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Message |
Christophe G.I.S.M.E.


Inscrit le: 10 Fév 2003 Messages: 19575 Localisation: Planète Serre (Alsace et Belgique)
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Posté le: Mer 04 Juil 2007, 16:28 Sujet du message: |
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| Citation: |
Les microalgues sont a l'etude pour produire des biocarburants, Actu-Environnement, 22/06/07 C. Seghier
Les biocarburants ou agrocarburants sont depuis quelque temps particulierement plebiscites par les pouvoirs publics et par consequent tres encourages. En Europe, conformement aux objectifs de la directive communautaire 2003/30/CE, le taux d'incorporation de ces agrocarburants dans l'essence et dans le gazole devrait atteindre 5,75% exprime en valeur energetique en 2010. En France, a la meme date, ce taux d'incorporation devrait atteindre 7%.
Fabriques a partir de plantes comme le ble, le colza, le mais ou la canne a sucre et melanges a de l'essence ou a du gazole, il est vrai que les agrocarburants ont des atouts au regard des carburants d'origine fossile. On notera qu'ils contribuent a diminuer certains impacts globaux et representent un element de reponse a l'augmentation du cout des carburants et a la baisse des reserves petrolieres. De plus, ils contribuent faiblement aux emissions globales de gaz a effet de serre liee a l'automobile puisque le dioxyde de carbone rejete lors de la combustion des biocarburants est en grande partie absorbe lors de la croissance des plantes qui servent a le fabriquer : il n'y a pas d'apport de carbone fossile dans l'atmosphere.
Toutefois, depuis que leur developpement s'accelere, l'interet de ces carburants est de plus en plus remis en question. Selon les etudes, le bilan environnemental des biocarburants reste terriblement contraste. Plusieurs organismes ont alerte sur les risques de deforestation accrue lies aux besoins d'espace pour ces nouvelles cultures. Ils font egalement concurrence au secteur alimentaire et sont a l'origine d'une hausse des prix des denrees qui menace les populations les plus pauvres de la planete. De plus, les biocarburants peuvent avoir un impact negatif sur l'environnement (la biodiversite, la qualite des sols et la ressource en eau) car ils sont generalement issus de cultures intensives, consommatrices d'engrais et de pesticides. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle certains souhaitent un changement definitif de la denomination Biocarburant au profit du terme Agrocarburant. Enfin, les methodes de production entrainent une consommation elevee d'energie. C'est dans ce cadre que des efforts de recherche sont consentis pour developper la deuxieme generation de biocarburants, a base de ligno-cellulose.
Pourtant, la flore terrestre n'est pas la seule eligible a la production de carburants. Dans ce contexte, le projet SHAMASH de l'institut national de recherche en informatique et en automatique (INRIA), finance par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche) et soutenu par les poles de competitivite Mer (Toulon) et Capenergies (Cadarache), a pour objectif de produire a l'horizon 2010 un nouveau biocarburant a partir de microalgues autotrophes.
Ces microorganismes d'une taille de l'ordre de 2 a 40 milliemes de millimetre ont en effet des avantages sur les especes oleagineuses terrestres : ils peuvent accumulerjusqu'a 50% de leur poids sec en acides gras, permettant d'envisager des rendements a l'hectare superieurs d'un facteur 30 aux especes oleagineuses terrestres , explique l'Institut national de recherche en informatique et en automatique de Sophia-Antipolis, charge du projet.
En outre, selon les chercheurs, toujours comparativement aux especes oleagineuses terrestres, ces microalgues presentent de nombreuses caracteristiques favorables a une production d'acides gras. Si les biocarburants des cerealiers sont accompagnes de pesticides et des engrais, la culture de microalgues en serre a grande echelle n'a pas besoin d'apport de produit phytosanitaires et permet de maitriser le cycle de l'azote et du phosphore en controlant le recyclage des elements nutritifs. Enfin le rendement de croissance et par consequent des productions a l'hectare est superieur aux especes oleagineuses terrestres.
Les chercheurs estiment entre 200.000 et plusieurs millions le nombre d'especes d'algues existantes ; un nombre bien superieur aux 250.000 especes de plantes superieures recensees. Une telle diversite non exploitee constitue un reel potentiel pour la recherche et l'industrie et les atouts des microalgues semblent en faire d'excellentes candidates pour la production de biocarburants. Tout l'objet du projet sera d'evaluer la viabilite technique et economique d'une telle filiere de production.
Ce programme, qui a demarre en decembre 2006, est finance sur trois ans a hauteur de 2,8 millions d'euros. Il reunit 8 equipes et entreprises francaises. Coordonne par Olivier Bernard charge de recherche a l'INRIA, il integre des specialistes de la culture, de la physiologie et de l'utilisation de microalgues, des specialistes de l'optimisation des procedes biotechnologiques ainsi que des specialistes des biocarburants et de l'extraction et de la purification de lipides. |
http://www.actu-environnement.com/ae/news/micro...t_inria_2914.php4 _________________ Habitant de la Planète Serre. Notre boutique éconologique - Annuaire environnement - Ampoules économiques - Panneaux solaires - Diagnostic énergétique - Chargeur solaire - Econo-TV - YouTube- Récupérer, donner, échanger et vendre avec les petites annonces |
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Francky Je découvre l'éconologie

