Santé et prévention. Pollutions, causes et effets des risques environnementauxLes morts de la pollution

Comment rester en bonne santé et prévenir les risques et ses conséquences sur votre santé et la santé publique. Maladies professionnelles, risques industriels (amiante, pollutions de l'air, les ondes électromagnétiques...), risques de société (stress au travail, surconsommation de médicaments...) et individuels (tabac, alcool...).
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Christophe
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Message non lupar Christophe » 02/03/11, 19:32

Ah enfin on en parle au GRAND public !!

La pollution de l'air en ville a un impact direct sur l'espérance de vie

De Véronique MARTINACHE (AFP) – Il y a 3 heures

PARIS — La pollution de l'air dans les grandes villes européennes, liée en particulier au trafic routier, a un impact direct sur l'espérance de vie, selon les conclusions d'un programme scientifique européen publiées mercredi.

Mené durant trois ans dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, le projet Aphekom, coordonné par l'Institut de veille sanitaire (InVS), s'est attaché à déterminer les impacts sanitaires et économiques de la pollution atmosphérique et à évaluer l'effet des réglementations dans ce domaine.

Il montre ainsi que l'espérance de vie dans les grandes villes européennes pourrait augmenter jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus si la valeur guide préconisée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les particules fines était respectée.

Dans les 25 grandes villes étudiées, totalisant 39 millions d'habitants, le dépassement du seuil de 10 microgrammes par m3 d'air fixé par l'OMS pour le niveau moyen annuel de particules fines PM2,5 (moins de 2,5 microns) se traduit par 19.000 morts par an.

D'un point de vue économique, il pèse pour environ 31,5 milliards d'euros par an (dépenses de santé, absentéisme...).

Sur les 25 villes, Stockholm est la seule sous le seuil OMS (9,4 microgrammes/m3).

Bucarest et Budapest, qui ont les niveaux de particules fines les plus élevés, pourraient, en les abaissant, gagner respectivement 22 et 19 mois d'espérance de vie.

La France "est dans une situation médiane", a indiqué Christophe Declercq (InVS).

Les 9 villes françaises analysées pourraient gagner "4 à 8 mois" d'espérance de vie, soit "environ 3.000 décès annuels". Marseille aurait le plus à gagner, devant Lille, Paris, Lyon, Strasbourg, Bordeaux, Rouen, puis Le Havre et Toulouse.

Il s'agit de "valeurs d'exposition moyennes", a souligné Christophe Declercq, avec une "forte hétérogénéité selon les quartiers".

Les particules fines, qui peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires, sont émises par la combustion. Dans les grandes concentrations urbaines, les émissions des véhicules, surtout avec des moteurs diesel, contribuent pour près d'un tiers d'entre elles.

Le projet Aphekom a aussi montré qu'habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement le risque de maladies chroniques. Il a ainsi estimé que dans 10 villes européennes, 15% des asthmes de l'enfant pouvaient être attribués au trafic urbain.

"En moyenne 30% de la population des 10 villes prises en compte par Aphekom habite à moins de 75 mètres d'une route sur laquelle circulent plus de 10.000 véhicules par jour", a souligné Nino Künzli (Centre de recherche en épidémiologie environnementale, Creal, Barcelone).

L'impact de la pollution liée à la circulation est aussi retrouvé dans la bronchite chronique ou dans les pathologies cardiovasculaires, mais moins de données solides sont disponibles et les scientifiques préfèrent étayer leurs travaux avant d'avancer des chiffres, a précisé Laura Perez (Creal, Barcelone).

A contrario, le projet Aphekom a mis en évidence une diminution "considérable", de l'ordre de 66%, des niveaux de dioxyde de soufre (SO2) dans l'air ambiant depuis les années 90 et la mise en place d'une législation européenne visant à réduire les niveaux de soufre dans les carburants. Une diminution qui a permis de prévenir quelque 2.200 décès prématurés dans 20 villes européennes analysées.

