Agriculture: problèmes et pollutions, nouvelles techniques et solutionsLe Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

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izentrop
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar izentrop » 18/04/17, 21:55

Did67 a écrit :Je veux stocker le maxi d'eau, le plus longtemps possible, à un prix "acceptable"... C'est lié aux besoins d'arrosage de ma serre : 36 m², si tu apportes ne serait-ce que 500 mm, c'est un besoin de 18 m3 (donc 18 000 l)...

Il est prévu de les couvrir de bâches (récup de bâches d'ensilage, puis de couvrir le tout d'une terrasse (prévue de toute façon à cet endroit), et barder sur le devant (car je trouve ça particulièrement moche dans le paysage !).
Bonjour, et pour l'hiver ? Une isolation autour des cuves ?
Les miennes sont dans une cave ;)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Swiss_Knight » 18/04/17, 22:47

Est-on certain que les plantes qu'on préférera mettre sous serre sous nos latitudes soient des plantes qui aient besoin,... mettons sur 100 jours de croissance moyenne, de 500mm (valeur correspondante à la pluviométrie annuelle de ta région grosso modo), soit 500l / m² --> environ 5 lites par jour et par mètre carré (!) ?
J'imagine aisément que la serre sera utilisée davantage que 100 jours, bien entendu. Donc on peut allègrement diviser par deux cette valeur, mais même 2,5 litre par mètre carré et par jour sur 200 jours ça me paraît énorme.

De plus, il me semble au contraire que les plantes qu'on met plus facilement sous serre sont les "plantes du soleil", soit des plantes adaptées à une pluviométrie bien inférieure et résistantes à une plus grande sécheresse, normalement.

Et puis, le fait de récupérer l'eau qui tombe sur la surface extérieure d'une serre pour la distribuer à l'intérieur, c'est comme si, au niveau de l'input en eau sur le sol, il n'y avait pas de serre finalement. Après je veux bien que la part d'évaporation à l'intérieur soit non plus importante qu'à l'air libre (mais de combien, bonne question... sachant qu'une part non négligeable de condensation pourrait être récupérée ?).

Ça pose des questions en tout cas, ne prends pas tout ça comme une critique ; je pense simplement à voix haute, et je suis bien curieux de connaître la suite de cette histoire !
Dans tous les cas tu as sans doute bien fais d'avoir tablé sur "plus large que nécessaire" parce que mine de rien, c'est quand même un sacré + de récupérer l'eau de pluie quand on sait ce que ça coûte de potabiliser l'eau. Donc rien que pour ça je dis bravo. :D
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar pape2cv » 18/04/17, 22:48

Salut Didier et tous les autres,

Après avoir rattrapé toute la passionnante discussion de ce fil, et le suivre depuis quelques mois, je me décide enfin à poster.
Inscrit il y a fort longtemps, j'ai échangé par le passé avec Christophe au tout début d'econologie.
J'ai aujourd'hui presque 45 ans, je suis responsable maintenance ce qui m'assure des journées bien remplies en plus de ma famille. J'ai auto construit partiellement ma maison (plus d'infos ici pour ceux que cela intéresse : http://pape25mob.forumconstruire.com ). J'habite dans le Doubs, a 900m d'altitude dans une région ou l'on dit qu'il n'y a que 2 saisons : l'hiver et le 14 juillet :cheesy:
Et donc, j'envisage de faire un petit potager, sans contrainte et sans travail. Fait nouveau pour moi, qui ne me suis jamais intéressé au jardinage jusqu'à présent. Avec tout cela, j'ai découvert ce fil et je reconnais que Didier a su aiguiser ma curiosité.
Je dois donc récupérer d'ici peu du vieux foin chez un paysan du coin pour commencer mon expérience locale.

Voilà pour ma présentation, mais ce n'est pas cela qui m'a incité a poster ce premier message.
Je regarde également comment récupérer de l'eau de pluie, a priori cela ne manque pas par chez moi :lol:

Donc 2 choses par rapport à ce que Didier vient de mettre en place :
- l'origine des cuves de 1000l. On trouve souvent des cuves d'occasion, il faut être très prudent sur l'utilisation première de ces cuves. Elle servent souvent à stocker des produits non compatibles avec du stockage d'eau, et même après divers rinçages, elles restent pollués. Pour un potager plus que bio, c'est pas terrible !
- au niveau coût/volume stocké, j'ai trouvé à priori plus intéressant : la cuve souple, qui peuvent être installé sous une terrasse, dans un vide sanitaire... Une recherche sur citerne souple de récupération eau de pluie donne une liste de site, j'en ai vu un ou une 10m3 revenait à un peu moins de 600 €. Je me pose la question sur cette méthode, si certain ont des retours d'expériences ?

