Essai du MEG

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18 janvier 2006. Climens Aimé : dernière mise au point de la machine « MEG ».

Mots clés : MEG, Bearden, surunité, électricité, magnétisme, aimant.

Introduction

Le MEG de Bearden est un montage qui permettrait de « pomper » l’énergie des aimants permanents. Les expériences sont multiples mais aucune n’a, à notre connaissance, réussi à produire durablement de l’énergie exploitable.

Voici le témoignage d’un expérimentateur. Cliquez sur les images pour les agrandir.

Explications de l’auteur.

Au départ on cherche à extraire de l’énergie gratuite d’un aimant permanent.

La condition pratique première est que le champ démagnétisant soit très inférieur au
champ coercitif. Cette condition est historiquement possible depuis peu avec les aimants

Aux « terres rares » comme ceux qui utilisent l’alliage Fer Bore Neodyme.

L’idée astucieuse de Bearden est d’utiliser un double circuit magnétique dont une longueur est commune et dont la section est uniforme en tout endroit de ce circuit magnétique double.


L’aimant permanent est situé sur la longueur commune aux deux circuits.

Pour produire de l’énergie électrique avec ce système il faut installer des bobines collectrices de puissance dans chacun des deux circuits magnétiques. Ces bobines seront reliées chacune a une « charge » exprimant la production d’énergie (des ampoules par exemple).

Une bobine insérée dans un circuit magnétique ne peut produire de l’énergie électrique que lorsque le flux parcourrant le circuit varie en intensité dans un temps donné.


Au repos du système, l’aimant permanent répartit son flux à égalité dans les deux circuits magnétiques car leur réluctance est égale du fait de leur construction appropriée.

Si un mécanisme oblige le flux de l’aimant permanent à circuler dans une seule branche
Du circuit magnétique double il va y avoir modification du flux dans ce circuit et donc
Création d’énergie dans la bobine concernée par cette augmentation de flux.

D’autre part la bobine du circuit ou le flux disparaît va elle aussi être le siège d’une production d’énergie car la aussi le flux est modifié mais à l’envers. Donc le sens du
Courant parcouru dans cette bobine sera l’inverse de l’autre.

Quel mécanisme peut modifier la répartition du flux de l’aimant permanent ?

La variation de réluctance dans une des branches du circuit double. Pour obtenir cette variation de réluctance on va utiliser une bobine « plate saturante ». En effet le matériau du circuit magnétique possède une perméabilité magnétique qui varie avec l’induction magnétique qui le parcourt . Si l’on obtient sur une faible longueur de ce circuit une induction « saturante » avec une bobine plate on crée un espèce d’entrefer ou la perméabilité est celle de l’air. Donc on va créer une forte réluctance dans le circuit concerné. Le flux de l’aimant
Permanent va donc se répartir au pro rata des réluctances et donc privilégier le circuit non saturé.


La bobine plate étant insérée dans un circuit magnétique ferreux va posséder une inductance qui sera fonction du carré du nombre de ses spires et de la section et de la longueur de son circuit magnétique. Cette inductance va s’opposer à la variation instantanée des flux.

Ainsi la durée d’établissement du champ saturant de la bobine de commande va construire les paramètres électriques qui apparaîtront dans les bobines de réception de l’énergie. Moins il y aura de spires dans la bobine de commande et plus la tension induite dans les bobines collectrices de l’énergie sera élevée. Mais aussi plus le temps de production sera court.

Le rendement du MEG dépend de plusieurs paramètres.

D’abord il faut calculer précisément le point de saturation des bobines de commande pour économiser les pertes ohmiques des bobines. Ensuite il est intéressant d’utiliser un matériau de circuit magnétique à haute perméabilité et à faible perte par courants de Foucault. La haute perméabilité servira à obtenir les ampères-tours saturants avec moins d’énergie dépensée.

Les bobines de commande plates ne doivent pas dépasser un certain diamètre sous peine de diminuer leur efficacité ce qui amène à utiliser des bobines à haute densité de courant qu’il faudra donc refroidir dans l’huile pour ne pas élever leur température , ce qui augmenterait les pertes ohmiques et risquerait de dégrader leurs isolants.


A ce stade il faut bien faire remarquer que le MEG exprime toute sa puissance lorsqu’il y a permutation des bobines de commande. En effet lorsque la première bobine de commande est connectée à un courant continu le flux déplacé de l’aimant permanent est égal à la moitié du flux total.

Mais lorsqu’on permute avec l’autre bobine, c’est la totalité du flux qui se déplace et on obtient donc l ‘énergie maximum sur les bobines collectrices d’énergie sans que
la dépense des bobines de commande augmente.

Pour des raisons pratiques de récupération de l’énergie on insérera sur chaque bobine collectrice une diode de même sens, ce qui permettra d’obtenir un courant de même sens « continu pulsé » propre à charger des condensateurs ou une batterie par exemple. Si on ne faisait pas ainsi on aurait dans chaque bobine une succession de courants contraires dus à la croissance puis à la décroissance des flux. On obtiendra donc alternativement toute l’énergie dans une bobine puis dans l’autre.

