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Principe de fonctionnement du système GP Plus: un générateur de vapeur instantanée pour alimenter un système GP (Gillier Pantone)
Le système "GP+" est une évolution du dopage à l'eau avec bulleur, dénommé système GP (en l'honneur de son premier expérimentateur, l'agriculteur Antoine Gillet) en remplacant l'encombrant bulleur par un générateur de vapeur.
L'idée originale émane de Michel Lathuraz, dont le pseudo est Camel1. L'idée et la conception du générateur de vapeur ont été développés en grande partie sur les forums dont voici un exemple sur une Peugeot 205.
C'est ce montage qui a été réalisé à la Mairie de Vitry sur Orne.
Principe général
Il s'agit de remplacer le bulleur (voir plan de réalisation d'un moteur dopé à l'eau sur cette page) par un générateur de vapeur instantané (GVI) afin de compenser les inconvénients du principe du bulleur (inerties et encombrement notamment).
Principe de fonctionnement
Il s'agit d'un échangeur annulaire, positionné dans l'axe d'écoulement des gaz d'échappement, qui entrent en contact avec les parois intérieures et extérieures. Ses dimensions (donc sa surface d'échange) conditionnent sa faculté à monter en température et sa capacité de production de vapeur, sachant qu'on recherche à faire, non pas de la vapeur seche et surchauffé mais de la vapeur humide ou plutot un brouillard d'eau réchauffée puisque la température reste inférieure à 100°C. Ceci est expliqué par la théorie de l'ionisation.
De fait, il sera dimensionné en fonction de la cylindrée du moteur et de son type essence ou diesel (pour l'instant, il n'a été expérimenté que sur diesel, certains expérimentateurs essayent actuellement sur une essence, leur retour d'expérience viendra un peu plus tard...)
Les problèmes lié à l'utilisation d'un bulleur ou évaporateur
L'idée qui a gouverné la conception du GVI, vient de l'énumération des défauts inhérents au principe du bulleur :
- grande inertie thermique (il faut réchauffer une quantité importante d'eau, ce qui introduit un déphasage important entre la production de vapeur et les "besoins" du moteur...)
- le fait que, précisément, le moteur d'un véhicule, contrairement à un tracteur ou un groupe électrogène, travaille en régime de charge variable, et que par conséquent, le réacteur doit être capable de réagir promptement à ces variations, ce que le bulleur est incapable de faire...
Petite anecdote: certains expérimentateurs ont pu constater une perte du frein moteur dans les descentes. L'explication à ce problème vient du fait que le moteur a produit un travail conséquent dans la phase de montée, réchauffant progressivement le bulleur, qui va commencer à produire à plein de la vapeur...en haut de la côte, et qui va continuer à le faire dans la phase de descente, là où le moteur ne doit produire que du freinage...celui ci recevant de la vapeur qui va fournir un certain travail annulant partiellement l'effet de frein moteur !!
- le problème bien réel de la place dans un compartiment moteur, qui se pose pratiquement systématiquement au réalisateur, avec parfois des distances défavorables le forçant à utiliser de long durites...
- la mise en oeuvre compliquée également par le système de réchauffage de l'eau (par gaz d'échappement ou piquage sur le circuit de refroidissement...)
- la fabrication proprement dite, qui reste toujours un gros morceau, en terme de matière première, de temps de fabrication, d'énergie grise, et de mise au point
La réponse à ces problemes par le Générateur de Vapeur Instantanée
Le GVI cherche à répondre à l'ensemble de ces problèmes :
- ses dimensions réduites lui confèrent une très faible inertie thermique
- son réchauffage par les gaz d'échappement lui permet de suivre au plus près les variations de charge du moteur
- son intégration dans la ligne d'échappement, au plus près de l'entrée du réacteur, permet de contourner de manière élégante le problème de la place, ainsi que l'éventuelle recondensation de la vapeur dans son trajet jusqu'au réacteur...
Avec le concept de GVI, on aboutit à un dessin simplifié "in line", qui ne nécessite qu'une simple modification de la ligne d'échappement, avec un réacteur intégré au plus près de la sortie du collecteur d'échappement, suivi du GVI. En terme de raccord, l'ensemble reçoit une arrivée d'eau pour le GVI, un durit de piquage sur le collecteur d'admission, et un durit d'arrivée d'air relié au filtre à air. Difficile de faire plus simple...
Ce type de réalisation devient dès lors accessible à de nombreux bricoleurs, en étant très économique et très rapide à fabriquer...
En savoir plus
Conseils de fabrication d'un GVI: Réalisation d'un générateur de vapeur instantané (GVI) pour la réalisation pratique
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Date de création : 14/03/2008 à 17h31
Dernière modification : 14/03/2008 à 20h08
Catégorie : Dopage à l'eau Gillier Pantone
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