Voilà pour mon premier post sur ce fil. Je reviendrai des que j'aurais mis en place le foin. Je verrais bien ce que je cultive au départ, je suis en catégorie grand débutant :oops:
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Ahmed » 18/04/17, 23:03

Swiss_knight, tu écris:
Après je veux bien que la part d'évaporation à l'intérieur soit non plus importante qu'à l'air libre (mais de combien, bonne question... sachant qu'une part non négligeable de condensation pourrait être récupérée ?).

Le souci, c'est que l'atmosphère plus chaude permet d'absorber plus de vapeur d'eau, vapeur que l'on se trouve contraint de relarguer à l'extérieur pour limiter la température: en réalité, une serre est avant tout un déshydrateur solaire; c'est ce qu'ont bien compris certains commerçants allemands en bois de chauffage...
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Swiss_Knight » 19/04/17, 10:30

pape2cv a écrit :Salut Didier et tous les autres,
(...)

Salut.

L'erreur de tous les débutants que je vois (et à qui je répète pourtant suffisamment de fois le message), c'est de penser qu'ils ont mis assez de couverture sur le sol alors qu'il y a deux ou trois petits centimètres de paille, de foin ou de feuilles mortes qui se courent après et ils s'étonnent ensuite que les "mauvaises herbes" passent facilement à travers et que "mais ça ne fonctionne absolument pas ton truc !!"

Pour bien commencer, il faut tondre à ras si tu as une pelouse/prairie en place, et couvrir, si possible à l'automne, de minimum 20cm de matière organique !! (vise davantage que 20cm parce que ça se tasse vraiment beaucoup avec le temps !)
(évite de couvrir uniquement de tontes de gazon fraîches, une telle épaisseur conduira inévitablement à une fermentation anaérobique, et puis ça se dégrade hyper vite la tonte fraîche, donc privilégie les matières plus ligneuses, plus dures, au rapport "carbone / azote" plus important)


Si tu pars sur cette base avec un non travail du sol, que tu évites à tout prix de le compacter (surtout ne jamais marcher sur un sol détrempé)
et que tu n'y apportes aucun engrais de synthèse, alors tu as tout en main pour bien faire.


Pour ce qui est de la récup' d'eau de pluie, j'ai entendu des gens dire qu'ils avaient utilisé des citernes / cuves du même genre que celles pour le mazout de chauffage, pour stocker de l'eau et que ça fonctionne très bien aussi. Mon petit conseil : utilise le plus possible les différences de gravité pour que tes eaux puissent s'écouler naturellement sinon ce sera "pompe" obligée avec tous les coûts (et emmerdes) qui vont avec...

Et comme tu le dis bien, fais attention à l'usage antérieur de ladite cuve si elle provient du marché de l'occasion !!
Avec certains produits, il n'y en a vraiment pas besoin de beaucoup pour polluer de grandes quantités d'eau...

Bon courage pour le lancement, ;-) c'est le moment le plus intense par rapport à l'énergie que tu devras donner mais aussi le plus intéressant :D !
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 19/04/17, 11:16

Bonjour,

Pour les cuves il me semble que Didier voulait à terme les raccorder à la maison, elle peuvent être aussi la structure de la terrasse. Empilables, elles supportent une tonne chacune, ce qui devrai être suffisant l'été pour supporter quelques centaines de jardiniers venant tester l'effet de la bière sur le phenoculteur.
L'inconvénient est que l'eau ne sera pas vraiment à température ambiante, comme c'est le cas pour le réseau, je conseillerai une dernière cuve "tampon" à l'extérieur.

Olivier
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Swiss_Knight » 19/04/17, 19:02

Salut.

J'apporte une observation que j'estime être intéressante.

Une fois couvert, on n'a plus aucune information sur la "qualité" du sol sous le foin. Si elle est homogène, pas de soucis. Mais il se peut qu'il y a des patterns d'inhomogénéité, par exemple si à certains endroits où on aurait mis les pieds avant, c'est un peu plus tassé, ou si comme moi on apporte de manière aléatoire sous le foin, le compost de la cuisine lorsqu'il est plein.
Donc si on ne veut pas tout retourner, on n'a pas de moyen visuel direct de constater où ça va mieux et où ça va moins bien.


