Société et philosophie"Les sources de l'écologie politique"

Débats philosophiques et de sociétés.
moïra

Message non lupar moïra » 16/04/04, 21:43

Bonjours à tous!

Dernièrement je suis tombée sur un bouquin "Les sources de l'écologie politique" par Jean Jacob. Il est le résultat d'une enquête menée au milieu des années 90 auprès des principaux politiques "écologistes" qui y citaient les sources qui les avaient conduits dans leurs reflexions sur l'action politique dans l'écologie.

Jean Jacob a résumé ces sources sous forme de petites fiches mémo. très instructives que je me propose de vous communiquer régulièrement.

Bien entendu, vos commentaires sont les bienvenus (et ne soyez pas découragés par la longueur; du courage, que diable!)

CARSON Rachel.L
Le printemps silencieux, 1962, trad.fr., Paris, Plon, 1963, Réed. Paris, Le livre de poche, 1968, 319 p.

Biologiste américaine aujourd’hui décédée, Rachel L Carson doit sa notoriété mondiale à son ouvrage Le printemps silencieux publié en 1962 aux Etats-Unis. Si le livre est dédié à …Albert Schweitzer et débute par une fable, il n’en constitue pas moins un réquisitoire sans concession contre l’usage massif des pesticides dans l’agriculture. Au point que le préfacier français, Roger Heim, en appellera à nuancer la conclusion (la contestation de la prétention de l’homme à se servir de la nature comme bon lui semble).Le printemps silencieux nous conte l’histoire d’un charmant petit village américain, au cœur d’une nature généreuse qui, un jour, connaît un printemps sans voix. C’est que les oiseaux ont été décimés par des produits chimiques dont les effets inattendus ne cessent de se propager : baisse des récoltes, nouvelles maladies, pollutions diverses… Sur ce, Rachel L. Carson nous explique que ces différents maux existent bien et se multiplient en raison de l’action néfaste de l’homme. En effet, deux logiques antagoniques sont en compétition : celle de l’homme qui raisonne à très court terme, celle de la nature qui résulte de millions d’années. En effet, la nature « est toujours harmonieuse, elle rassemble les êtres vivants dans un système hautement organisé, complexe mais précis (…). L’équilibre de la nature n’est pas statique, mais fluide, changeant, toujours en cours d’adaptation » (p.266). Pour autant, la cruelle sélection naturelle n’est pas ignorée. « Tout est lié dans la nature » (p.73), la chaîne alimentaire où l’homme se trouve au bout, en fournit une illustration. Le plancton est mangé par les herbivores eux-mêmes mangés par des petits poissons, à leur tour mangés par de plus gros poissons, eux-mêmes mangés par l’homme. De là résulte un équilibre que l’homme va bouleverser. Ainsi, en ce qui concerne l’agriculture, en s’imaginant détruire une espèce particulièrement nuisible, d’insectes en vue d’atteindre un objectif immédiat, l’augmentation des récoltes, L’homme tue-il également, sans le vouloir, leurs prédateurs, les oiseaux et en l’absence de ces derniers, ouvre la voie royale à la prolifération d’autres insectes. L’ouvrage de Rachel L. Carson multiplie les exemples similaires et s’inquiète des catastrophes qui résultent de cette uniformisation croissante du monde naturel en s’appuyant sur des cas probanst (déchets radioactifs, produits industriels…).


Editions Corlet, collection "Panoramiques", 1995.
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Message non lupar Christophe » 16/04/04, 23:09

Trés bonne initiative moïra ! J'espere qu'il y en aura d'autre !

Ma réaction sur ce "premier" texte : tout est une question d'équilibre l'exemple de la chaine alimentaire est trés judicieux mais j'ai encore confiance en la regénération et l'adaptation de la nature (finalement peut etre plus rapide que des millions d'années...enfin tout dépend de l'importance des dégats initiaux )...comme quoi tout systeme/action devrait etre étudié d'une maniere globale....mais si le risque "0" n'existera jamais, il est temps de refléchir plus aux conséquences de nos actions....ou inactions ...
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Message non lupar Dearcham » 17/04/04, 23:07

Excellent ! merci beaucoup pour ces fiches que j'espère nombreuses !

Je suis assez d'accord avec Christophe en terme de variation locales.je vois plus un écosystème constitué de différents sous ensembles qui , même si ils sont reliés , peuvent se retrouver naturellement compensés par d'autres sources (implantation d'un nouvelle espèce si une niche eco est laissée vide ...).

