Les animaux ont senti l’arrivée du tsunami

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Les animaux, sans parler d’un «sixième sens», sont armés d’un spectre de perception plus développé que les humains, ce qui explique que nombre d’entre eux, comme les éléphants, aient pu échapper à la mort lors des tsunamis en Asie du Sud-Est, expliquent des spécialistes français. (ndlr : Au Sri Lanka, aucun cadavre d’animaux n’a été dénombré, à la grande stupéfaction des officiels !)

«Dans tout ce qui est vibratoire, secousses telluriques ou ondes sonores, les animaux ont des aptitudes que nous n’avons pas ou plus» pour anticiper un événement anormal. Ainsi nous voyons «les chiens ou les chats paniquer avant même l’arrivée d’un séisme ou d’une explosion volcanique», explique à l’AFP Hervé Fritz, chercheur en écologie et comportement animal au CNRS. Les éléphants, dont on a signalé qu’ils étaient partis en courant vers l’intérieur des terres au Sri Lanka ou en Thaïlande «ont des modes de communication infrasonores. Ils perçoivent dans l’infrason des signaux inaudibles pour l’homme et ont l’appareillage physiologique pour communiquer entre eux sur de très grandes distances, plusieurs dizaines de km», explique le chercheur. Pour le séisme de la semaine dernière, il y a deux hypothèses plausibles : ils ont senti l’arrivée du tsunami soit par la «signature au sol» de la vague, soit grâce à un bruit que les hommes eux n’ont pas perçu.

«Ils ont par rapport à d’autres espèces une meilleure faculté d’association et un grande capacité motrice», ajoute Hervé Fritz. Un grand nombre d’espèces disposent de moyens, spécifiques ou génériques, pour se défendre d’un danger, même s’ils en ignorent la nature: exemple les chauve-souris, qui utilisent une sorte de radar sonore qui leur permet de récupérer l’écho sur un obstacle d’un cri qu’elles ont émis. Ainsi elles ont conscience d’un changement de vibration, lequel signale un changement dramatique dans leur environnement. Autre exemple, le lapin et autres animaux à quatre pattes qui ont, sur la base des vibrations au sol, appris à pressentir les dangers. (…)

Les animaux disposent de «codes d’alerte»: ils émettent des cris d’alarme comme le font les cervidés à l’approche de prédateurs, ou les oiseaux lorsque plane un rapace. L’éléphant, qui est très vocal, est capable de manifester son énervement par des cris associés au danger. Sans savoir nager efficacement, ce que font très bien dans la faune asiatique les éléphants ou les tigres, «de nombreux mammifères terrestres sont capables de se tirer d’une situation aquatique critique», et par exemple de traverser un cours d’eau si la situation l’impose, selon Hervé Fritz.

http://www.cyberpresse.ca/technosciences/article/article_complet.php?path=/technosciences/article/04/1,5296,0,012005,881419.php

Agence France Presse, le 04/01/05

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