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Misterloxo
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Message non lupar Misterloxo » 21/02/04, 11:17

J'ai trouvé cet article intéressant et "encourageant" sur l'internaute.com et je vous en fait part :

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<span style='font-size:14pt;line-height:100%'><span style='color:blue'>"Le prix de la négligence est supérieur à celui de l'engagement"
Acteurs, coûts, méthodologie, objectifs... Dans un entretien au Journal du Management, Nicole Notat revient sur les grands enjeux du développement durable. (février 2004)</span></span>



<span style='font-family:Arial'>De sa fenêtre, Nicole Notat a l'œil sur la pollution parisienne. Situé au 28ème étage de l'une des tours Mercuriales à Bagnolet (Seine-Saint-Denis), son bureau la place aux premières loges. L'ancienne secrétaire générale de la CFDT dirige aujourd'hui Vigeo, l'agence de notation sociale et environnementale qu'elle a créée en juillet 2002. Une autre position privilégiée, qui lui permet cette fois d'avoir l'œil sur l'essor du développement durable en France.</span>

Quelle est votre définition du "développement durable" ?
Nicole Notat. Ce n'est pas ma définition, mais la définition officielle, donnée en 1987 par le rapport Brundtland de la Commission des Nations unies sur l'environnement et le développement. Il s'agit de la capacité des générations actuelles à satisfaire leurs besoins sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. Cette définition invite à réconcilier le court terme et le long terme. La satisfaction des besoins touche à la fois à la santé, l'éducation, l'économie, le développement… On est au cœur des retombées sociales et sociétales de l'économie. Ce qui donne de la consistance à ce concept, ce sont ceux qui agissent en son nom, par exemple les pouvoirs publics ou les entreprises.


Où la France se situe-t-elle en matière de développement durable par rapport à d'autres pays ?
Les pays nordiques ont été en avance sur ce concept, en particulier pour les aspects environnementaux. Mais en France, la prise de conscience a fortement progressé depuis deux ans, de la part des pouvoirs publics, mais aussi des entreprises et des consommateurs.

Est-ce un effet de mode ?
Il y a bien sûr un effet de mode, ce qui implique des risques de confusion sur le concept et des risques d'illusion sur ce qu'il peut générer. Pour l'entreprise, le développement durable a aujourd'hui une relation avec sa réputation. Son premier réflexe est dès lors de s'afficher responsable et citoyenne, de commencer par faire de la communication. Mais si cette communication ne s'appuie pas sur une action concrète et réelle, elle peut rapidement se retourner contre l'entreprise elle-même. A mon avis, à long terme, une entreprise ne peut pas faire de la responsabilité sociale qu'à travers la communication.


Quelles sont les forces qui poussent les entreprises vers le développement durable ?
Aujourd'hui, l'entreprise est pressée d'agir dans cette direction par de nombreux acteurs. L'opinion publique est sensible aux grandes causes écologiques, au respect des droits de l'homme, à la lutte contre la corruption. Elle est capable de susciter des campagnes médiatiques à fort impact. Les pouvoirs publics prennent une place de plus en plus importante parmi les forces de pression, notamment par des dispositions législatives et réglementaires. La loi des Nouvelles régulations économiques (NRE) qui créé l'obligation de publier un rapport de développement durable a été un accélérateur de la communication et, dans la foulée, de l'action. Les investisseurs constituent aussi une source de pression. Les entreprises ont le souci d'accéder au marché de l'investissement responsable. Enfin, l'entreprise elle-même agit en faveur du développement durable après l'appréciation du risque qui serait le sien si elle négligeait son action dans tel ou tel domaine.

Le développement durable peut-il être une source de plus grande rentabilité ?
Le premier réflexe des entreprises qui abordent la question est de mettre en évidence le coût du développement durable. Mais la négligence en la matière n'a-t-elle pas aussi un coût ? Le prix de la négligence est sans doute supérieur à celui de l'engagement. Si l'entreprise est prise à défaut, elle peut être sanctionnée par une amende, un procès ou encore une mauvaise réputation qui peut influencer l'acte d'achat du consommateur. Par ailleurs, une politique de développement durable génère des économies, par exemple d'énergie. Enfin, elle peut fournir un élément de différenciation et donc de compétitivité.

