satisfaction de se sentir en santé et au plaisir de pouvoir partager une semaine de vacances avec ses enfants sans avoir à tirer le diable par queue.
Cet homme a donc su trouver ce qui était réellement important pour lui et a su abandonner ce qui n'était finallement que des interférences qui l'empêchaient de concrétiser son voeu.
Et si nous faisions de même? Pas forcement en arretant de fumer, mais en échangeant une « mauvaise » habitude contre quelque chose qui nous ferait vraiment plaisir. Martine, par exemple, a choisi de ne pas s'inscrire à l'année dans un club de sport. Elle a réalisé que si elle souhaitait perdre quelques kilos, elle pouvait aussi faire à pied les 3 kilomètres pour se rendre à son travail. L'argent économisé sur l'inscription au club et l'essence du trajet lui a permis de s'acheter l'appareil photo réflexe dont elle rêvait et de progresser dans sa maitrise de l'art de la photographie.
Olivier, lui, ne s'est pas offert un nouveau téléphone portable comme celui de ses collègues. Il a préféré organiser une sortie à l'opéra et au restaurant pour lui et sa femme, ils ne l'avaient plus fait depuis leur mariage.
Au fond, si nous réfléchissions 2 minutes pour décider de nos priorités, au lieu de suivre celles qui nous sont imposées ?