Inscrit le: 08 Juin 2007 Messages: 4 Localisation: Loire-atlantique
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Posté le: Mer 04 Juil 2007, 18:09 Sujet du message: |
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Bonjour,
Personnellement, je pense qu'avec 2,8 millions d'euros sur 3 ans. Les résultats seront certainement incomplets, m'enfin c'est toujours ça. Vu le potentiel de ces algues et l'urgence de la situation, l'équipe en question ferait bien de communiquer de façon concrète sur ces besoins.
Pour ma part, je suis technico-commercial auprès des industriels de l'agroalimentaire. Mes clients les plus fréquents sont les laiteries et les fromageries, mais aussi les autres secteurs industriels de l'agro. Je leur vends des produits d'hygiène et des équipements liés à l'hygiène. Hé oui ! Je suis un affreux pollueur.
Je pense qui il y a un savoir-faire suffisamment important dans ces industries ainsi que chez leurs fournisseurs, pour qu'il leur donne un sérieux coup de main. Je les fréquente tous assez régulièrement : Ce savoir-faire, c'est par exemple en terme de procédé techno ( La culture industrielle de micro-organisme, la centrifugation, la micro filtration, l'ultrafiltration...) tout ce qui concerne également les mesures ( T°, pH, débit, conductivité, les analyses physico-chimiques… )
A moins que ces études soient secrètes !!!
Cordialement, Francky. |
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Christophe G.I.S.M.E.


Inscrit le: 10 Fév 2003 Messages: 19575 Localisation: Planète Serre (Alsace et Belgique)
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Bucheron Econologue expert


Inscrit le: 07 Nov 2005 Messages: 3091 Localisation: En montagne... (Trièves)
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Posté le: Jeu 05 Juil 2007, 00:12 Sujet du message: |
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| Citation: |
| [...]Les chercheurs estiment entre 200.000 et plusieurs millions le nombre d'especes d'algues existantes[...] |
Ben tu vois Zac, t'as de quoi faire !  _________________ Êtes-vous un troll ?
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Christophe G.I.S.M.E.


Inscrit le: 10 Fév 2003 Messages: 19575 Localisation: Planète Serre (Alsace et Belgique)
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Posté le: Mer 25 Juil 2007, 18:12 Sujet du message: |
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| Citation: |
Les microalgues pour produire des biocarburants
La France se lance dans la course aux carburants à partir d'algues. Un programme de recherche, réunissant sept laboratoires et une PME, vise la production d’huiles extraites des algues microscopiques présentes dans le plancton. Ces microalgues offrent un rendement en biocarburant 30 fois supérieur aux oléagineux, sans menacer l’environnement ni concurrencer les cultures alimentaires.
Alors que l’Europe s’est fixé un objectif contraignant de 10 % de biocarburants dans les transports d’ici 2020, il s’avère que la production de biocarburant à base de tournesol, de soja ou de canne à sucre engendre des coûts de production élevés et un impact environnemental important. Les microalgues offrent à ce titre une alternative : elles possèdent un potentiel de développement bien plus élevé, ne concurrencent pas les cultures alimentaires et n’ont pas besoin de produits phytosanitaires. Pour la première fois en France, une équipe de chercheurs de sept laboratoires et une PME se sont lancés, en décembre 2006, dans un projet de production de biocarburant sous forme d’ester de méthyl, à partir de microalgues. Dénommée Shamash, une divinité babylonienne représentée par un soleil dans une roue (une métaphore du biocarburant), cette initiative est soumise à l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre de son programme national de recherche sur les bioénergies. Le potentiel est considérable : on estime en effet qu’il existe entre 200 000 et plusieurs millions d’espèces d’algues. Les microalgues, que l’on trouve dans le plancton, peuvent accumuler des acides gras représentant jusqu’à 50% de leur poids sec, ce qui permet d'envisager un rendement en biocarburant 30 fois supérieur aux espèces oléagineuses terrestres, les inconvénients en moins.
« Nous pourrions parvenir, en milieu contrôlé à atteindre des 30 tonnes par hectare (ha) et par an, contre 3 à 4 tonnes pour du colza ou du tournesol », explique Jean-Paul Cadoret, chef du laboratoire physiologie et biotechnologie des algues de l’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) de Nantes. Sur ce site, huit souches à forte productivité en acide gras sont cultivées dans des réacteurs en verre, éclairés en permanence par des tubes néon. « Selon nos calculs, nous pourrions produire 24 000 litres d’huile par hectare et par an, contre 1500 litres pour du colza ou 6000 litres pour du palmier. »
Shamash est doté d’un budget de 2,8 millions d’euros par an. Labellisé par le pôle de compétitivité Mer de la région Provence-Alpes-Côtes d’Azur, il intègre des spécialistes de la culture, de la physiologie et de l’utilisation des microalgues, des experts de l’optimisation des procédés biotechnologiques ainsi que des spécialistes des biocarburants, de l’extraction et de la purification des lipides. |
Vu sur econologique.info
ps: 24 000 L par an et par ha ca permettrait l'autonomie énergétique (au moins pour le fuel domestique) de bon nombre de village et commune...et même certain particulier: 10 ares suffirait à faire 2400 L...soit de quoi chauffer bon nombre de maison en France! _________________ Habitant de la Planète Serre. Notre boutique éconologique - Annuaire environnement - Ampoules économiques - Panneaux solaires - Diagnostic énergétique - Chargeur solaire - Econo-TV - YouTube- Récupérer, donner, échanger et vendre avec les petites annonces |
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SixK J'économise des grammes de CO2

