Injection d’eau dans les moteurs par Jean-Pierre Chambrin

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Revue de presse à propos de l’invention de Jean Chambrin.

Ce procédé a été inventé par Jean-Pierre Chambrin au début des années 1970, c’est à dire en pleine crise pétrolière. Mr Chambrin est ingénieur et garagiste à Rouen. Son procédé permettait, selon l’inventeur, de consommer un mélange eau-alcool avec une certaine proportion d’eau ( jusqu’à 60% ).

Le principe était similaire à celui de Pantone puisqu’il s’agit de récupérer la chaleur des gaz d’échappement ( 40% de l’énergie d’un moteur thermique est perdue dans l’échappement ) pour « prétraiter » les gaz d’admission.

Quoiqu’il en soit, si les premiers tests ont été prometteurs, cette invention n’a jamais été mise sur le marché et Chambrin n’a jamais révélé le « secret » de sa « boite noire » ( l’échangeur thermique ).

Article de 1974 « informatisé »

Cet article, paru en juillet 1974, est présent dans le .pdf revue de presse de l’époque ( disponible ci-dessous en téléchargement ). Il est intitulé : « Stupéfiant : j’ai vu le premier « moteur à eau ». »

« Un moteur tourne avec 60% d’eau et 40% d’alcool ». La nouvelle a traversé toutes les salles de rédaction depuis le début de l’année. Ici, à l’ « Automobile », l’information n’a pas résisté à deux discussions. Depuis la crise du pétrole [1973] on se méfie des inventeurs. Mais cette fois les choses sont plus sérieuses. On a vu dans les rues de Rouen une Citroën équipée du moteur à eau se déplacer comme n’importe quelle autre voiture et entreprendre dans la campagne environnante une promenade de 100 km sans le moindre ennui. L’évènement sort des limites étroites du fait divers ; pas de doute, la balade tourne à l’exploit.

Le rendez-vous, c’est un garage qui affiche une mine de province. L’artisanat vit encore, et le bon diagnostic d’un moteur qui s’essouffle peut être fait sans ordinateur. L’atelier accueille une dizaine de voitures. On est loin du laboratoire.

Jean Chambrin et Jack Jojon nous accueillent. Deux bons Français, comme vous et moi ; dans les yeux la joie de vous expliquer ; dans le regard aucune prétention, la logique et les formules on le sent tout de suite c’est ailleurs : dans les mains, dans la tête !

Le banc est à deux pas du bureau. Il accueille un moteur Dodge. Narquois le gros réservoir d’eau tend vers l’alimentation son tuyau de plastique alors qu’à droite un bidon d’alcool jette un autre défi.

L’apprenti fait le plein avec de gros arrosoirs qui viennent tout droit du robinet. On tourne deux vannes, on lance un démarreur : cela tourne. « Vous voyez ce n’est pas plus compliqué que cela ». La malice vient d’illuminer un court instant le visage de Jack Jojon.

Extraits d’une interview de Jean Pierre Chambrin

Le moteur à eau, si tant que l’ont puisse le baptiser ainsi, reste dans le contexte actuel, une douce folie. Croyez vous réellement à son développement industriel ?

Jean Chambrin : « Vous savez le fait que des gens, et même d’éminents mathématiciens, nous prennent pour des fous ne change rien à notre conviction. Nous ne sommes plus au stade du rêve, nous roulons, nous remettons en cause des habitudes en forme de monuments et c’est sans doute ici que le bât blesse. Mais rassurez-vous, scientifiquement nous sommes adultes. Pour nous l’essentiel est de poursuivre. Il fallait y croire.

C’est fait depuis quinze ans. Ce qu’il faut maintenant : faire passer dans l’esprit de ceux qui nous font consommer que l’expérience pratique et la maturité scientifique peuvent être les premiers supporters des grands bouleversements. »

Ce moteur, est-ce que vous pensez lui donner rapidement un baptême en quelque sorte officiel ?

« Je vous l’ai dit, nous sommes lucides. Notre obsession c’est la preuve par 9, ce n’est pas le panache d’une quelconque soirée dans un ministère ou une préfecture. Nous ne travaillons qu’avec nos seuls moyens. Notre expérimentation nous l’avons menée sur une berline qui avait huit ans d’âge et sur un Dodge de récupération.

Ce dernier a fait 1500 km mais nous sommes très conscients que la faiblesse de ses moyens a retardé notre délai de mise au point. Après il y a l’avenir avec un moteur dont l’alimentation reviendrait essentiellement à de l’eau, de l’eau d’égout.

Pour nous tout ce qu’une grande ville rejette et qui exige beaucoup d’argent pour s’en débarrasser est un carburant sensationnel. Un carburant dont la valeur en calories est certainement supérieure à celui que nous avons aujourd’hui. Les égouts c’est sale, c’est coûteux. On parle d’épuration mais on recule toujours devant un problème de gros sous. Nous, nous avons une proposition : construire des génératrices qui entraîneront des alternateurs qui absorberont cette eau pour la rendre bien pure à la nature ; puisque, à l’échappement, nous ne sortons que de l’au et de l’eau à très haute température. On pourrait avec notre échappement chauffer des bacs ou des chaudières ou même produire de l’électricité. C’est bien simple je me suis amusé à faire un petit calcul : ce qui se véhicule dans les égouts de Paris en une journée permettrait de produire l’électricité nécessaire à la vie de la capitale pendant trois ou quatre jours.

Tout sentiment politique mis à part,, le pétrole indispensable à la production d’énergie dans le monde c’est une douce plaisanterie. Attention, ne me faites pas dire qu’une autre source d’énergie est capable d’engendrer à sa place aussi simplement et aussi rapidement des profits aussi monumentaux. Cela n’existe pas et c’est tout à la fois le drame et le privilège du pétrole. Pour nous il ne s’agit pas de faire tourner le monde à l’envers, ce n’est pas notre affaire. Pour en avoir fait l’expérience nous savons qu’à moyen terme une voiture peut tourner avec 5% d’essence et 95% d’eau. Que cette conviction détruise tout un système économique, je vous le répète, ce n’est plus notre affaire. »

Le bouleversement de votre invention détruit un mythe, un système. Au plan de la morale elle est sympathique mais au plan économique ne peut-elle pas faire courir des risques énormes ?

« Ce n’est pas nouveau. Toute invention détruit quelque chose. Nous savons parfaitement que le propre du scientifique c’est d’éviter que sa découverte parvienne à détruire totalement sa propre civilisation. Mais la civilisation du pétrole est une fausse civilisation. Elle a plus de cinquante ans, c’est une civilisation facile parce qu’elle est peu coûteuse et immédiatement rentable. Elle a installé la paresse et a volontairement escamoté la notion de recherche qui s’accrochait à la découverte d’autres sources d’énergie, et je ne parle pas que de l’eau.

Le mythe du pétrole a installé un véritable complexe, il a construit un mur pour camoufler un secret enfantin car cette énergie extraite du fin fond de la terre ce n’est rien d’autre qu’une fermentation à partir de l’eau. »…lire la suite dans les .pdf

Conclusions hypothétiques

Ces dernieres informations proviennent de sources diverses dont la fiabilité n’est pas certaine.

Dans les années 70, à l’époque où il était question de revendre le paquebot France en raison, entre autres, du coût trop élevé de sa consommation de carburant, Mr Chambrin affirmait qu’il pouvait équiper ce navire de son invention. Pour lui, l’eau de mer était même supérieure à l’eau douce du point de vue du rendement. C’est dire l’immense intérêt économique de cette découverte, sans compter qu’elle réduisait la dépendance énergétique du pays mais aussi la pollution !

Au démarrage, ce moteur nécessitait un carburant ordinaire (fuel ou autre), ensuite l’hydrogène dissocié de l’eau grâce à un séparateur, dit « boîte noire », prenait le relais. La vapeur d’eau sortant du pot d’échappement permettait d’alimenter une installation de chauffage central individuel ou collectif, en fonction de la puissance du moteur installé, tout en entraînant toutes sortes de machines. Cette invention, qui nécessitait une simple adaptation des moteurs de voiture, n’a jamais connu un développement industriel, faute d’une autorisation gouvernementale qui n’est jamais venue…

De 1974 à 1979, il a vécu au Brésil où il a équipé des voitures avec son moteur, alimenté à parts égales avec de l’alcool de canne à sucre et de l’eau.
Mr Chambrin est décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 54 ans au Brésil.

Alors mythe ou réalité ?

Ces 3 articles et la lecture du brevet vous permettront de vous faire votre propre avis.
Excusez nous par avance pour la piètre qualité visuelle de ces articles mais leur age et de nombreuses photocopies et lectures en ont dégradé l’aspect…

Téléchargements

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1) Lire la revue de presse de l’époque en .pdf ( 11 pages, 4.1 Mo )

2) Lire la revue de presse de 2005 ( 4 pages, 2 articles )

3) Lire le brevet d’invention « original » de Chambrin

 

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