Le problème se situe bien sur au niveau global comme local mais comme tout est interconnecté , il est particulièrement difficile de prévoir les effets qu'apporteront un type donné de variation.

On se retrouve finalement avec une mécanisme d'une complexité plus grande encore que la prévision météorologique de ce qu'une perturbation locale engendrera au niveau mondial.
Dans ce domaine , pas mal d'auteurs (dont asimov dans son dernier livre "j'ai mal à la terre" ou qqchose dans le gout , je vous retrouverait la référence exacte si vous voulez) parlent d'une masse critique ou la plus fameuse théorie du centième singe : rien de concret ne se passe jusqu'à ce qu'une goutte d'eau finisse par faire déborder le vase.

Toute la problématique tourne évidement au niveau des estimations que l'on peut faire .
Mon amie étudiante en archéologie le voit bien : il y a de plus en plus de place pour la paleoclimato : il est évident que pour comprendre les choses il faut des modèles qui peuvent être esquissés à partir de données étalées dans le temps.

Pour l'instant les donées "scientifiquement prouvées"(selon les dernières confs sur le climat à la cité des sciences) sont:
-La pollution des sols à un niveau jamais atteind
-La teneur en C02 dans l'atmosphère à peu près deux fois plus élevée que les pics maximums que la Terre ait eut depuis 400 000 ans (l'évolution était jusque là plutot cyclique) ici le couac étant que selon ces cycles l'augmentation de la tenuer en Co2 venait après une période de réchauffement.
-l'incidence immédiate des éruptions solaires
-Le risque d'irreversibilité si le méthane piégé dans les océans venait à être libéré par une hausse de la température
-Le fait que le plus alarmiste des scénarios prévus à kyoto (le C) sont en deça de l'évolution réelle de la situation

que du bonheur en somme <_<
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Message non lupar Christophe » 18/04/04, 16:58

Dearcham a écrit :(...)

Dans ce domaine , pas mal d'auteurs (dont asimov dans son dernier livre "j'ai mal à la terre" ou qqchose dans le gout , je vous retrouverait la référence exacte si vous voulez) parlent d'une masse critique ou la plus fameuse théorie du centième singe : rien de concret ne se passe jusqu'à ce qu'une goutte d'eau finisse par faire déborder le vase.

(...)

Pour l'instant les donées "scientifiquement prouvées"(selon les dernières confs sur le climat à la cité des sciences) sont:
-La pollution des sols à un niveau jamais atteind
-La teneur en C02 dans l'atmosphère à peu près deux fois plus élevée que les pics maximums que la Terre ait eut depuis 400 000 ans (l'évolution était jusque là plutot cyclique) ici le couac étant que selon ces cycles l'augmentation de la tenuer en Co2 venait après une période de réchauffement.
-l'incidence immédiate des éruptions solaires
-Le risque d'irreversibilité si le méthane piégé dans les océans venait à être libéré par une hausse de la température
-Le fait que le plus alarmiste des scénarios prévus à kyoto (le C) sont en deça de l'évolution réelle de la situation

que du bonheur en somme <_<

1) J'espere que la goute d'eau ne sera pas celle évoquée sur cette page :
<a href='http://contrepouvoirecologie.chez.tiscali.fr/editoriaux/monstre_methane.htm' target='_blank'>http://contrepouvoirecologie.chez.tiscali....tre_methane.htm</a>

2) Concernant les faits établis, j'en connais encore ( un certain ingénieur de mon ecole par exemple ) qui prétendent que les phénomènes naturels, style grosse eruption ont bien plus d'influence sur le climat que nos activiés ou encore que les USA sont des modeles de dépollution et reduction de leur consommation énergétique....Il est légitime de s'intéroger sur les réelles motivations de telles personnes...
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moïra

Message non lupar moïra » 18/04/04, 22:16

Les motivations? Je ne crois pas qu'il y ai toujours des motivations ou des plans. La bêtise est une explication suffisante :angry:

Bon , il y a eu cette news sur les chroniques d'Hubert Reeves: tatata, je dégaine ma petite fiche sur ce sujet!


REEVES Hubert

Patience dans l’azur. L’évolution cosmique, Paris, Editions du Seuil, 1981, réed., Paris, Editions du Seuil, 1988, 324p.