Chose toute à fait intéressante, la ficaire fausse-renoncule (Ficaria verna) qui pousse un peu partout sur mon terrain (et qui, entre parenthèses montre que le terrain était un sous-bois avant d'être une prairie, puis un potager) et qui perce la couverture de foin est un excellent indicateur de la qualité souterraine... enfin, "sous-foin-raine" plutôt. Là où j'ai mis du compost, les feuilles sont vert sombre, bien luisantes, et très très grandes, la plante est vigoureuse. Et à certains autres endroits, les feuilles sont petites et jaunâtre (m'indiquant où venir apporter mon prochain saut de compost ! :D

La flore spontanée qui perce le foin est ainsi un précieux indicateur sur ce qui se passe au dessous de ma couverture et que je ne peux pas directement voir sans tout retourner ! ;)


J'émets quand même un petit bémol ; à qualité de sol homogène, la vigueur de la flore spontanée qui perce peut aussi être plus ou moins directement proportionnelle à l'épaisseur de foin qu'elle aura dû traverser, indiquant cette fois les endroits où il faudrait en rajouter.
Il est dès lors difficile de découpler ces deux facteurs.

Néanmoins, je trouve sympa cette utilité secondaire de la flore spontanée qu'un débutant ne décoderait peut-être pas au premier coup d'oeil. :)
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar olivier75 » 19/04/17, 22:48

Didier,
Je rebondis sur l'observation de Swiss Knight, "si à certains endroits on aurai mis les pieds", car je réfléchis à la réélle utilité du décompactage, surtout comment expliquer sa non utilité. D'où mon essai avec aussi de la terre travaillée. il me semble que tu ne fais pas attention au piétinement, ni à l'emplacement exact, en décalage ou pas, des lignes d'une année sur l'autre, et encore moins à un seul pas. Si les vers et autres decompactent suffisement en un an une prairie tassée par le poids des ans et des machines, un des grand précepte de la permaculture devient caduque?

Olivier.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Swiss_Knight » 20/04/17, 01:02

Expliquer le compactage du sol en quelques mots relève de l'exploit tellement c'est complexe...

J'imagine que lorsqu'on ne marche pas directement sur le sol mais sur nue épaisse couche de foin posée sur le sol, la pression est déjà mieux répartie que lorsqu'on y marche directement, sans foin.

Et qu'en faisant surtout attention à ce que le taux d'humidité ne soit pas trop élevé, ça aide énormément à éviter un compactage trop violent.
C'est un peu LE grand principe pour éviter la compaction ; il ne faut surtout pas marcher sur un sol non ressuyé...
Les anciens le savaient, ils avaient une petite maxime pour ça : ne pas mettre les pieds au jardin quand la terre est amoureuse (i.e. quand elle colle aux bottes). ;) C'était plein de B.S.P. :D
Une fois le sol bien sec, la problématique n'existe plus vraiment pour un être humain de 70-80kg. Même avec certaines machines à chenilles ça passe si la pression est bien répartie d'ailleurs.

Finalement, c'est au moins autant la flore que la faune qui décompacte... quand on voit certains arbres, voire herbes fissurer le bitume des chaussées en ville, je ne me fais pas de soucis sur le long terme, c'est juste qu'il faut qu'il soit humide lorsque le système racinaire des plantes croit si on veut que ça ait un effet de décompaction "rapide". La durée de décompaction dépendra donc d'autant de facteurs que : est-ce qu'on laisse le sol tranquille ou pas ? Met-on en place une flore spécifique (racines pivot profondes, racines larges, racines denses...) ou pas ? Y favorise-t-on la vie ou pas ? Quelles sont la pluviométrie et les températures de la région et comment sont-elles réparties sur l'année ? Quel est mon type de sol (texture, porosité, granulométrie, nature physico-chimique, potentiel matriciel, ...) ? Son passé, ce qu'il a subit, depuis combien de temps ? Y a-t-il eu des pollutions (bio)chimiques en plus ? Etc. etc.

C'est normalement jamais irréversible mais le temps que ça prendra dépendra de ce qu'on met en place et de tous les facteurs environnementaux et intrinsèques du sol.
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Re: Le Potager du Paresseux : Jardiner plus que Bio sans fatigue

Message non lupar Did67 » 20/04/17, 09:44

Aïe aïe aïe ! Grosse gelée ce matin : - 6,5° C enregistré DANS la serre, au ras du sol, par la sonde, - 3,5 et - 4° dans les deux châssis...

C'était le risque !!!

Je m'attends à un massacre.

J'avais "enterré" certaines plantes dans la serre sous une couche de foin, mais je ne m'attendais pas à une chute aussi sévère... Donc même "enterrés", je ne sais ce qui survivra !!!

C'est là qu'on se rend compte que vivre de l'agriculture est un art difficile... avec plein de surprises : météo, maladies, tempêtes... Et rien que pour ça, il faut être prudent dans nos critiques vis-à-vis des agriculteurs, qui investissent d’énormes capitaux, qui gèrent une "industrie lourde" [une industrie lourde est une industrie où il faut investir beaucoup de capitaux pour produire un chiffre d'affaire donné] !
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