J'ai lu que 20% du texte et suis directement allé voir les courbes, c'est plus parlant que tout le blabla théorique.
Vous avez jeté un oeil dessus ? On y voit très clairement que tous les points de mesure sont en faveur de l'électrolyse DC, sauf un seul ! Celui à 17Khz.
Mais il y a des choses qui ne vont pas dans leurs expériences :
Les tests en pulsé s'arrêtent à 10W, il aurait été intéressant d'aller jusqu'aux 250W de l'électrolyse DC. Laissez moi deviner, leur électronique de commande ne leur permettait pas de monter si haut.
On peut lire dans le document, et là j'hallucine complètement :
Fig. 3. Hydrogen generation rate (a) and its efficiency (b) as a function of the input power. In the case of pulsed power, various circuits with
different voltage (Vp2), current (I max) and frequency ((i)–(iv)) have been compared. The input power is the integration of the secondary voltage and current multiplied by the frequency.
En gros, pour leurs tests en pulsé, ils ne mesurent pas la puissance au niveau de l'alimentation DC qui alimente leur montage, mais au secondaire de leur montage !
Ils éliminent complètement toutes les pertes qui se trouvent en amont, c'est un peu facile !!
Mais malgré cela, le DC reste meilleur partout, sauf sur un seul point de mesure
Mais surtout, n'oubliez pas une chose : dès l'instant où vous voyez une inductance, celle ci lisse le courant. Dans le cas qui nous intéresse ici, ça signifie que le courant dans la cellule est presque continu, il juste une forme de dent de scie qui correspond aux impulsions venant du primaire. Quand l'impulsion de tension est présente, le courant monte progressivement, quand l'impulsion n'est pas là, le courant continue à circuler mais diminue doucement. On le voit bien sur la figure 2.
Mais là où vous vous êtes fait également berner, c'est que toujours sur la figure 2, la courbe de tension que l'on voit, avec les fameuses impulsions, ce n'est pas aux bornes de la cellule, mais au bornes du secondaire du transfo !! Aux bornes des électrodes on retrouverait une tension continue légèrement ondulée comme celle du courant.
En conclusion, leur montage n'est ni plus ni moins qu'une alimentation à découpage, qui n'envoie strictement aucune impulsion sur la cellule en elle même, ni de courant, ni de tension, à cause de l'inductance du secondaire qui lisse le tout.
Du coup la cellule voit tout simplement une tension et un courant continu à ses bornes (avec juste un peu d'ondulation), et au final on se retrouve avec une electrolyse DC tout à fait standard !
En tout cas j'ai vérifié si la courbe "Ideal Line" était bonne, et elle l'est, ils ont pris la tension théorique de 1.23V pour faire le calcul, et la constante de faraday (débit en L/h = courant en A multiplié par 0.627, puis conversion en cm cube par seconde). Il y a au moins une chose de sérieuse dans ce pdf