Inscrit le: 15 Mar 2005 Messages: 346
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Posté le: Mer 25 Juil 2007, 19:13 Sujet du message: |
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La seule chose qui me chagrine avec ces micro-algues, c'est que si on exploite des algues "sauvages", quelquepart on remet en circuit dans l'air du CO2 piégé dans l'ocean...
Apres faut voir les conséquences, mais bon il y a la matière a se poser des questions...
SixK |
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Christophe G.I.S.M.E.


Inscrit le: 10 Fév 2003 Messages: 19575 Localisation: Planète Serre (Alsace et Belgique)
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giul Je commence à comprendre


Inscrit le: 16 Aoû 2005 Messages: 27
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Posté le: Jeu 26 Juil 2007, 05:59 Sujet du message: |
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'lut
Les Danois sont fixé sur la laitue de mer
Lien
]@+ |
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Bucheron Econologue expert


Inscrit le: 07 Nov 2005 Messages: 3091 Localisation: En montagne... (Trièves)
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Posté le: Ven 24 Aoû 2007, 00:55 Sujet du message: |
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| SixK a écrit: |
La seule chose qui me chagrine avec ces micro-algues, c'est que si on exploite des algues "sauvages", quelquepart on remet en circuit dans l'air du CO2 piégé dans l'ocean...
Apres faut voir les conséquences, mais bon il y a la matière a se poser des questions...
SixK |
Non, comme pour le CO2 des espèces terrestres, ce CO2 là n'est pas piégé "dans l'océan", mais dans de la biomasse hébergée par l'océan, je ne pense pas que ça soit la même chose...
Quand on parle de l'océan comme puits de carbone, il ne me semble pas que ce soit à la biomasse alguale qu'on fasse référence... _________________ Êtes-vous un troll ?
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toto65 J'économise des grammes de CO2

Inscrit le: 30 Nov 2006 Messages: 471
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Posté le: Jeu 11 Oct 2007, 17:28 Sujet du message: |
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http://agriculture.sud-gresivaudan.org/uploads/...10_1189689616.pdf
Je lis qu' un tracteur, consomme en moyenne 130l/ha (page 3 du lien)
D'après ce que dis Idocorp. Super infos Idocorp
Maïs : 172 l/ha/an
Soja : 446 l/ha/an
Colza : 572 l/ha/an
Tournesol: 662 l/ha/an
Entre la semence et la récolte le tracteur va travailler,
le sol 2 fois minimum. Donc deux fois 130l/ha soit 260l.
C'est une estimation à la grosse louche, pour illustrer que agro carburant n'est pas rentable. Il faudrait prendre en compte l'arrosage pour achever le fosser.
Maïs : 172 l/ha/an soit -88 l/ha/an minimum
Soja : 446 l/ha/an soit 186 l/ha/an minimum
Colza : 572 l/ha/an soit 312 l/ha/an minimum
Tournesol: 662 l/ha/an soit 402 l/ha/an minimum |
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