Pour le moment la meilleure permutation est obtenue par pression mécanique des contacts
Car le passage des ampères est lié à l’inverse de la distance entre les contacts pour supprimer Les pertes ohmiques.

Un dernier problème très important est la gestion des contre courants induits dans les bobines réceptrices de l’énergie. En effet lorsque les bobines réceptrices sont connectées à une charge il s’établit un courant qui s’oppose au flux variable qui l’a produit. Ce « contre courant » issu
de la production de l’énergie produit donc lui-même un flux issu de la bobine réceptrice et qui va devoir trouver un chemin dans le circuit magnétique double. 2 chemins s’offrent au passage de ce flux : le chemin ou est situé l ‘aimant permanent et le chemin ou est située la bobine de commande. Ces deux chemins comportent des réluctances élevées. Le chemin de l’aimant est le pire car l’aimant permanent traversé par un flux étranger au sien possède une
perméabilité à peine supérieure à l’air soit mu = 1,05.

Dans notre construction la longueur de cet aimant dans son circuit est de 25 mm soit une réluctance énorme. Le chemin de la bobine de commande est de moindre réluctance car sa longueur dans le circuit est de 10 mm.

Donc il va passer un contre flux dans la bobine de commande environ 3 fois supérieur à celui qui passera dans l’aimant : d’ou un effet « transformateur » par baisse du mouvement d’induction de la bobine de commande entraînant un appel de courant extérieur pour revenir à la saturation.

En effet dans la bobine de commande, l’introduction du courant continu entraîne la création du flux saturant et dans le même instant le contre courant qui s’y oppose, limitant ainsi la consommation d’énergie d’entrée. La bobine de commande de notre système consomme 4 Ampères en régime stationnaire et 1 ampère en régime transitoire mais 2 ampères sous une
Charge de 20 watts. Le contre courant de production s’oppose donc au contre courant de consommation.

On peut tourner le problème. La production d’énergie dans la bobine réceptrice entraîne donc la création d’un courant qui crée lui même un contre flux à celui qui l’a créé . Ce flux créé par
La bobine doit en sortir et y revenir par n’importe quel chemin . On peut donc lui créer un chemin spécifique à faible réluctance.

On peut par exemple accoler au circuit magnétique de la bobine réceptrice un second circuit extérieur dont la section sera inférieure pour ne pas accaparer trop de flux de l’aimant permanent mais sera suffisante pour avoir un chemin de bien moindre réluctance que celui passant par l’aimant on la bobine de commande. Les proportions restent à établir par l’expérience pour obtenir le maximum d’énergie. Il est à noter que ce système supprimerait l’ « effet transformateur » dans la bobine de commande car une part infime du contre flux la traverserait donc à cause de la préférence des flux magnétiques pour la moindre réluctance.

Ce nouveau paramètre est sûrement la condition de la sur unité car l’intensité produite dans les bobines réceptrices ne sera pas freinée par la faiblesse du flux contraire qu’elle engendre.

Un espoir de surunité ?

Jeudi 2 fevrier 2006. Climens Aimé : à propos du rendement du MEG

Hier il m’a pris la curiosité de mesurer la tension aux bornes d’une des bobines de commande en connexion sur une batterie de 12 volts avec un « metrix » à Aiguille.

En l’absence de permutation des bobines de commande l’intensité parcourrant ces bobines est de 4 ampères soit 48 watts consommés. Si l’on permute les bobines avec une charge de 20 watts (une ampoule en 12 volts à iode de 20 watts donc) on obtient une intensité de 2 ampères consommée par la bobine de commande. Soit…

Cela ferait donc une consommation de 24 watts pour une production de 20 watts
A la sortie des bobines de puissance. Le rendement serait donc de 83 %.

La surprise est que la tension à l’entrée de la bobine de commande connectée et en
Régime de permutation avec une charge de 20 watts est de 6 volts, soit une puissance consommée de 12 watts pour une production de 20 watts. Or il est clair que la puissance consommée se mesure aux bornes du système actif. Je mesurais la tension jusqu’alors aux bornes de la batterie et ne pouvais pas trouver autre chose que 12 volts pour une batterie en bon état et chargée. La « contre tension » opposée à celle de la batterie ne peut provenir que du fonctionnement du MEG, pas de la commutation qui est un système passif voire consommant ( par perte ohmique sur les contacts).

Donc le rendement est de 166 %, soit une manifestation matérielle de sur unité.

Il resterait donc 8 watts gratuits.

Le problème de la faiblesse de la puissance unitaire par volume de l’appareil n’est toujours pas résolu et je continue le test de circuit de dérivation du contre flux dans les bobines de puissance.

Affaire à suivre

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