"Il y aurait de gros avantages à avoir une bonne gestion de la qualité de l'air, en particulier pour ce qui concerne le trafic routier", a souligné Alistair Hunt (Université de Bath, Royaume-Uni).


http://www.google.com/hostednews/afp/ar ... c8c2c27.61

Et un article plus de fond: http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html
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Obamot
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Message non lupar Obamot » 02/03/11, 21:01

Les morts de la pollution, sont des morts par empoisonnement. Donc si on rajoute à ces statistiques:

— les micro particules fines (et pas seulement celle du trafic routier ou des usines, mais aussi celles résultant des activités domestiques)
— la pollution dans l'alimentation.
— les POP, bore, bisphénols et autres perturbateurs.
— le déficit immunitaire ayant pour cause des empoisonnements (volontaires ou non) des populations et dont la source est notamment le Codex alimentarius.
— les effets secondaires des médicaments.
— l'empoisonnement mental et la dépression subséquents à tous les points ci-dessus.
— dont les maladies immuno-dépressives.

On arriverait à une personne sur trois? Ou sur deux?
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Message non lupar Christophe » 04/03/11, 19:23

Oui oba, mais là on parle exclusivement de la pollution de l'air uniquement....sinon ca serait un peu compliqué...

Un autre article qui donne les sources: http://www.letelegramme.com/ig/generale ... 225841.php

La pollution de l'air dans les grandes villes européennes, liée en particulier au trafic routier, a un impact direct sur l'espérance de vie, selon une étude coordonnée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) à échelle européenne.

Le programme Aphekom, coordonné par l'Institut de veille sanitaire (InVS) a été mené dans 12 pays européens, pendant trois ans. Il visait à déterminer les impacts sanitaires et économiques de la pollution atmosphérique et à évaluer l'effet des réglementations dans ce domaine. Les conclusions ont été publiées hier.

Augmentation de durée de vie jusqu'à 22 mois

Même si l'on se doutait que la pollution aux particules fines était néfaste pour notre santé, l'étude en question livre un constat clair : la pollution urbaine a un effet direct sur l'espérance de vie des habitants de grandes villes. 25 d'entre elles ont été étudiées, et l'on constate un dépassement quasi systématique du seuil de 10 microgrammes par m3 d'air fixé par l'OMS pour le niveau moyen annuel de particules fines. Or selon l'étude, si cette valeur guide était respectée, on pourrait augmenter la durée de vie jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus.

Selon l'InVS, d'un point de vue économique, le respect de cette valeur guide se traduirait par un bénéfice d'environ 31,5 milliards d'euros (diminution des dépenses de santé, de l'absentéisme, et des coûts associés à la perte de bien-être, de qualité et d'espérance de vie).

La France "en situation médiane"

Selon l'AFP, les particules fines, qui peuvent pénétrer profondément dans les voies respiratoires, sont émises par la combustion. Dans les grandes concentrations urbaines, les émissions des véhicules, surtout avec des moteurs diesel, contribuent pour près d'un tiers d'entre elles.

Concernant la France, plus spécifiquement, neuf villes ont été analysées. La France "est dans une situation médiane", selon Christophe Declercq, de l'InVS. On pourrait y gagner "4 à 8 mois" d'espérance de vie, soit "environ 3.000 décès annuels". Un constat qui s'adresserait tout particulièrement à Marseille.


http://www.invs.sante.fr/display/?doc=p ... index.html

http://www.aphekom.org/web/aphekom.org/home

Communiqué de presse

Aphekom apporte un nouvel éclairage sur les effets sanitaires et
économiques de la pollution urbaine en Europe


Saint Maurice, France, le 2 mars 2011

Coordonné par l'Institut de veille sanitaire (InVS) et mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, le projet Aphekom* rend aujourd'hui public les résultats de trois années de travaux sur les impacts sanitaires de la pollution atmosphérique en Europe et conclut :
- diminuer davantage les niveaux de particules fines dans l'air des villes européennes entraînerait un bénéfice non négligeable en termes d'augmentation de l'espérance de vie et de réduction des coûts pour la santé ;
- habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique.

