Société et philosophieFrançois Roddier, thermodynamique et société

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Ahmed
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Re: François Roddier, thermodynamique et société

Message non lupar Ahmed » 05/04/17, 22:52

Tu m'a pris de vitesse! :wink:
Pour ma part j'aurais formulé la fin de ton message ainsi: "...ont très vite été tournées vers le macabre projet d'alimenter la perpétuelle transformation du monde."
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janic
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Re: François Roddier, thermodynamique et société

Message non lupar janic » 06/04/17, 09:01

L'économisme a cette particularité de pouvoir parasiter tout les systèmes et de les convertir à l'idéologie de la croissance exponentielle.
Ainsi, et bien malheureusement, les énergies renouvelables pensé à l'origine comme des sources locales et destinés à un usage limité on très vite été tournées vers le macabre projet d'alimenter un monde en perpétuel transformation.

C’est très juste !
Pour continuer sur ce parallélisme avec le cancer, ce qui le provoque et le maintien, c’est en grande partie la surconsommation d’une part, et la dénaturation des produits à consommer d’autre part, ce qui correspond tout à fait à notre société qui a cru à la centralisation de la distribution des énergies en décidant que telle ou telle était la bonne, alors qu’elle n’était liée qu’à l’économisme. Ainsi retrouve-t-on les mêmes mécanismes dans le domaine de la santé où le business l’emporte sur la véritable santé en poussant à la consommation de ses produits à fort taux de rendement financier. On comprend dès lors que les médecines douces n’aillent pas dans ce sens et que tout soit fait, par ces businessman,s pour empêcher toute solution alternative économique (donc peu rentable) ayant pour but, réellement, d’améliorer la santé des populations.
Ce qui nous ramène aux énergies renouvelables et particulièrement le solaire individuel où l’on a rendu le petit producteur dépendant de la grosse machine EDF leur rachetant plus cher que le prix à la distribution (ce qu’aucune industrie n’oserait et ne pourrait faire sans conduire à mettre la clé sous la porte) et les particuliers comme certains agriculteurs se sont laisser piéger par cette mystification économique.
Or que constate-t-on pour les cancers ? La même chose ! Le particulier est piégé par la grosse machine de la consommation et surtout la dépendance d’une forme de soins centralisée et rejetant (en attendant de les récupérer pour les dévier de nouveau comme l’AB officiel) ces méthodes différentes, et pourtant efficaces, mais occultées par la bien pensance habituelle.
Ce parallélisme devrait faire réfléchir sur la confiance aveugle qui caractérise les fans de l’économisme en question.
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Re: François Roddier, thermodynamique et société

Message non lupar sen-no-sen » 06/04/17, 18:56

Ahmed a écrit :Tu m'a pris de vitesse! :wink:
Pour ma part j'aurais formulé la fin de ton message ainsi: "...ont très vite été tournées vers le macabre projet d'alimenter la perpétuelle transformation du monde."


Oui c'est plus juste en effet.
Il faut bien insister sur la question de transformation,car nous ne polluons pas le monde(vision subjective) nous le transformons pour en faire autre chose.
La phase actuelle,que l'on peut nommer technocène vise à transformer la biosphère en technosphère.
D'ailleurs si l'on regarde les périodes très reculés,lors de l'apparition de la vieles première bactéries on permis de transformer par photosynthèse la chimie atmosphérique ce a qui permis plus tard l'apparition de formes de vies plus complexes.

Hors de nos jours c'est l'industrie,fer de lance de l'économisme, qui modifie à sont tour la composition atmosphérique.
Il semble dès lors que les problèmes écologique ne relève pas "d'erreurs"de l'humanité comme cela est entendu classiquement,mais bien d'un processus qui vise à l'affaiblissement du vivant afin de favoriser l'apparition nouvelle forme de développement*.


*La géoingénierie,la procréation médicalement assisté ou la FIV comme palliatif à l'infertilité semble très bien appuyé cette thèse:plus la technologie se développe et plus nous devons nous adapter à elle et en dépendre.
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Re: François Roddier, thermodynamique et société

Message non lupar Ahmed » 06/04/17, 19:58

Il semble dès lors que les problèmes écologiques ne relèvent pas "d'erreurs" de l'humanité, comme cela est entendu classiquement...

En effet, les deux "explications" les plus fréquentes sont soit le fourvoiement, soit l'hubris. Si la première formule suggère une remédiation possible, voire facile (mais qui ne se produit pas!), la seconde renvoie à une causalité morale liée à une supposée essence humaine beaucoup plus intangible (mais qui est cependant toujours l'apanage des autres, ce qui suffit à la discréditer...).
C'est qu'il nous est bien difficile d'admettre la réalité de déterminismes qui, par définition, n'apparaissent pas "à la surface" et, de plus, mettent à mal ce libre arbitre qui nous est si cher!

...plus la technologie se développe et plus nous devons nous adapter à elle et en dépendre.

À l'intérieur même du changement technologique s'observe un phénomène d'éviction*: au départ, toute nouvelle technique propose de nouvelles possibilités qui s'ajoute à celles déjà existantes, mais lorsque la nouveauté s'est généralisée, elle détruit les possibilités antérieures, ce qui fait qu'il n'y a plus de choix, mais une obligation d'usage. On pourrait multiplier les exemples: internet a remplacé les services de renseignements auprès des administrations ou des firmes, les téléphones portables ont phagocyté les cabines publiques de téléphones, la suprématie automobile limite très fortement l'usage du vélo, etc...
D'un autre point de vue, la complexification technicienne rend obsolète le savoir-faire de chacun, ce qui entraîne une addiction dangereuse à un simple "appui sur des boutons" de machines dont nous ne comprenons plus le fonctionnement et sur lesquelles notre pouvoir se réduit toujours plus.
En tant que fait global, il y a une irréversibilité de facto de la technologie: il y a bien toujours des choix humains à chaque étape, mais ces "choix" sont impliqués par les décisions antérieurs, de tel sorte qu'il n'est guère difficile de les anticiper (c'est d'autant plus prévisible qu'elles ne sont pas le fruit de débats collectifs).

*Et je n'évoque ici pas l'éviction économique, trop évidente.
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