Scientifique (astrophysicien), ouvert à toute forme de connaissance de la réalité, Hubert Reeves livre au grand public, avec Patience dans l’azur, un ouvrage de vulgarisation sur l’évolution cosmique. Sur terre, tout se recycle et la complexité croissante de la vie nous écarte d’une totale intelligibilité du réel. Au fur et à mesure des progrès de la connaissance, il s’avère que la tradition hindouiste avait justement souligné la parenté de l’homme avec l’univers. Enfin, sauf cas d’autodestruction nucléaire, la fin du monde n’est prévue que dans cinq milliards d’années. Fort heureusement, ce délai nous laisse le temps de songer à l’éviter par diverses mesures : la migration sur d’autres planètes, le déplacement de la terre, la réanimation du soleil (pp. 182-185)…
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moïra

Message non lupar moïra » 25/04/04, 11:40

Bonjour!

Continuons notre "archéologie" de la pensée politique écologiste.


DORST Jean
La nature dé-naturée. Pour une écologie politique, 1965, Neuf-châtel (1ere version plus longue éditée sous le titre Avant que nature ne meure), réed. ,Paris, Points Seuil, 1970, 188p.

Ancien directeur du Museum d’histoire naturelle, Jean Dorst a joué un rôle actif dans les milieux écologiques (notamment au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature). La nature dé-naturée , qui reprend quelques extraits substentiels de Avant que nature ne meure, est avant tout un ouvrage de vulgarisation scientifique : l’auteur alerte la grand public sur les menaces qui pèsent sur la vie sur terre. « L’écologie-science qui étudie les rapports des êtres vivants entre eux et avec le milieu physique dans lequel ils évoluent-« (p.13) constitue le fil directeur du livre qui s’inquiète des déséquilibres naturels croissants que l’homme provoque sur la terre. Ce n’est pas nouveau, l’homme primitif propageait déjà le feu, mais le phénomène a pris des proportions inusitées avec le machinisme et l’industrie : en 1908 le président Roosvelt s’inquiétait déjà des diverses pollutions et de l’épuisement des ressources naturelles. En outre, à cet empoisonnement de l’univers (insecticides, pollution des eaux, de l’atmosphère, déchets radioactifs…) s’ajoute aujourd’hui une explosion démographique sans précédent due aux progrès de la médecine, et que seul un contrôle de la natalité peut ralentir. Afin de conjurer cette évolution funeste, Jean Dorst rappelle aux hommes qu’ils sont également intégrés dans un vaste complexe naturel dont le fonctionnement est mis à mal par l’ignorance des lois naturelles (l’homme dimplifie à l’extrême des entités écologiques complexes).
Prenant ses distances à l’égard de certains naturalistes, Jean Dorst souhaite aménager rationnellement la terre afin de sauver tout à la fois l’homme et la nature. Outre un interêt matériel immédiat, l’homme aurait le devoir moral d’assurer la survie de la terre (p.173) et devrait cesser de la « violer » (pp. 82 et 88). A son plus grand bénéfice d’ailleurs, l’auteur remarquant que les villes contemporaines ne répondent pas au bonheur matériel et spirituel de l’homme (« existence concentrationnaire », p.38). Hormis de rares passages – comme celui opposant les philosophies orientales respectant la vie, aux philosophies occidentales assurant depuis l’Antiquité la suprématie de l’homme ou ceux en appelant maladroitement à un nouveau pacte ou contrat avec la nature (pp. 12 et 185) -, La nature dé-naturée en appelle ainsi à une gestion rationnelle de la terre . La quatrième de couverture remarque d’ailleurs que ce livre constitue un « véritable manifeste pour une écologie politique »…


Bien sûr, quand on lit ceci aujourd'hui, ça peut sembler évident, facile. Il faut le replacer dans le contexte de l'époque: les années 60, les 30 glorieuses, la découverte (en europe) de la consommation sans limites... . il y avait déjà eu des auteurs sensibilisés à la nature, mais il s'agissait le plus souvent de personnes dans le "trip" vie à la dure, sélection naturelle, formation du caractère par le travail à l'extérieur etc (nous en verrons des exemples). Jean Dorst, lui, proposait simplement à l'homme de se montrer plus raisonnable par une attitude plus ouverte. C'était nouveau.
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moïra

Message non lupar moïra » 02/05/04, 21:13

Voilà quelqu'un que l'on ne peut pas ne pas connaître. Allons, rappellez-vous vos souvenirs des années 80, quand le dimanche vous nagiez au milieu des dauphins et que vous pleuriez sur le sort des marsouins... oui, oui, c'est bien lui.