Les principaux enseignements du projet Aphekom sont présentés et discutés ce jour lors de la réunion finale à laquelle assistent de nombreux acteurs de l'environnement et décideurs européens.

Impact sur l'espérance de vie et les dépenses de santé
En s'appuyant sur des méthodes classiques, l'évaluation de l'impact sanitaire dans 25 grandes villes européennes montre que l'espérance de vie pourrait augmenter jusqu'à 22 mois pour les personnes âgées de 30 ans et plus (en fonction de la ville et du niveau moyen de pollution), si les niveaux moyens annuels de particules fines PM2,5 étaient ramenés au seuil de 10 microgrammes par mètre-cube, valeur guide préconisée par l'OMS.
D'un point de vue économique, le respect de cette valeur guide se traduirait par un bénéfice d'environ 31,5 milliards d'euros (diminution des dépenses de santé, de l'absentéisme, et des coûts associés à la perte de bien-être, de qualité et d'espérance de vie).

Habiter à proximité du trafic routier augmente sensiblement la morbidité attribuable à la pollution atmosphérique

A l'aide de méthodes innovantes, Aphekom a montré qu'habiter à proximité du trafic routier est un facteur majorant dans le développement de pathologies chroniques.
Il a été estimé notamment que, dans 10 villes européennes, le fait d'habiter à proximité du trafic routier pourrait être responsable d'environ 15 % des asthmes de l'enfant. On pourrait retrouver des proportions similaires ou plus élevées de pathologies chroniques respiratoires et cardio-vasculaires fréquentes chez les adultes de 65 ans et plus habitant à proximité du trafic.
Au total, pour ces villes, le coût associé à ces impacts s'élèverait à environ 300 millions d'euros chaque année.

Impacts passés et futurs des législations européennes

D'après les résultats d'Aphekom, il apparaît que la législation européenne visant à réduire les niveaux de soufre dans les carburants s'est traduite par une diminution marquée et pérenne des niveaux de dioxyde de soufre (SO2) dans l'air ambiant. Cette mesure a permis de prévenir près de 2 200 décès prématurés, dont le coût est estimé à 192 millions d'euros dans les 20 villes étudiées.

L'ensemble de ces résultats souligne que la promulgation et la mise en oeuvre de réglementations efficaces dans le domaine de la pollution atmosphérique se concrétisent par des bénéfices sanitaires et monétaires importants. Ils montrent du même coup l'intérêt qu'il y aurait à réguler les niveaux de pollution atmosphérique à proximité du trafic routier.

Ces résultats sont particulièrement pertinents alors que depuis 2005 différents pays de l'Union européenne dépassent les valeurs limites réglementaires pour les niveaux de particules dans l'air ambiant. De plus, la mise en oeuvre des réglementations actuelles est à l'ordre du jour aux niveaux européen et national, et l'Union européenne prépare pour 2013 une révision de la réglementation actuelle.

Informer pour agir : l'objectif ultime du projet Aphekom

Le projet Aphekom (Improving Knowledge and Communication for Decision Making on Air Pollution and Health in Europe) met ses résultats et ses outils à disposition des décideurs pour les aider à formuler des politiques locales, nationales et européennes plus efficaces. Il apporte des éléments aux professionnels de santé pour mieux conseiller les personnes vulnérables, ainsi qu'à l'ensemble des citoyens afin qu'ils puissent mieux protéger leur santé.

* Le projet Aphekom s'est déroulé de juillet 2008 à mars 2011. Il a été co-financé par le programme européen d'action communautaire dans le domaine de la santé publique (2003-2008) (Convention de subvention No. 2007105) et par les nombreux organismes locaux et nationaux qui ont dédié des ressources à l'accomplissement du projet. La surveillance en santé environnementale reste au coeur des préoccupations de l'Institut de veille sanitaire depuis sa création il y a 13 ans.


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Message non lupar Maximus Leo » 05/03/11, 09:24

Christophe a écrit :Ah enfin on en parle au GRAND public !!

