L’extinction du Permien

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Il y a 250 millions d’années, un changement climatique responsable de la grande extinction

L’extinction du Permien

L’extinction permienne est la plus grande extinction massive ayant affecté la biosphère.

Elle est survenue il y a 250 millions d’années et marque la limite entre le Permien et le Trias, donc la limite entre l’ère primaire (Paléozoïque) et l’ère secondaire (Mésozoïque). Elle est marquée par la disparition de 95 % des espèces marines (essentiellement littorales : coraux, brachiopodes, échinodermes, …) et aussi sur les continents par la diminution de nombreux groupes végétaux et animaux, y compris des insectes.

Même si la rareté des couches géologiques à cette limite et l’absence de données paléontologiques précises compliquent le travail des scientifiques dans l’établissement d’une chronologie précise des évènements et de la relation entre les différentes causes et les conséquences biologiques, un scénario est proposé.

Cette crise serait en relation avec la survenue de divers phénomènes géologiques : vers – 265 Ma, une régression marine, touche les plateaux continentaux de la Pangée; une intense activité volcanique continentale (trapps d’Emeishan [Chine] , à – 258 Ma, puis trapps de Sibérie, à – 250 Ma) ; une activité très importante des dorsales océaniques de l’océan Téthys, produisant un volume considérable de laves basaltiques à l’origine d’une transgression affectant les côtes de la Pangée, sur une dizaine de millions d’années. Ces phénomènes seraient à corréler à des modifications des climats et des courants marins, ayant entraîné les extinctions progressives des très nombreux êtres vivants, à l’échelle de quelques millions d’années.

Un changement climatique…

..et non un astéroïde, aurait donc provoqué la grande extinction des espèces il y a 250 millions d’années, selon des recherches internationales publiées jeudi aux Etats-Unis.

Après plusieurs années de recherche, ces équipes de paléontologues ont conclu que la disparition de 90% des espèces marines et de 75% de la flore et de la faune terrestres entre la fin du Permien et le début du Trias a apparemment résulté d’un réchauffement atmosphérique dû à un effet de serre créé par des éruptions volcaniques.

La théorie la plus communément admise jusqu’à présent pour expliquer la plus grande catastrophe de l’histoire de la vie sur Terre était la chute d’un gros météorite ou la collision avec une comète qui aurait modifié brutalement le climat de la planète, ont indiqué des chercheurs dont le résumé des travaux a paru dans la revue Science datée de vendredi.

« Basée sur les indices géochimiques que nous avons trouvés, l’extinction des espèces marines et terrestres paraît s’être produite simultanément » et progressivement, a expliqué Peter Ward, un paléontologue de l’université du Washington (nord-ouest), responsable d’une des équipes de recherche.

« Les animaux et la végétation sur terre comme dans les océans ont péri durant la même période et apparemment des mêmes causes, à savoir des températures trop élevées et de manque d’oxygène », a-t-il ajouté, en précisant avoir observé peu d’indices d’une catastrophe soudaine comme celle qui aurait été provoquée par la chute d’un astéroïde.

Ce chercheur et des collègues de l’université de Washington, du Musée national sud-africain et de l’institut de technologie de Californie, notamment, ont examiné 127 crânes fossilisés de reptiles et d’amphibiens découverts dans une carotte de sédiment de 300 m d’épaisseur prélevée dans les dépôts sédimentaires du bassin de Karoo en Afrique du Sud. Ces sédiments datent de la fin du Permien et du début du Trias.

Ces scientifiques ont pu, grâce à des indices chimiques, biologiques et magnétiques, établir que la grande extinction s’est déroulée progressivement sur une période de dix millions d’années suivie d’une très forte accélération pendant cinq millions d’années.

Une deuxième équipe de paléontologues conduite par Kliti Grice de l’université de Technologie de Curtin à Perth, en Australie, ont analysé des sédiments de la même époque géologique prélevés sur les côtes australiennes et de la Chine dans lesquels ils ont découvert des indices chimiques montrant que l’océan manquait alors d’oxygène et contenait de nombreuses bactéries se développant dans le souffre.

Ces découvertes ont corroboré les résultats des études en Afrique du Sud et tendent à indiquer que l’atmosphère terrestre était alors pauvre en oxygène et empoisonnée par des émissions de gaz sulfureux chauds provenant d’éruptions volcaniques.

« Je pense que les températures sur le globe sont devenues de plus en plus chaudes pour atteindre un point qui a détruit toute forme de vie », a expliqué Peter Ward, en ajoutant que ce phénomène s’est accompagnée d’une raréfaction de l’oxygène.

Par ailleurs, la plupart des experts continuent à s’accorder pour dire que la disparition des dinosaures il y a 65 millions d’années s’explique par la catastrophe climatique provoquée par la chute d’un astéroïde dans ce qui forme aujourd’hui le cratère de Chicxulub au Mexique, près de la péninsule du Yucatan.

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