Posté le: Mar 26 Aoû 2008, 15:14 Sujet du message: À propos du lourd impact écologique de la viande
À propos du lourd impact écologique de la viande que vous mangez...
Saviez-vous que la production de viande c'est aujourd'hui : 18 % des émissions totales de gaz à effet de serre ;
9 % des émissions totales de CO2 ;
37 % des émissions totales de méthane ;
65 % des émissions totales d'hémioxyde d'azote (venant notamment de la dégradation du fumier et du lisier).
Le méthane dégagé par les ruminants est un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et l’hémioxyde d'azote est clairement impliqué dans les problématiques des pluies acides et de la diminution de la couche d'ozone. Autre facteur de consommation d'énergie et de pollution : le transport. La concentration de bétail dans de grandes exploitations, parfois éloignés de zones agricoles pouvant fournir l'alimentation et absorber une partie de leurs déchets (lisier, purin pour amender les terres) entraîne de longs et fréquents déplacements.
Sans compter le transport de viande importée. Pourquoi acheter du bœuf argentin alors que l'on n'en produit chez nous ? En faisant faire des milliers de kilomètres la viande, on alourdit encore son « poids » environnemental.
La production d'1 kilo de boeuf...
Occupe une surface agricole pouvant donner jusqu'à 160 kilos de pommes de terre.
Entraîne l'émission de gaz à effet de serre équivalant à 60 km en voiture.
Consomment l'équivalent de 7 l d'essence.
Exige l'utilisation de 15.000 l d'eau (soit l'équivalent d'une douche par jour / par an).
A le même poids environnemental que 10 kilos de légumes...
Extraordinaire aussi : 90 % de la production de soja mondial est destiné à alimenter le bétail !
Si les Chinois se mettaient à manger autant de viande que les occidentaux, leurs élevages absorberaient la moitié de la production mondiale de céréales.
En Europe, 75 % environ de la production agricole est dévolu à l'alimentation animale, et ce n'est pas suffisant puisque nous importons encore massivement pour nourrir le bétail.
L'élevage est l'une des plus grandes sources de polluants de l'eau selon la FAO. en cause, les fumier et lisier, ainsi que les engrais de synthèse et pesticides utilisés pour la culture fourragère. Le tout entraîne une pollution importante du sol, mais aussi des eaux d'écoulement et des nappes phréatiques par les nitrates et autres phosphates...
Selon la FAO, pas moins de 190 races d'animaux d'exploitation pour l'alimentation ont déjà disparu.
Dans notre pays, les années 70 ont vu les exploitations familiales traditionnelles se concentrer et s'industrialiser. Des regroupements et des investissements gigantesques se sont révélés nécessaires pour suivre la cadence et la chute des prix imposés, laissant au passage des milliers d'agriculteurs-éleveurs sur la touche.
Et la demande en viande des pays occidentaux a également un impact sur la qualité de vie des populations de pays en développement, où l'on privilégie les cultures fourragères destinées à l'exportation aux dépens des cultures destinées à l'alimentation des populations locales.
Dans les élevages intensifs, les conditions de vie sont encore trop souvent inadaptées : manque de place, maladie et blessure, mutilations (exemple : abeille de volaille coupée, animaux castrés...), angoisse et stress chronique, surcharge pondérale (certaines races de volaille, par exemple, choisis pour leur propension à faire de la viande sur la poitrine sont engraissés de telle manière qu'elles ne tiennent plus sur leurs pattes) etc. Les plus mal lotis sont les porcs et les volailles.
Pour mémoire, FAO : Food and Agriculture Organization of the United Nations.
http://www.sommetjohannesburg.org/institutions/frame-fao.html _________________ En éloignant l'Homme de La Nature, on l'a éloigné de Sa Nature ! Lietseu
Choisis bien tes mots, car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure. NAVAJOS.
Posté le: Mar 26 Aoû 2008, 15:17 Sujet du message:
J'ai vu un vieux film récement (le vieil homme et l'enfant) ou Michel Simon, dans le rôle d'un végétarien, traitait les mangeurs de viande de...cannibal...
A y réfléchir plus il n'était pas loin de la vérité...en mangeant trop de viande aujourd'hui on canibalise les générations futures!!
Mangeons plus de céréales tiens! C'est bien meilleur pour la santé en plus!
Posté le: Mar 26 Aoû 2008, 15:26 Sujet du message:
Christophe a écrit:
J'ai vu un vieux film récement (le vieil homme et l'enfant) ou Michel Simon, dans le rôle d'un végétarien, traitait les mangeurs de viande de...cannibal...
A y réfléchir plus il n'était pas loin de la vérité...en mangeant trop de viande aujourd'hui on canibalise les générations futures!!
Mangeons plus de céréales tiens! C'est bien meilleur pour la santé en plus!
Perso, la viande, j'aime ça ...mais je n'en mange pas tout les jours
Je penche plutôt pour les légumes et céréales
Surtout depuis que j'ai trouvé ces infos !
Avec le bonjour de Lietseu _________________ En éloignant l'Homme de La Nature, on l'a éloigné de Sa Nature ! Lietseu
Choisis bien tes mots, car ce sont eux qui créent le monde qui t'entoure. NAVAJOS.
Posté le: Mar 26 Aoû 2008, 15:33 Sujet du message: Re: À propos du lourd impact écologique de la viande
Lietseu a écrit:
Saviez-vous que la production de viande c'est aujourd'hui : 18 % des émissions totales de gaz à effet de serre ;
9 % des émissions totales de CO2 ;
37 % des émissions totales de méthane ;
65 % des émissions totales d'hémioxyde d'azote (venant notamment de la dégradation du fumier et du lisier).
Le méthane dégagé par les ruminants est un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le dioxyde de carbone et l’hémioxyde d'azote est clairement impliqué dans les problématiques des pluies acides et de la diminution de la couche d'ozone.
le méthane est 23 fois pire que le CO2 sur 100 ans, mais sur 20 ans, il est 62 fois pire.
la façon préhistorique de traiter les escréments est de mettre de la paille dessus, puis d'en faire des tas, tout le méthane et hémioxyde d'azote sont ainsi dégagés dans l'atmosphère, perdant cette précieuse énergie. une fois azoté, ce gros tas est épandu sur le terrain, à la fin de la saison car cela prends beaucoup de temps.
en cogénération biogaz, on met les vaches sur caillebotis, les escréments tombent, on les nettoie à l'eau, tout arrive dans le biodigesteur, le gaz est séparé rapidement par anaérobie, il reste un engrais azoté (hémioxyde d'azote) valorisable en agriculture : directement, bien + vite que d'attendre toute la saison que le gaz parte ...
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