Il y a longtemps qu'on en parle au grand public, Christophe, mais est-ce le grand public qui peut faire quelque chose ? Et quoi ?

Dans mon patelin il y a une école primaire avec un parking commun avec celui de la mairie. Quatre fois par jour on vient y déposer et chercher les enfants. C'est surtout le soir qu'il y a un problème : sur une surface d'un demi hectare pendant un quart d'heure à une demi-heure il y a 200 voitures, plus des cars scolaires, dont le moteur tourne. Ce sont quasiment tous des diesels qui ne sont même pas Euro1 (R21, BX, 405, etc...). Résultat, il y a une pollution in-vrai-sem-bla-ble que les gamins respirent à plein poumons. :shock:

Dans le mensuel municipal, le maire a conseillé d'arrêter les moteurs, ce que personne ne fait parce que ce sont des diesels.

M.L.
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Message non lupar Christophe » 05/03/11, 10:00

Maximus Leo a écrit :Il y a longtemps qu'on en parle au grand public, Christophe, mais est-ce le grand public qui peut faire quelque chose ? Et quoi ?


Je ne suis pas d'accord, les rapports de ce genre datant de 2003/2004 :

http://www.econologie.com/morts-pollution/
http://www.econologie.com/telechargemen ... rapport-1/
http://www.econologie.com/telechargemen ... rapport-2/
http://www.econologie.com/citepa-pollut ... nt-france/
http://www.econologie.com/citepa-invent ... on-france/

n'avaient, je crois, à l'époque, pas fait l'objet d'articles ou dépèches dans les mass medias...il fallait les chercher sur les sites des organismes spécialisés, Afsse et Citepa dans notre cas !

Du moins, perso, j'en avais jamais entendu parlé dans des grands médias...

Que faire?

Ben je pense que si on touche à SA santé, le CONsommateur va peut être plus changer ses habitudes que lorsqu'on parle de la santé de la PLANETE...

Non? C'est juste un comportement bien égoïste et bien humain...

Je pense également que les chiffres du programme Aphekom sont minorés par rapport à la réalité...dans le rapport de l'Afsse de 2004, on peut lire:

"On apprend que sur une population urbaine de 15 259 590 habitants de 76 agglomérations de France en 2002, 9513 décès seraient attribuables à la pollution par les particules fines. Cela représente 4,9% de la mortalité totale de cette même population cette année là !"

"La France a elle seule verrait 31 700 morts de la pollution de l'air par an dont 17 600 (56%) imputables au seul traffic routier !!"


Mais c'est sur que dire que 32 000 décès sont dûs à la pollution de l'air (soit quasi autant que l'alcool ou le tabac), médiatiquement, poltiquement et économiquement, ca passe moins bien que dire qu'on perd quelques mois de vie...

Voila peut être la raison pkoi on en parle pas dans les mass medias... :|
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Message non lupar Arborescence » 04/06/15, 19:12

Pour ceux qui comprennent l'anglais je me permets de partager des informations sur la radioactivité : http://www.tuberose.com/Japan%27sFukush ... rophe.html
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Message non lupar Christophe » 20/09/15, 15:11

Une nouvelle étude de Nature à propos des morts de la pollution de l'air...

http://m.rfi.fr/europe/20150919-trois-m ... e-nous-tue
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Re: Les morts de la pollution

Message non lupar Christophe » 15/02/16, 15:26

Chiffre de 3 millions revu à la hausse à 5.5 millions d'après: http://www.levif.be/actualite/environne ... 67641.html

La pollution est responsable de 5,5 millions de décès prématurés dans le monde chaque année, dont la moitié en Chine et en Inde, deux des pays qui connaissent la plus forte croissance économique, révèle une étude américaine.


Et dire qu'on parlait du soucis ici, il y a déjà presque 10 ans!!! Mais c'est que les choses importantes passent à la trappe face à la bétise du net (qui en arrangent bien certains qui peuvent continuer de tuer les gens!)
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