Observez-vous un intérêt croissant des dirigeants pour le développement durable ?
L'année dernière, de nombreux dirigeants se sont rendus au sommet de Johannesburg sur le développement durable, et environ 230 entreprises ont adhéré au Global Compact. La sensibilisation des dirigeants est en forte hausse depuis dix-huit à vingt-quatre mois. Certains sont sceptiques, d'autres convaincus. Mais peu échappent à la question.


Le développement durable va-t-il devenir un enjeu pour le recrutement des entreprises ?
Les entreprises qui veulent attirer des cadres devront être plus sensibles au développement durable. De plus en plus de jeunes sortant des universités ou de grandes écoles s'intéressent à la pratique des entreprises dans ce domaine, quand ils peuvent choisir leur emploi.

Cette nouvelle génération ne va-t-elle pas rentrer dans le moule et perdre ses idéaux ?
Non. Les pressions en faveur de l'action viennent de plus en plus de l'extérieur et je ne pense pas que cela soit conjoncturel.

Les PME sont-elles aussi concernées par le développement durable ?
Cela dépend des PME et de la nature de leur activité. Mais j'observe que certaines se préoccupent aussi de ces questions. Les grandes entreprises sont plus exposées du fait de la mondialisation. Elles forment une locomotive, mais ce concept ne leur est pas réservé. Enfin, les petites et grandes entreprises sont en relation d'affaires, ce qui génère un effet d'entraînement qui peut tirer les PME dans le même sens.

Vigeo a pour actionnaires des financiers comme Eulia, des syndicats comme la CFDT, et des entreprises comme Accor, Carrefour ou encore Total. Comment avez-vous convaincu ces actionnaires ?
Avant de créer Vigeo, j'ai d'abord testé mon intuition. Je sentais que les entreprises seraient de plus en plus tenues d'être responsables, qu'elles devraient informer et rendre des comptes en garantissant leur objectivité, ce qui implique une évaluation extérieure. J'en ai parlé à des dirigeants d'entreprises, des financiers et des institutionnels. Ils ont confirmé que ce besoin était réel et croissant. Certains ont apporté des capitaux pour assurer la création de l'agence.

Comment garantissez-vous votre indépendance vis-à-vis de vos actionnaires ?
Notre indépendance est garantie par la diversité des soixante actionnaires et par leur pluralisme. Nous comptons parmi nos actionnaires aussi bien des entreprises, que des syndicats et des financiers. Chaque catégorie a trois membres au conseil d'administration, quelque soit son poids capitalistique. Nous bénéficions également de l'expertise d'un conseil scientifique composé d'universitaires, qui n'a aucune relation avec Vigeo, ni avec ses actionnaires. Ce conseil étudie de près nos méthodologies et a un regard sur l'indépendance de nos notations.



Sur quels principes fondez-vous ces méthodologies ?

Nos méthodes reposent sur des références opposables, c'est-à-dire légitimes et universelles pour toutes les entreprises. Des organismes comme l'OIT (Ndlr : l'Organisation internationale du travail), l'OCDE, l'ONU ou la Communauté européenne nous fournissent les bases de ce référentiel. Ensuite, la robustesse signifie que notre méthode est suffisamment solide pour qu'elle ne laisse place à aucune subjectivité, à aucun parti pris. La dernière caractéristique est la transparence. Nous présentons notre méthodologie à nos clients et au grand public.

Que pensent les entreprises de ces principes ?

Les entreprises sont rassurées de voir que nos référentiels sont légitimes et non arbitraires.

Et comment obtenez-vous des informations fiables pour établir la notation ?
La qualité de nos notations dépend bien sûr de la quantité et de la qualité de nos informations. Nous cherchons à collecter un maximum de données émanant de plusieurs sources : l'entreprise, la presse spécialisée, les syndicats, les ONG… Il est fréquent que les informations ne convergent pas toutes dans le même sens. Parfois, l'analyste repère rapidement où est la véracité de l'information. Lorsqu'il n'y parvient pas, il questionne à nouveau l'entreprise et éventuellement une partie prenante pour se faire un point de vue objectif.

Les entreprises coopèrent-elles facilement à la collecte d'informations ?
Il y a quelques temps, il était difficile d'obtenir des informations. Mais cela évolue du fait de la prise de conscience des entreprises et de leur volonté de faire connaître leur résultat en la matière. Les entreprises sont aujourd'hui plus attentives aux agences de notation sociale.


