L’huile végétale brute

Partagez cet article avec vos amis:

Biocarburants : Carburez à l’huile végétale brute !

Mots clés : huile végétale brute, rouler à l’huile, huile végétale carburant, huile végétale pure, HVB, HVP, biocarburant, carburant, diesel


Un biocarburant « rentable » : l’huile végétale brute.

Contrairement à ce que prétendent les défenseurs de la filiale Diester ( éconologiquement négatif : on dépense plus d’énergie, sous forme pétrole généralement, pour le « fabriquer » que l’énergie qu’il contient ), les moteurs diesel ( moyennant quelques petites modifications ) sont capables de brûler de l’huile végétale brute ( de première pression )

« L’automobile qui roule à l’huile, elle est vieille comme le monde de Rudolf DIESEL, l’inventeur, qui a conçu et vérifié le bon fonctionnement de son moteur à l’huile végétale, en 1892, il y a 110 ans.

110 années de forages, de guerres, d’argent, de sang, de kilomètres parcourus, de cancers, de gaz d’échappement, de marées noires, de litres aspirés des profondeurs de la terre, creusant des trous énormes dans la mémoire de ceux qui avaient perdu cette idée. Et pourtant, elles tournent…
Que ce soit du tournesol, du colza, de l’arachide, de la palme, du coprah, du purghère, du lin…L’huile végétale brûle dans les moteurs Diesel, c’est un bio carburant…. »

Voici le début de l’introduction du rapport sur l’Huile Végétale Brute comme carburant intitulé : « Rouler à l’huile de Tournesol : Pourquoi et comment mettre des fleurs dans son moteur ? « 

Nous remercions fortement les auteurs de ce rapport ( essentiellement l’entreprise Valenergol et Alain Juste) pour leur travail.

2) Quelques rappels à propos des Biocarburants :

Biocarburants : les chiffres.

Consommation de produits pétroliers par usage final, en France, de 1973 à 2000, en millions de tonnes. On note la très importante décroissance, depuis le choc pétrolier, de la consommation industrielle en valeur absolue, et la croissance des transports.
« Non énergétique » correspond aux usages comme matière première dans l’industrie.
Source : Observatoire de l’énergie, 2002.

Jean-Marc Jancovici, polytechnicien, a écrit récement :

« Bonjour,

Peut-être que cette information pourrait être utilement complétée par le calcul d’ordre de grandeur que j’avais fait sur le potentiel des biocarburants, qui « douchera » peut-être l’optimisme de certains, mais l’honnêteté ne consiste-t-elle pas à informer de la manière la plus objective possible ? En effet, il n’y a malheureusement pas grand chose à attendre des biocarburants (ethanol compris), et a fortiori du l’hydrogène dérivé des biocarburants… Les calculs sont sur cette page.
Amicalement »

Notre analyse : Il en ressort que si les biocarburants ne pourront pas( dans l’état actuel des choses ) substituer entierement notre consommation de pétrole. Est une raison pour ne rien faire dans ce sens ? Selon l’Ademe, à l’origine des chiffres de ce rapport, il semblerait que oui !

Nous pensons qu’une utilisation plus rationnelle des ressources ( augmentation du rendement de moteurs via une injection d’eau par exemple ) alliée à des techniques nouvelles de production agricoles ( semi sous couvert ) et une production organisée
( semi-industrielle ) pouraient trés bien changer la donne !

3) Quelques conseils pour rouler à l’huile :

Utilisation de l’huile végétale dans les moteurs diesel

Huiles compatibles :

Toutes les huiles 1ère pression à froid, huiles végétales industrielles et huiles de friture usagées à condition d’être filtrées à 5 microns. (avec un filtre à café, par exemple)

Proportion d’huile végétale pouvant être mélangée au gasoil, sans risque pour le moteur :

Moteurs diesel à injection indirecte ceux qui ont besoin d’un préchauffage):
– jusqu’à 30% d’huile sans modification du moteur.
– jusqu’à 50% d’huile avec une pompe à injection en ligne, type BOSCH. Les pompes rotatives (Luca, Cav, Roto, Delphi) sont moins résistantes.
jusqu’à 100% d’huile en augmentant le tarage des injecteurs à 180 bar, en ajoutant une résistance électrique en sortie de réservoir ( pour fluidifier l’huile quand elle est trop froide ), et une pompe de prégavage en amont de la pompe à injection pour la « soulager ».

Moteurs diesel à injection directe, ancienne et nouvelle génération (Common rail et HDI) :

– jusqu’à 30% d’huile sans modification du moteur.
– jusqu’à 100% d’huile avec un système de bicarburation : on ajoute un second réservoir, de petite capacité, qui permet de démarrer au gasoil. Quand le moteur est chaud, on permute sur le réservoir d’huile. Avant d’arrêter le moteur, on repasse sur le réservoir de gasoil pour « rincer » les injecteurs, ce qui facilitera le démarrage une fois le moteur refroidi. S’il fait très froid, une résistance électrique peut s’avérer nécessaire pour le réservoir d’huile.

Remarque :

Les seuls problèmes que posent l’huile végétale sont dus à sa viscosité plus grande que celle du gasoil. Quand l’huile est chauffée, sa viscosité diminue. Il suffit donc de chauffer suffisamment l’huile pour qu’elle se comporte comme le gasoil. C’est pourquoi un système comme celui de Biodrive.ch – bicarburation avec chauffage de l’huile – peut être installé sur tous les types de moteurs diesel, sans aucune modification du moteur lui-même. Des entreprises allemandes (Elsbett) proposent également des kits d’adaptation pour la bicarburation.

Le système est « réversible » : il est toujours possible de rouler à 100% de gasoil avec chacune des modifications énoncées ci-dessus !

En savoir plus : Forum biocarburant

D'autres pages pour vous sur le même sujet:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *