La croissance économique sans la pollution de l’environnement?

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Peut-on laisser les pays en développement polluer autant que nous, pays riches, avons pollué?

Avant d’être partiellement engloutie par le déluge de pluie qui a inondé 75 % de la capitale indonésienne début février, Djakarta avait déjà eu son lot de mauvaises nouvelles. L’une d’elles, qui concerne la pollution atmosphérique, rendrait presque l’inondation enviable: selon une étude de la Banque asiatique de développement (ADB), la pollution de l’air dans les grandes villes d’Asie est responsable, chaque année, de la mort prématurée de 500 000 personnes. Avec son urbanisation anarchique, ses 9 à 12 millions d’habitants et ses éternels embouteillages, Djakarta est directement concernée.

En 1940, le monde ne comptait qu’une seule mégapole, New York. Aujourd’hui, 14 des 17 premières villes abritant plus de 8 millions d’habitants se trouvent dans des pays en développement. Ces dizaines de millions d’individus doivent se transporter chaque jour d’un bout à l’autre de leurs immenses cités. Ils vont être de plus en plus nombreux : en Inde, certains experts prévoient que 300 millions d’Indiens quitteront les zones rurales pour les villes dans les dix années à venir. «La croissance de l’Asie, en termes de population, d’urbanisation, de motorisation et de consommation d’énergie reste un défi fondamental pour la lutte contre la pollution atmosphérique», soulignait l’ADB en décembre 2006.

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