Vigeo est-elle une entreprise socialement responsable ?
Nous n'avons qu'un an ! C'est un objectif pour Vigeo de se comporter en entreprise responsable, et nous avons déjà posé certaines bases. Un jour, pourquoi pas, nous solliciterons une notation ! Je ne sais pas auprès de qui… Plus sérieusement, nous nous orientons vers une certification ISO 9000, c'est-à-dire en qualité.
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Message non lupar Anne » 28/02/04, 17:27

ce que Nicole Notat appelle négligence est trop souvent de l'inconscience.
Les "élites" croient dur comme fer qu'elles ont des "responsabilités". OUI, mais comme elles se sont appropriés les commandes au lieu de "servir" comme tout lieu de pouvoir se doit, elles se croient habilités à dire ce que doit devenir demain, un lieu de compétition ou de consommation effréné et absurde. Il faudrait peut-être définir ce qu'on appelle "besoins".

J'ai entendu aujourd'hui que la France est sous la pression des lobbies pour ne plus reconnaître sa signature de Kyoto. Il est urgent de dire que l'avenir n'est pas fonction du budget mais appartient au vivant; et que c'est à nous de remettre en question notre organisation et nos conceptions.

Le prix de l'inconscience ou de l'aveuglement est bien supérieur à tout engagement; et ce sont nos petits-enfants qui en paieront le prix.
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Message non lupar Christophe » 28/02/04, 21:07

je suis évidement d'accord avec vous Anne mais sachez que rares sont les moments ou l'homme fait du préventif, son domaine d'action est bien plus souvent le curatif ( médecine capitalistique occidentale en exemple par excelence )... dans le cas du boulversement climatique malheureusement et compte tenu de l'inertie et de la grandeur du déréglement amorcé le "petit" humain ne poura plus faire grand chose...."Ah si on avait su..." dirons nous alors.

Le pire c'est qu'on savait....
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Anne
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Message non lupar Anne » 29/02/04, 17:18

Quand je regarde la terre à partir de la lune, j'admire cette planète bleue, quand je me rapproche, j'admire ses couleurs, sa diversité, sa structure; en allant toujours plus près, je suis de plus en plus admirative; puis je tombe sur un accident, l'homme qui transforme cet équilibre en désert.
Oui, je suis stupéfaite! Cet équilibre si parfait est détruit par une vermine qui le ronge! Alors je me pose des questions. Pour quoi une telle vermine, dont je fais partie, a-t'elle été créé? Et si toute cette beauté est le fait du hasard, pourquoi cette vermine pense-t'elle à détruire, plutôt que l'embellir?

Ce matin j'ai entendu quelque chose qui m'a fait plaisir, c'était du genre "avoir honte de la justice humaine" ou "ne plus parler de justice" ou agir en sachant que ce que la vermine tenait pour justice n'était pas de la justice. Il y a longtemps que je sais que ce que nous appelons justice n'est que du légal. Que selon les pays, les peuples, les us et coutumes, ce qui sert de justice, n'est que fonction de nos intérêts.

Puisque nous pouvons, à tout instant, nous déssaisir de notre vie, pourquoi sommes-nous incapable de mettre nos talents au service de la vie?
Vivre est difficile, violent et douloureux, nous le savons; mais nous avons la liberté de choisir de vivre ou de mourir. Alors pourquoi détruisons-nous? Pour nous venger? de quoi? de savoir que la vie est un privilège et que mourir est un choix? Non, je ne comprends pas l'attitude de mes contemporains.

Tout quitter comme le préconise le bouddhisme ne me convient pas parce que je pressens que nous avons à inventer "LA JUSTICE" celle qui sera
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Anne
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Message non lupar Anne » 29/02/04, 17:36

Peut-être que l'homme a été conçu pour disperser l'U 238 celui qu'on appelle "uranium appauvri"? ou celui de relever la température?

J'ai appris l'existence de tant de miracles par H. Reeves que je reste confiante, je sais que la chronologie et la température, ce qui compose l'environnement et "le saut quantique" transforme radicalement le milieu. Alors je suis confiante. Mais si c'est pour détruire la vie et sa beauté que nous agissons "opportunément" je trouve que c'est de l'inconscience, mais je me trompe peut-être étant donné que je ne connais pas le rôle de l'homme sur la terre.
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