COUSTEAU Jacques-Yves et l’équipe de la Fondation Cousteau

Almanach Cousteau de l’environnement. Inventaire de la vie sur notre planète d’eau, 1981, trad. Fr., Paris, Editions Robert Laffont, 1981, 607p.

Ancien militaire, académicien, le commandant Cousteau doit sa notoriété internationale, - mondiale – aux innombrables reportages océanogarphiques dont il est l’initiateur et l’animateur médiatique ainsi qu’aux multiples ouvrages s’y rattachant. Ayant convaincu le président Mitterand d’installer un Conseil pour les droits des générations futures, Jacques-Yves Cousteau, que l’on sait très bien conservateur, se consacre principalement à sensibiliser le grand public au monde naturel et extensivement aux problèmes d’environnemnt. L’almanach Cousteau de l’environnement témoigne de cette préoccupation. Plus d’une centaine de spécialistes – pour la plupart américains – ainsi que des associations comme le Worldwatch Institute, le World Wildlife Fund-US, l’Audubon Society, le Survival International-USA et d’autres ont été associés à cette monumentale œuvre de vulgarisation scientifique. Elle se propose, selon le termes même de son préfacier Mose Richards, d’éclairer tous les citoyens afin qu’ils prennent les choses en main et de susciter des « politiques intelligentes et prévoyantes de progrès » (p.9). « Il faut avoir la foi dans le progrès » surenchérit le commandant Cousteau qui raille en passant les technocrates, les politiciens et le matérialisme. Si l’on apprend, cà et là, que nous sommes des « microbes » (p.10) du grand organime terrestre (p.8), qu’il existe des « mâles » Boshimans (p.325), l’ensemble de l’ouvrage est cependant de ton très modéré et reprend à son compte les principaux enseignements de l’écologie scientifique : le monde est complexe, constitué d’innombrables interactions, l’explosion démographique et une industrialisation brutale menacent son équilibre naturel. De nombreux petits articles familiarisent le lecteur à cette complexité et l’invitent à penser en termes globaux. Maints exemples illustrent l’ouvrage et lui confèrent une dimension pédagogique. Face aux impairs par la maladresse humaine (les « effets pervers »), la Fondation Cousteau – devenue depuis l’Equipe Cousteau – s’est fait la promotrice d’une Déclaration des droits des générations futures qui viserait à interdire tout projet subordonnant le risque d’une atteinte irréversible à la vie sur terre à un impératif à court terme.
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moïra

Message non lupar moïra » 14/05/04, 21:55

Pour en finir avec nos auteurs de tendance "naturaliste"....et envisager les limites de leurs discours.

HAINARD Robert

I.Et la nature ? Réflexions d’un peintre, Genève, Editions Gérard de Buren, 1943, 226p.
II. Nature et mécanime, Neuchâtel, Editions du Griffon, 1946, réed. Sous le titre Le miracle d’être, Science et Nature, Paris, Sang de la Terre , 1986, 186p.
III. Une morale à la mesure de notre puissance, Bernex-Genève, 1963, 102p.
IV. Expansion et nature. Une morale à la mesure de notre puissance, Paris, Le Courrier du livre, 1972, 185p.
V. Le guetteur de lune, Paris, Genève, Hermé, Tribune Editions, 1986, 214p.

Talentueux peintre et sculpteur naturaliste suisse, Robert Hainard a plus influencé les milieux étroitement naturalistes que proprement écologistes (au sens d’écologie politique). Avec une lucidité certaine, il s’alarme très tôt de l’inconséquence qu’il y a à vouloir poursuivre une croissance matérielle illimitée dans un monde fini. Les problèmes démographiques l’interpellent aussi. Dès 1943, il pose les premiers jalons d’une série de reflexions que lui inspirent les rapports nature/culture. Pour Robert Hainard, l’homme connaît une tension entre, d’une part, ses facultés à rationnaliser le monde qui l’entoure et, d’autre part, son besoin inné, quasi-animal, de s’abandonner à ses pulsions instinctives pour se ressourcer à la nature vierge, par besoin de communion . L’artiste suisse ne nie pas la spécificité humaine mais éprouve le besoin de rééquilibrer une nature humaine dont l’aspect organique et instinctif lui paraît très dévalorisé. L’homme serait à la jonction de deux pôles irréductibles mais complémentaires. Cela l’amènera à contester l’anthropocentrisme pour embrasser une forme de pantheïsme. Très vite, fasciné par cette nature complexe qui s’oppose aux maladresses humaines, Robert Hainard multiplie les imprécations. Certes, la raison est utile mais elle est souvent arrogante et impuissante à saisir le réel. Certes, l’homme doit se préserver des assauts d’une nature cruelle mais à trop s’en couper il s’affadit. L’éloge de la nature prend alors chez lui, dès 1943 et sans discontinuer, des accents que ne nierait pas l’extrême-droite : la diversité de la nature est opposée au nivellement, son pouvoir régénérant à la décadence, sa sélection brutale à l’assistance-providence…Les propos choquants abondent dans ses ouvrages, jusqu’au malaise. « Mentalité d’assuré social : j’ai droit au bonheur. Il n’y a de droit naturel que celui d’être mangé ou de servir de fumier. La vie se conquiert, se défend » (IV, p.113).
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moïra

Message non lupar moïra » 02/07/04, 19:05

Bonjour!
Ahh, ça faisait longtemps... .

RAMADE François

I . Eléments d’écologie. Ecologie fondamentale, Auckland, Beyrouth, Paris etc, Mac Graw Hill, 1984, 397p.
II.Les catastrophes écologiques, Auckland, Bogota, Hambourg etc, MacGraw Hill, 1987, 317p.
III. Eléments d’écologie. Ecologie appliquée, Paris Ediscience, Mac Graw Hill, 1974 (édité initialement sous le titre Eléments d’écologie appliquée. Action de l’homme sur la biosphère), réed. revue et augmentée, Paris, Auckland etc,Mac Graw Hill, 1989, 578p.

Universitaire, ancien président puis président d’honneur de la Fédération française des sociétés de protection de la nature (aujourd’hui : France nature environnement), François Ramade est l’un des plus grand s spécialistes actuels de l’écologie scientifique. Ses ouvrages et manuels en témoingnent. C’est sous cet angle qu’il faut par exemple lire Eléments d’écologie ; Ecologie fondamentale qui expose les notions de biosphère, d’écologie des population, biogéographie…Eléments d’écologie appliquée est plus vif : la cause majeure de la crise actuelle réside dans le gaspillage des pays industrialisés et la croissance démographique du tiers monde. Le progrès technologique est aussi incriminé, de sorte que « l’homme apparaît donc comme le seul , l’unique responsable de la dégradation de la biosphère(…) »(p.17). Dès lors, nous pouvons lire son ouvrage comme une invitation à modifier le cours de l’histoire puisque « sauver l’homme, c’est d’abord protéger la nature » (p.14). Les facteurs de la dégradationd de la biosphère existent depuis que l’homme manie le feu mais ont connu une prodigieuse accélération avec la technologie à laquelle on doit une réduction de la diversité naturelle et la création de déchets non immédiatement recyclables (d’où pollution). Ils vont jusqu’à se répercuter sur « la santé physique et morale des populations urbaines » (p.506). Et c’est pour cette santé morale qu’il faut protéger la nature : léguer aux fameuses générations futures un patrimoine inaltéré. Dans l’immédiat, réfutant l’obscurantisme antitechnologique de certains, il importe de conjurer l’explosion démographique et de rappeler l’incompatibilité fondamentale de la protection de la nature et d’une civilisation industrielle basée sur le profit (p.534). on retrouve ces différents thèmes dans Les catastrophes écologiques où François Ramade s’engage encore d’avantage contre les obstacles idéologiques et religieux qui s’opposent à une réduction de la natalité et aborde en conclusion l’eventualité d’une ultime catastrophe : la guerre nucléaire.
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Message non lupar toto65 » 13/07/07, 20:35

très intéressante cette lecture. On trouve vraiment de tout sur ce forum.
mais un peu sombre pour ce soir.

j'ai pas était retenu pour la licence pro STER. j'aurai la réponse officielle d'ici quelques jours.Image
http://www.iut-tarbes.fr/Licster/Progra ... html#lien2

Ma déception est grande.
Bien sur il y a d'autre formation, mais celle-ci m'attirait énormément et c'est qu'à 1 heure de chez moi. Dommage.
J'aurais bien aimé connaitre la raison.
Bah je rebondirais Image
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